‹ Élatée; la ville, le temple d'Athéna CranaiaChapitre 131 sur 186 · CATALOGUE DES DÉBRIS D’ARCHITECTURE · texte numérisé non relu

CATALOGUE DES DÉBRIS D’ARCHITECTURE

o° 2 antéflxes semblables dont les ornements sont dessinés sur une surface plane et peints. Sur l’une les couleurs ont absolument disparu; sur l’autre elles sont très bien conservées. Les trois couleurs seules employées sont le noir, le rouge et le jaune; les parties laissées en blanc (fig. 14) sont teintées en jaune sur l’original ; les parties ombrées sont noires ; les hachures représentent la couleur rouge ; elle ne se trouve qu’au centre de l’antéfixe.

H. 0,27 ; L. maximum 0,20.

Les deux faces sont également plates et également colorées; ce sont certainement de ces antéflxes de faîtage comme on en a découvert un certain nombre, à Olympie par exemple. Elles ressemblent beaucoup à celle qui est photographiée dans les Ausgralungen zn Olympia, 1878-9, pl. XXIX L 6° 5 antéflxes et 3 fragments du modèle représenté pl. VIII, en haut et à droite.

Ces antéflxes et les suivantes ne sont décorées que sur une face ; elles étaient donc situées au bord d’un toit, et non plus au faîte. La décoration est ici en relief; c’est une palmette soutenue par deux rinceaux affrontés, soutenus eux-mêmes par deux rinceaux adossés ; quatre palmettes remplissent les vides laissés par ces enroulements. Le relief est très bas, mais les palmettes et les rinceaux sont disposés avec tant de légèreté et d’élégance, que malgré la complication le motif est très gracieux; l’œil en saisit nettement l’ensemble et le détail, et en goûte l’harmonie.

7° 4 antéflxes du modèle représenté sur la planche VII, à gauche. Deux rinceaux enroulés en vrille sont adossés, et supportent une palmette ; les ornements s’enlèvent en relief sur le fond plan peint en rouge sombre ou brun. Au sommet de l’enroulement des rinceaux se détache, de part et d’autre, une sorte de fleur qui se retourne en l’air et se recroqueville gracieusement. Nous ne serions pas surpris que ce motif élégant fût tiré de la flore locale ; on trouve en effet sur toutes les montagnes qui entourent la Phocide, et dans la plaine

I. Cf. Expéd. de Morée, II, pl. 19, F. III (Bassæ), et III, pl. 41, F. I (Ègine); pl. 54, F. I (Égine).

même d’Élatée, une sorte d’héliotrope sauvage dont la fleur blanche, réunion de petites clochettes disposées tout le long d’une tige, se retrousse ainsi à son extrémité, et ressemble fort à l’arabesque particulière à ces antéfixes.

8° 2 antéfixes du type reproduit au bas de la planche VIII, à droite. Elles ressemblent beaucoup aux précédentes, mais il y aune variante dans le dessin des rinceaux, et les tiges de la palmette ne sont pas disposées de la même manière sur le losange central. Ici encore, le fond est peint en rouge sombre. On a trouvé la même disposition à Olympie (. Ausgrabungen , 1878-79, pl. XXIX).

9° Une antéfixe reproduite au bas de la planche VIII, à gauche. C’est un exemplaire unique; la forme est plus pointue, moins découpée ; le dessin des ornements en relief est aussi différent; on distingue surtout, à droite et à gauche des rinceaux adossés, deux fleurs, de grands lys sans doute, d’un modelé juste et ferme et d’une habile perspective ; l’héliogravure, par malheur, ne rend pas bien la souplesse et la variété des beaux fleurons qui ornent le bas de l’antéfixe. Cet intéressant spécimen a été trouvé assez loin du temple, et nous doutons qu’il en provienne ; il n’a point du tout le style des précédents l.

10° 2 antéfixes, et de nombreux fragments, du modèle reproduit au centre de la planche VIII. Nous ignorons quel pouvait être l’usage de ces antéfixes, dont la forme est toutàfait exceptionnelle; elles sont beaucoup plus larges que hautes, et le contour en affecte la courbe d’une demi-circonférence. Le relief — deux rinceaux très simples adossés, reliés par une petite barre, et entre les tiges deux fleurs ou palmettes opposées par la tige — est blanc, tandis que le fond est rouge. Les lignes de cette décoration sont très pures, et très élégantes dans leur sobriété.

11° 2 petites antéfixes de forme arrondie, comme les précédentes ; bien qu’elles aient été trouvées sur l’emplacement même du temple, il semble difficile d’admettre qu’elles ont fait partie de la décoration de cet édifice ; elles proviennent plutôt de quelque édicule votive. Le motif en saillie ressemble beaucoup à la partie supérieure de celui que nous ont conservé les deux antéfixes précédentes (Pl. VIII).

12° Un autre type d’antéfixe de forme singulière, large, peu élevée, découpée à trois pointes, était peint en blanc et rouge.

13° On voit en haut, à gauche, de la planche VIII, une sorte d’antéfixe angulaire, bordée à son arête supérieure d’un rang d’oves en relief et décorée sur ses deux faces, symétriquement, de rinceaux, de palmettes et de fleurs très heureusement dessinées et très gracieu-

1. Cf. une antéfixe des Propylées d’Athènes, V. Laloux, L' Architecture grecque, p. 127, fig. 90.

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