La Nécropole de Myrina, p
2. M. S. Reinach ( Chronique d’Orient, ds. Rev. arch. 1888, p. 75) dans une page du reste très bienveillante, et dont nous le remercions, à propos de l’article du Bulletin de Correspondance hellénique où nous soutenions cette idée, a bien voulu la combattre. « M. Paris, dit-il, va trop loin lorsqu’il refuse de reconnaître à un certain nombre de pièces le caractère d’objets substitués. Notre jeune école d’archéologie tend à diminuer le plus possible ou même à nier le symbolisme cher aux contemporains de Panofka. Il y a là une réaction salutaire mais qui est déjà tombée dans l’excès. M. Paris m’expliquera-t-il pourquoi le type de Jupiter n’est, pour ainsi dire, jamais figuré par les coroplastes? me dira-t-il pourquoi la céramique (je ne parle pas de celle de Smyrne, exceptionnelle à tous égards), ne représente que très rarement des hommes faits ? Il faut que le symbolisme ait sa part dans l’exégèse. C’est aux gens dégoût à savoir la limiter. » Nous repoussons ce procès de tendance ; il ne s’agit, dans le cas actuel, que des objets de substitution, et non des représentations de Jupiter ou des hommes faits. Nous ne savons pas comment nous répondrions à M. Reinach sur ces deux points, que nous n’avons pas étudiés ; mais, trouvant à expliquer d’une façon toute simple, naturelle et positive la présence dans les tombeaux et dans les temples des prétendus objets substitués, nous adoptons cette explication, sans nous croire pour cela systématiquement opposé au symbolisme.