‹ Eh ! Lambert ! à-propos-vaudevilleChapitre 2 sur 22 · I.E PÈRE LAMBERT · texte numérisé non relu

I.E PÈRE LAMBERT

Ah ! tu montes dans les arbres pour dénicher des singes à ce que tu dis.

TAMERLAN, le retenant.

Allons, allons, père coupe-en-doux, laissezl-e vivre, ce moutard.

LE PÈRE LAMBERT

Je n’en vois pas la nécessité : polisson ! chercher des singes dans le bois de Vincennes.

LE GAMIN, rentrant, aux artilleurs.

Vous en tenez un, ne le lâchez pas.

LE PÈRE LAMBERT, furieux.

Un quoi? un quoi ? (il se débat, le gamin se sauve).

CHABRIAC.

Du calme, papa Lambert, du calme !

Il ne s'agit pas de calme, mais de veiller à ce qu’on ne dévaste pas le bois; si on n’y veillait pas, surtout les jours de fête, comme celui-ci, on en ferait des allumettes.

TAMERLAN

Qu’elles pourraient s'enflammer par la circonstance des feux de l’amour qu’ils seront, cette nuit, susceptibles d’étre capables de s’v allumer, vu les nombreuses et séduisantes parisiennes qu’il* va changer le bois en forêt de Cythère.

LE PÈRE LAMBERT, avec émotion.

Taisez- vous... Moi aussi je l’ai changé jadis en forêt de Cythère... ce bois charmant... dans le temps que j’étais brigadier au 4° hussards.

Air : du roi de Bcolie (d’Orphée aux enfers).

Il fût témoin, ce bois aimable.

De mes soupirs, de mes serments ;

J’ai gravé, sur plus d’un crable,

Deux chiffres et deux cœurs dedans ;

Et quand j’ai quitté le service.

On a comblé tous mes désirs,

En me confiant la police Du bois cher à mes souvenirs.

KH! LAMllililT !

Son aspect rend ma main tremblante,

Son nom rend ma voix frémissante,

(A pleine voix.)

la a rend... en en fré... (On entend l’hareng frais.) naissante. TAMERLAN, se fonillant.

Donnez m'en un laité... (ils rient.) Ah ! ça, voyons, les amis, voilà les jolies parisiennes nui arrivent; nous avons la permission de nuit à l’égard de la circonstance, allons à leur redevance.

TOUS

' Oui, oui.

TAMERLAN

Père Lambert, nous vous confions le baquet au cirage.

(Us sortent.)

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