‹ Égypte et PalestineChapitre 78 sur 80 · U CAIRE · texte numérisé non relu

U CAIRE

50 juin.

J’ai maintenant des plaies au pied, sur la face dorsale. J’ai de plus une quantité de [iclites jiiistnles pleines

SOUFFRANCES

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d’un liquide piirideid, et inélaiigces à des papules, .l’eu ai à la lace interne des avant-bras, an front, à la poitrine. Elles nie démangent horriblenienl.

7 juillet.

Je paye nia note de blancbissage. Le garçon d’botel auquel je donne, par niégarde, cinquante centimes de trop, refuse de me les rendre et nie les avoir reçus. Tous ces Arabes sont affreusement menteurs et voleurs. Je fais appeler Luidgi, directeur de l’hôtel, qui me jirie de pardonner le garçon. Je ne veux iiointme plaindre aux lils Coulomb, ils n’ont aucune autorité.

IG juillet.

Dans la journée, 34" centigrades au tbermomètre. Ici, on ne s’habitue pas à la chaleur, et ce fait que tout le monde conürme, je l’ai constaté mille fois. En arrivant en Égvjite, on souffre moins de la haute température qu’on n’en souffrira plus tard. Je pouvais travailler en remontant le Nil, maintenant tout travail est impossible. J’ai grande peine à écrire les moindres mots. Tout aujourd’hui, je travaille à mettre mon argent dans des rouleaux.

30 juillet.

Décidément je ne puis guérii’ ; je vais essayer ce soir les purgatifs. Je déjeune à table d’hôte, ce qui ne m’était j»as arrivé depuis plusieurs jours. Je mange un peu d’omelette, quelques pommes de terre et un peu de café au lait. .V deux heures et demie, chaleur horrible; cependant les mouches me tracassentmoins; j’ai pris des fruits dans le but d’amener une diarrhée, qui fera diminuer

SOUFFRANCES

mes boulons. La grande chaleur me donne de la lièvre. Dc))nis douze jours environ, je reste chez moi, el malgré le repos, mon étal ne s’améliore pas. Cependant je puis travailler, })cnser, écrire, ce qui m’était impossible quand je suis arrivé an Caire,

14 août.

Réveillé an milieu de la nuit, pour calmer l’irritation de la peau, je fais deux fois des ablutions. J’essaye vainement de me mettre à l’ouvrage. Lorsque je me lève et que je m’assieds, mes jambes s’engorgent, mes pieds deviennent durs, tendus, douloureux. Chaleur insupportable ; ennuyé de souffrir, je me couche, je mets mes pieds sur un coussin, et rengorgeraent diminue. J’écris étendu sur un canapé.

Mardi, 7 octobre.

Aujourd’hui, je souffre beaucoup de la plaie que j’ai à la partie supérieure du pied gauche, plaie ou plutôt ulcération résultant de ce que je me suis gratté fortement en cet endroit, il y a quatre ou cinq jours. Elle est grande comme une pièce de vingt centimes, à bords durs. Il y a œdème du pied. J’ai encore une petite ulcération au-devant de la cheville du pied gauche et audevant du tibia droit,

15 octobre.

Depuis que nies boutons sont revenus, j’ai grande peine à m’endormir, je veille fort lard. Hier soir, mon })ied gauche me faisait tant de mal que j’ai dû le mettre dans l’eau froide. 11 était fort œdématié, et le doigt y entrait comme dans du beurre. Je ne vois plus de

SOLFFUAÎS'CIiS.

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fourmis dans ma chambre, autrefois il y eu avait des quantités. Peu de mouches. Quelques petits cancrelats, débris d’uiic plus grande armée, se promènent sur ma table.

27 novembre.

Quand je marche, je souffre du pied gauche qui est tendu et douloureux ; je souffre surtout au niveau du gros orteil et au niveau de la malléole interne. 11 sort du pus au-dessous de trois croûtes ])lacécs sur mon pied gauche.

2 décembre.

La plaie du pied gauche est dans un état déplorable ; la croûte est tombée; les bords sont relevés, enflammés, on dirait un véritable ulcère syphilitique.

1 1 décembre.

l)ej)uis douze jours au moins, j’avais le pied droit et la jambe .droite en parfait étal, quand j’ai vu du pus se développer sous nue cicatrice au pied.

Fl.\.

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