Cf. Heuzey, Terres cuites du Louvre , passim, (Tanagra
89. — Deux cent soixante-quinze têtes de femmes analogues. Ce modèle, comme on le voit par le nombre, est de beaucoup le plus fréquent au temple d’Atbéna Cranaia. La plupart des têtes cataloguées ici sous ce numéro sont d’une rare finesse d’exécution. Les visages ont entre eux une grande ressemblance et sont plutôt de femmes faites que de jeune filles. Une grande liberté a été prise par les coroplastes pour traiter la coiffure. Toutes les chevelures sont séparées par une raie profonde sur le sommet de la tête, et nouées en gros chignon par derrière, assez au dessus de la nuque. Un grand nombre sont divisées en plusieurs zones, frisées et ondulées, par des raies parallèles à la raie du milieu. Les chignons semblent n’avoir pas été moulés avec le reste de la tête, car beaucoup se sont trouvés décollés à côté d’elle ; ils sont formés d’une pastille de pâte tordue et façonnée avec quelques coups d’ébauchoir. La terre prend diverses nuances, du rouge au jaune pâle. La hauteur, avec le cou qui est toujours resté attenant à la tête, varie de 0,06 à 0,03s.1 2
90. — Quatre têtes de même type, auxquelles on a ajouté une couronne en bourrelet.
91. — Tête de jeune fille, parée de boucles d’oreilles. Les cheveux sont divisés en bandeaux parallèles par des raies partant du front, et ramenés sur la nuque en deux coques élégantes. Toute la partie postérieure de cette coiffure est entourée d’un mouchoir joliment drapé, comme celui de quelques paysannes de nos jours, qui laisse échapper les deux coques. Très joli modèle ; facture très souple. (PL X, 2).
92. — Tête de jeune femme, parée de boucles d’oreilles. Le visage est assez fruste; les cheveux ondulés sans symétrie, sont coiffés, très en arrière, d’une petite calotte ronde. Joli modèle. (Pl. X, 3).
93. — Tête de femme. Les cheveux, élevés en pointe au dessus du front, sont entièrement enveloppés dans une sorte de résille non transparente sur laquelle on voit, en creux, la trace de deux bandelettes qui la serrent; la résille finit en pointe tombante sur la nuque. (Pl. X, 4).*
9L — Tête de femme. Coiffure du même genre. La pointe de derrière est beaucoup plus mince, et la résille ne couvre pas toute la chevelure, qui forme des bandeaux gaufrés autour du front. Le nez est brisé. Modèle curieux. (Pl. X, 5).
95. — Tête de femme. Coiffure du même genre. Les cheveux sont entièrement cachés sous la résille. Ils se dressent en haute pointe sur le front, et tombent par derrière très bas sur la nuque, comme une perruque à marteau. Le profil est très gracieux; le cou manque. Travail délicat. (Pl. X, 6).
1. Cf. Kekulé, Die antiken Terracotten, II (Sicile), pl. XV, 6, 7, 8 ; XVI, I, la, 2, 3, 4, 5, S, 9, 10; pl. XVII, XIX, XX, XXII.