‹ Egypte et Palestine; observations médicales et scientifiquesChapitre 9 sur 68 · PAR M. OLLIYIER BEAUREGARD, SON AMI · texte numérisé non relu

PAR M. OLLIYIER BEAUREGARD, SON AMI

Messieurs,

II y a dix-huit mois à peine, c'était à Philippe Godard, Fami sûr et dévoué, l'homme de cœur obligeant et discret, que, réunis dans un sentiment commun d'attendrissement et de regrets, nous rendions ici même les suprêmes devoirs.

I^ spectacle de la douleur de sa noble famille n'est pas encore effacé de notre mémoire, notre émotion personnelle n'est pas encore calmée, et voilà que la tombe, qui fut si prématurément ouverte à Philippe, s'ouvre plus prématurément encore à la dépouille mortelle du plus jeune de ses frères, à la dépouille du docteur Ernest Godard, un savant de trente-six ans, désormais illustre.

Ailleurs déjà, ici tout à l'heure, des voix éloquentes cl plus autorisées que la mienne ont dit et d'autres diront encore tout ce que la science et l'humanité doivent u la mémoire d'Ernest Godard, tout ce qu'elles ont perdu à sa mort.

Au seuil de la tombe qui va se refermer sur l'homme qui fut mon ami et qui fait mon admiration, je veux seulement, moi, à qui il a été donné de les entendre et de les recueillir, rappeler les témoignages éclatants, les regrets vivement sentis, noblement exprimés, les rc-

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