Election du comté Northumberland [microforme]
A YANT promis à Mons, Panet de le faire paraitre dans toute sa gloire,en exposant au public la manière libérale asec laqu'elle il s’est conduit dans la dernière élection au Comté Northumberland, et n'ayant pu faire inprimer dans aucun des papiers publics ce qui s’était passé à cette élec tion, (preuve convainquante de la liberté de la presse dans ce pay®-ci.)# je me suis determiné à tenir ma proinesse aux habitans du Cointé en pue
liant en pamphlet, ce qui a été dit devant eux; pour leur faire voir que la conduite des candidats qu’ils ont si généreusement souteaus, doit ètre bla mee par toute personne qui pense juste.
En partant de Quebec pour me rendre à Sie. Anne, lieu désigné pour ouvrir le premier Poll, je crus nécessaire d'arrêter, avant la messe, à l’Ange Gardien, pour avoir occasion de me faire connaitre des Labitans et de leur parler. J’eutrai dans le Presbytère où quelques personnes se trouvaient assemblees, et je leur lus l’adresse de Mons. Lee, Comme je finissais, Mons. Panet entra et me demanda si je prétendais soutenir cequi était avancé dans cet écrit: je lui répondis que je pensais bien que le tout était vrai, car je croyais Mons. Lee trop gentilhomme pour mettre sa signature sur un papier qui contiendrait des faussetés. J’adressai alors la parole aux habitans, en leur disant que le Parlement avait été dissous plus promptement qu’on ne s’y attendait, qu’une élection generi:'e ayant. lieu, j’étais venu, par l’encouragement de plusieurs de mes amis, leur offrir mes services, et que comme propriétaire du Comté je me croais particulièrement interessé à le représenter et à faire tout ce qui.était en mon pouvoir pour son amélioration. et,ie bien être de ses habitans. Je leur fis observer que les anciens membres faisaient valoir beaucoup la cassâtion du Parlement en leur faveur, en l’attribuant à une cause qui pou vait ou ne pouvait pas être juste; ce que le temps prouverait ; que pour moi, je l’attribuais aux causes suivantes, la mort subite du Duc de Richmond qui malheureusement zour le bien du pays, n’avait pas été tout à fait en bonne intelligence avec la Chambre , d’Assemblee, la nomination de Mons..l: Juge Monk comme Président de la Province, contre lequel dés accusations avaient été portées par le Parlement Provincial,;et quantité d’autres raisons,qui,probablement bien pesees par le Gouverneur du Hauts Canada, l’avaient induit a dissoudre le Parlement, a la grande satisfaction de tous ceux qui désiraient retourner à la Chan.bre &’Assemblee, car c’é-
%# Le Canädien, ce papier créé, nous dit-on, pour soutenir la liberté de Ja presse, a aussi refusé. de publier ce rapport. Le propriétaire a bien fait d'avoir ramassé d'avance, awec un æèle tout à yait patriatique, 475 de souscription pour acheter de nouveaux caracteres et du papier, car à présent on ne se fierait pas aisément he ses promesses.
tait nn moyen puissant d'appuyer leurs prétentions à remplir cette char: ge: que j’ctais bien loin d'approuver lescassations de Parlement, mais qu dans le moment present, j'etais disposé à croire que le Gouverneur
u Haut-Canada n'avait pas voulu se mettrcles mains dans de l’eau qui lui paraissait brouillee,, étant bien eontent de résigner cet avantage en faveur du Comte Daihousie;notre prochain Gouverneur : que cela était, je pen:ais bien, ia plus forte cause de la cassation du Parlement:qu'au res. te je leur donnais ceci comme matière d'opinion, qu’ils en penseraient ce qu’ils jugeraieht a propos,
Mons. Panet se disculpa à sa manière des accusations portees contre lui dans l'adresse de Mons. Lee, et finit par proposer comme Candidat Mons. Frs, Huot (Cultivateur des plus respectables) en leur disant que ce n’était pas à lui petit morné de la ville,expression heureuse pour un Candidat, quoiqu'il eut une belie rédingote, de prétendre à avoir la préférence sur ies habitans, que c’était aux habitans de se présénter et qu’ils ne devaient pas admettre des personnes de la ville : que lui, Mr. Pane*. était prêt a se retirer, sije voulais en faire autant ; et qu’il considérait cette mesure comme la plus juste, ‘Je pris la parole pour faire observer aux Hubitans que Mr. Panet cherchant à gagner leur confiance en les flattant ; mails que Si on pouvait