‹ El Ktab des lois secrètes de l'amourChapitre 54 sur 85 · MAGIQUE · texte numérisé non relu

MAGIQUE

Les autres, pour ramener le calme et la force dans les esprits après le coït.

L'usage des uns nous vient directement de Mohammed, gloire éternelle soit à son saint nom ! Les autres nous ont été transmis par les traditionnistes et les célèbres Khôdjas qui se sont occupés de ces questions dans l'intérêt, et pour la jouissance particulière des hommes et des femmes.

Les recettes que je vais transcrire ici sont choisies parmi celles que j'ai le plus expérimentées dans ma longue carrière.

Gloire soit au Dieu unique, au dispensateur de tous biens et de toutes sciences !

Parmi les substances odoriférantes, il en est une dont le parfum énergique, pénétrant et suave, a été particulièrement recommandé par le Prophète, sous l'inspiration directe de l'esprit de Dieu.

Cette substance, c'est le Mesk ou musc, dont il est dit au verset 26 du chapitre lxxxui du Koran :

« On leur donnera à boire' un vin délicieux, fermé et cacheté de musc ».

Le musc est chaud, sec et cordial, ainsi que je l'ai déjà dit dans mon chapitre des grands remèdes-. C'est le plus coïtant et le plus noble des parfums !

Il s'applique surtout aux tempéraments froids et lents 3, car il ranime les forces des organes internes et convient mer-

< (Dans le paradis).

2 11 s'agit ici d'un des chapitres de la médecine occulte ou magique.

3 C'est-à-dire lymphatico-nerveux.

"veilleusement dans les évanouissements, les palpitations et tous les symptômes qui se remarquent chez les tempéraments à sang pauvre, avec prédominance du système nerveux.

Au dire de tous les traditionnistes, le Prophète se parfumait de musc et prescrivait à ses femmes de se parfumer avec la même substance à la suite de leurs menstrues, dès leur entrée dans la période de pureté.

Aischah avait l'habitude de parfumer elle-même son mari avec du musc, quand il allait se mettre en irhâm^ ou disposition pieuse pour le pèlerinage. C'est cette pratique qui a fait dire à une tradition, rattachée au Prophète, que le musc était le plus fragrant des parfums.

Les docteurs de la loi, ou ulémas, ont déclaré que, en- raison des prescriptions de Mohammed, ordonnant de parfumer les demeures de ses femmes le vendredi, il était bon d'employer le musc ce jour-là pour corriger l'air et chasser les mauvais et les tristes esprits.

Le meilleur musc est celui du Khorâçân, puis vient celui de Chine et de l'Inde.

Il est donc utile, en raison de ce qui précède, de se parfumer avec le musc, préparé suivant nos usages, soit avant, soit après le coït.

Si l'on ajoute au musc l'odeur de l'encens, pur ou mêlé au myrthe, parfum que l'on obtiendra en répandant ces deux poudres — musc et encens — sur des charbons ardents, on sera certain de coïter avec une grande puissance et de faciliter singulièrement la venue du spasme ou de l'éjaculation finale.

Mais, pour retirer tout l'effet du musc, de l'encens et du

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myrthe, il faut les employer à petites doses, et dans les conditions voulues K

Le myrthe, projeté sur les charbons ardents d'un brûleparfums, convient pour prédisposer vigoureusement au coït.

L'encens, dans les mêmes conditions, s'emploie particulièrement pour ramener le calme dans les esprits après le coït

Voici maintenant le parfum composé qui est le plus excellent des parfums coïtants.

* Les Arabes racontent, suivant une tradition qui remonte à la nuit des temps, que le myrthe fut le premier arbuste que planta Noé à sa sortie de l'arche; cette tradition ajoute qu'Adam, lorsqu'il descendit de l'Eden ou paradis, portait en ses mains trois choses :

Un myrthe; ' '

De la pâte de dattes (adjouâti);

Et un épi de blé.

C'est-à-dire le premier des arômes, le premier des fruits de ce monde et le premier des aliments (P, de R.).

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