Tit. Liv., XLII, 53 et s
20 LA VILLE d’ÉLATÉE.
un signalé service aux Romains, obtinrent en récompense l’autonomie de leur ville b
On ne trouvera plus désormais qu’une seule mention de notre ville, bien longtemps après la date précédente, au second siècle de notre ère. « Des Gostoboces, dit Pausanias, une bande de brigands poussant leurs incursions en Grèce, de mon temps, pénétrèrent jusqu’à Élatée; alors Mnésiboulos, rassemblant autour de lui une troupe de soldats, détruisit un grand nombre de ces barbares, mais il succomba lui-même dans la bataille. Ce même Mnésiboulos remporta nombre de victoires au jeu de la course, entre autres, dans la deux cent trente-cinquième Olympiade, le prix du stade et de la double course avec le bouclier. A Élatée, dans la Rue du Coureur , se trouve une statue de bronze de Mnésiboulos 1 2. » Pline cite les Costoboces au nombre des peuples Sarmates habitant les bords du Tanaïs3. Leur présence et leurs ravages en Grèce s’expliquent assez facilement, grâce à un passage de Dion Gassius. « Les Astinges, dit-il, conduits parRhaos et Rhaptos (an 927 de Rome, 174 après Jésus- Christ, sous le consulat de Gallus et Flaccus), vinrent habiter la Dacie, dans l’espérance de recevoir de l’argent et des terres pour le prix de leur alliance; mais, n’ayant rien obtenu, ils mirent leurs femmes et leurs enfants en dépôt auprès de Clémens, dans l’intention d’aller conquérir les terres des Gostoboces, ce qui ne les empêcha pas, lorsqu’ils eurent vaincu ce peuple, de ravager la Dacie 4. »
Or c’est en 160 après Jésus-Christ (235e Olympiade) que Mnésiboulos fut vainqueur aux jeux olympiques; c’est vers 174 que