lire au fond de son cœur, on verrait bien que ce n'est pas la son vpinion ; que pour moi, j'étais déterminé de leur parler franchement ; que je n’approuvais pas la nomination des habitans comme representants à la Chambre d’Assemblee à moins qu’ils eussent de l’édue cation; et qu'ils fussent bien persuadés qu’en nommant des gens sans éducation pour les représenter, ils faisaient un tort considérable à leurs in térêts, vu qu’ils n’étarent pas capables de conduire des mesures utiles à leur pays, et qu’ils étaient forcés de se placer sous l’étendart de person. nes qui les guidaient très souvent par un faux raisonnement : que je considérais la nomination des membres comme la- chose la plus importante pour eux, et qu’ils prissent bien gardeau choix qu’ils feraient de leurs représentants.#
Mr. Panet prit la parole et dit aux habitans qu’il ferait tout son possibie, comme bon Canadien, pour rendre service a ses compatriotes, qu’il n'avait pas été en Angleterre pour se marier à-une protestante, qu’il avait rendu plus de justice à son pays, en épousant une Canadienne qui était de notre religion, et qu’il espérait par cela même mériter leur confiance.—J’avoue qué je fus si surpris, que je ne savais comment répondre à une sottise de cette nature ; mais étant parti de chez moi avec la ferme resolution de garder mon sang froid, je me contentai de dire que j'avais le bonheur d‘être marié a une Angloise, que je me glorifiais d'être allié à une nation aussi respectable, et que si c'était aux yeux de Mr. Pinet, une des objections qu‘il mettait contre moi pour devenir leur Représentant, je l‘interprêtais d‘une manière bien differente, vû que mon épouse par sa fortune mfavait rendu plus indépendant et par conséquent plus qualifié pour les représenter ; au reste,que les représentans n'étaient
* J'ai été ensuite des plus mortifiés d'apprendre que les habitans, par Kinsinuation malicieuse de Mr. Panet ou de ses employés, en faisant cou ri: le bruit que jéavais dit quéiis étaient des bêtes, aïent été prédisposés Coiïtre moi, fes, ère aumoins que cela n‘a euet n‘aura aucun € et sur ceux qui ont assez de bon sens et de générosité pour faire une juste application dce remarques que j‘ai cru nécessaires.
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8 à la Chambre pour y parler de religion, qu'ils y étaient pour faire des oix utiles au pays et à ses habitans catholiques et protestants; qu'il fallait un homme aussi peu délicat que Mr. Panet, pour faire la moindre réflec« tion sur le choix de mon épouse;et que sous peu il en rougirait de honte, Je finis par lire ure lettre de recommandation que m'avait donnée Mr. Plamondon, l‘avocat,et je fus des plus supris d‘entendre dire a Mr. Panct,tout en le traitantde son ämi, que le caractère de Mr, Plamondon était bien connu, qu'on savait à quoi sten tenir sur son compte, que je savais bien moi-même quil nty avait pas de confiance à mettre en lui a moins que cela ne fût pour ses affaires de profession, * que dans cela il lui rendait toute la justice possible,;mais que depuis 1810 on le connaissait. Je fis mon possible pour justifier mon ami Mr, Plamondon dans une attaque sur s0n caractère aussi vile que mal fondee, mais je ne pus rien dire sur le sous entendu de 1810 ne sachant pas ce que cela signifiait.
Je sortis alors du Presbytère et je laissai Mr. Panet haranguer au mi« lieu des habitans. C'est là que j‘ai toute raison de supposer qu‘il insinua que j‘étais venu les insulter, en les traitant de bêtes, expression très conve= nable à Mr. Panet, mais qui ne m'est jamais sortie de la bouche, car il m'en firent des reproches sensibles a $te. Anne. Je continuai ma route jusqu'à St. Joachim où j‘entendie les vêpres, afin d‘avoir l‘occasion de voir d‘avance-tes habitans de cette paroisse et de leur parler, ce que je fis à la sortie de l‘égline, mais je m‘apperçus bientôt qufils étaient déjà tout prévenus contre moi, ce qui prouve que ce que m‘écrivit le jour de la tenue du Poll, une des personnes les plus respectables dela paroisse, était bien fondé:—11 me parait (disait-elle) que vous n'êtes pas ce Docteur favorisé du Clergé dont il a été parlé, cet hyver-ci dans les papiers publics. Je vous dis, tout bas, que I‘on a fait circuler sourdement que vous n‘aviez pas de religion.
