Tit. Liv., XXXII, 17, 18 et s
LA VILLE U’ÉLATÉE.
traîner les opérations parce que ses soldats se trouvaient là dans une excellente position d’attente ; il ne pouvait d’ailleurs mieux se poster pour laisser le temps d’aboutir aux importantes négociations qu’il engageait pour se concilier les Achéens. Du reste, il se montrait assez bienveillant pour les Élatéens. Tite- Live nous dit qu’il essaya d’obtenir, dans quelques entrevues avec leurs chefs, la soumission bénévole de la ville ; mais ces chefs ne pouvaient rien ; ils répondaient qu’ils n’étaient pas les maîtres, que les partisans de la Macédoine étaient plus nombreux et plus forts que les citoyens. Pausanias confirme le fait; il ajoute que le consul était prêt à rendre aux Élatéens leur antique autonomie s’ils voulaient abandonner le parti macédonien, mais que la « sottise » du peuple ou des magistrats fit rejeter ses propositions
Flamininus se décida à enlever la ville. « Alors, raconte Tite- Live, le consul, de tous côtés, par des travaux de siège et des assauts, attaqua la ville. On approcha les béliers; entre deux tours le mur s’abattit à grand fracas et démasqua la ville ; en même temps une cohorte romaine, par la brèche ainsi ouverte, se précipita. De tous les quartiers de la ville, abandonnant chacun son poste, tous les Élatéens coururent au lieu que pressait l’invasion des ennemis. En même temps les Romains, franchissant le mur écroulé, appliquaient des échelles aux murs encore debout, et tandis que les yeux et l’attention des ennemis sont fixés sur un seul lieu, celui de la mêlée, en diverses places, au moyen des échelles, la muraille est escaladée et les soldats sautent dans la ville. Entendant ce tumulte, les Élatéens épouvantés, abandonnant la place qu’ils défendaient en masse, se réfugièrent tous dans l’acropole suivis d’une foule sans armes. Le consul est ainsi maître de la ville, et la met au pillage; puis il envoie des parlementaires à la citadelle promettre aux soldats royaux la vie sauve s’ils veulent rendre les armes et partir, aux Élatéens la liberté. Il donna sa parole, et sous peu de jours la citadelle se rendit1 2. »
Élatôe était une position trop précieuse pour que Flamininus
1. Paus., X, 34, 4 : Tito; |xèv Sri 6 ap-/(ov 'Pcop.a£wv, t b yàp 8t) 'EXXyivixôv aitav èXsuQepaSa-iov ànkvto&zo Èx 'Pojjxï);, ucOaTgiav T£ ’E/.aTEÛarv àuoSiôtrEtv tyjv àpyaiav g7triyyÉX),£TO xal 8!’ àyyÉXwv âTtgx-ppuxgûgTÔ «rtpitnv àno Maxs86va>v à<p£ara<70ai ‘ ot Sà ÛTt'o àyva>[j.oo-\jvY|ç 8 8r,p.oç rj ot e^ovte; Ta; àp'/à; «EiXtUTtw te rjaav tucto'i xat uirô toü 'Pcopiaiou ucUtopxia 7Tapé<TTr|<Tav.