Venonsen maintenant à l‘ouverture du Poll; ce n'est pas la partie la moins intéressante, Le Poll stouvrit à Ste. Anne à neuf heures du matin; et comme il y avoit beaucoup de monde, nous crumes qu'il serait plus à propos de parler aux habitans à la porte de la maison, afin qu'ils pussent tous entendre et être satisfaits, Alors Mr. Doucet en peu de mots, leur offrit ses services, promettant de faire tout ce qui serait en s0n pouvoir pour leur être utile, Aussitôt après,je leur adressai la parole de la maniere suivante; autant que je puis m‘en rappeller. Messieurs les Electeurs, une. élection générale ayant lieu je crois de mon devoir comme propriétaire du Comté Northumberland et par cela même comme un des intéressés à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour l'amélioration de ce comté, je crois de mon E-rea vous offrir mes services pour vous représenter au pros chain Parlement Provincial, Quoique les raisons qui se trouvent contre un de vos membres, Mr, Panet,vous aient déja été exposees par mon ami Mr. Lee votre ancien représentant, qui a eu ia bonté de me recommander à vos suffrages, il est nécessaire cependant que je vous explique moi-même ce qui est contenu dans cette adresse,en présence de Mr. Panet qui dit et affirme que :: tout estfaux. La première chose reprochée à Mr. Panet est que, vous ayant promis à la dernière élection de soutenir vos droits avec fermeté, dans les aceusations qui avaient été portees contre les Ju« Pam Errause
* Un des habitans fit observer à Mr. Panet alors, que ce ntétait le plus chétif de la bande, |
As
gesen Chef de la Province pour avoir voulu, sans le consentement de vos représentants, changer les loix coutumieres du pays, cequi leur donnait ua pouvoir législatif, il a abandonné ces accusations dans un temps où il s'agissait de les soutenir. Il mn‘est impossible de dire, messieurs lés électeurs, si Mr, Panet vous a promis cela ou non, car je n'étais pas présent; vous devez vous rappeller de ses promesses; maisje puis vous assurer, comme vous dit fort bien Mr, Lee, que Mr, Panet a abandonné ces accusationset a voté contre, car j'étais présent aux discussiuns qui ont eu Jieu et je l‘ai entendu de mes propres orcilles appeller à l‘ordre Mr, Stuart qui alors conduisait cette mesure, Mr, Pauet vous a donc trompé et par cela même ne doit plus mériter votre confiance. Permettez-moi de vous faire observer, maiutenant, Mess. les électeurs, que Mr. Panet en abandonnant cette question, à abandonné un des points les plus interessans de la constitution sous laqu‘elle vous vivez, celui de potter vos plaintes a la Mère Patrie, lorsque vous vous croyez lésés par des personnes que leur rang trop élevé dans ce pays-ci met à lfabri des réprimandes ou pue ritions nécessaires, si toute fois vous vous plaignéz avec droit, Mr, La. gueux son collegue qui ne préteñd pas a autant de talents que Mr. Panet, mais qui est un citoyen respectable, vous dira, que tout ce que je viens de vous dire est vrai, quelui, Mr. Lagueux a été fcrme dans cette question des plus intéressantes et qu'il mérite en cette occasion vôtre recone naissance.—Mr, Panet, comme vous dit encore Mr. Lee, a parlé dans la Chambre d‘Assemblee contre les hommes en places, contre les pensions et contre les hommes à paye; et lorsque la pension de sa mère,au montant de £300 par annee est venue sur le tapis, il s‘est tranquillement retirés il a donc, par cela même, voté pour la pension de sa mere, chose tres natus relle, mais qui certainement ctait contre le principe qu'il voulait soutenir, puisqu'il avait parlé contre tous ceux qui avaient des places et des päÿes ou qui voulaient en avoir. Mr. Lee vous dit de plus, que Mr. Panet a voté £1000 pour l‘Orateur, certainement, il les a voté, et de plus ces mêmes #1000 ont été,je crois bien,une des causes de l‘abandon de ée droit dfaccusations si utile à vos intérêts que Mr. Panet gfétait engagé de sou tenir; # qu‘en conséquence il a manqué à sa parole. Je croirais en. nuyer le public si jerapportais tout ce qui s‘est dit, en outre les habitans ne paraissant pas disposés à m‘écouter, je fus obligé de terminer non dis. cours bien avant de leur avoir dit tout ce que je prévoÿyais pouvoir leur être utile ; mais comme il paraissaient plus enclins à écoutér Mr. Pänet, een nil :
* Mr. Papineau l‘Orateur d'alors, et je puis dire avec satisfaction, fs présent Orateur, voudra bien excuser la liberté que j‘aï pris dé vouloir peut-être mal interpréter ses vues politiques ainsi que celles dé céux qui ont soutenu cette mesure, mais if me parut extraordinäiré, et jé crois qué ce fut à peu près l‘epinion generale, que l‘on eût tout 4 Coup 4bandonné des accusations qui, l‘annee précédente, paraissaient les plus justes, et cela au même instant queles #1090 furent accordés, re
Je crois, malgré tout, qu'il est nécessaire de fermer les yeux sur ce qui s'est passé, experientia docét, et comme je ne Cohrnaïs pérsonne plus qualifiee que Mr. Papineau pour être Orateur, je souhaite de tout mon cœur qu‘il çontinue à occuper.cette placé honrablé et qu‘il puisse mériter plus que jamais la confiance publiques ses täléng'et sès connaissances sont utiles à ses compatridtes,et nous ne devons pas oublier . qu'il est de ia nature humaine.
de vos lonnait ps où urs lés à8 pré= us as né ces ont eu Stuart hpé et noi de inet en ressans ntes a s que u pue r, La Panet, viens ques lECON= ans la sions ntant és il a natus tenir, paÿes net a S Ceb droit SOU 5 Efe itans dis.
leur anet, h, jé noir qui
jé finis en les assurant qu’il m’inquiétait fort peu d’être leur représentant, qu’ils devaient bien sçavoir que je n’y gagnais rien, que je me fesais,tres probablement, un grand nombre d‘ennemis, et que jéne voyais pas pour. quoi ils paraissæient d'avance déterminés d’opposer, ou même d‘insulter üne personne qui venait générèusement leur offrir ses services. { que je me croyais aussi bon Canadien qu'aucun des, anciens membres, que mon &1ractère était patfaitèment connu de cés messieurs, et.de tous mês campatriotes,que Mon ne pouvait pas donner à entendre que j‘étais envoyé ic1 de là pañt du gouvèrnement,tar ni moi ni mia fafnille n‘avions jamais té favorie sés de ce coté laÿqué (na toutes les nominations qui avaient eu lieu derniè. rèment nous u‘avions seulement pas été jugés dignes d'occuper la chétive ce de Commissaire, quoique comme propriétaires du comté,nous pen sions être plus inturessés que personne à ÿ faire ouvfir les communiéations les pluravantageusés : que mon frère ævait proposé au Gouverneur Sir John Coupe Sherbrook d'ouvrir un chemin de commünieation depuis les dernieres habitations de la Baye St. Paut à diler à éelles de ir Maibaye, qu'il ne demandait: pour récompense de ses travaux, qui lui auraient couté au moins #500, qu'une pointe de terre appartenant à la couronne qui te trouvait dépuis la Seigneurie du Gouffre à joindre la partie N. E. de sa Seigneurie, ce qui ne valait pas en réalité #50 et que sur le rapport des conruissaires le gouvernement les lui avait refusés Cette communication Etant trouvée des plus inutiles,
Qué ‘je rie teur en dirais pas d'avantage, comme ils paraissaient déja fatigués ; que.je cédais à Mr. Panet le privilège de: leur dire plus de vérités, étant convaincu, par leur conduite, qu'ils plaçaient bien peù de confiance en ce que je leur disais, ayant été d'avance tous prédisposes contre moi, que je nemfattendais pas à un grand support des habitans de 1x Côte dé Beaupr'é. mais que jétais certain d’un parti nombreux de l‘autre Bord des'Caps,qui me connaissait et par conséquent qui pouvait mieux apprécier lés sacrifices que je fesais pour le servir. Mr. Panet prit alors la patole et leur adressa son discours de la manière suivanté: Messiéurs les Electeurs, je tiens dans ma main un papier publié pz7 Mr. Lee et soutenu
at le Dr. Éaterrierequi me représente à vos yeux comme un traitre à mon Barspeur avoir abandonné vos droits les plus sacrés, Eh bien, Messieurs lés
lecteurs, je dis que tout cela est faux, je lé repéte encore, ce sont des îMénso qui vous ont été transmis pour me faire paraitre comme l'être le plus méprissble que la terre dit jamais produit ; mais avant que d’entrer eh discussion, voyôns par qui le Dr. Laterriere est recommandé: par qui ? Messieurs les Electeurs, par Mr. Lee; un homme sans caractère, que vous avez déjà so qui & voniu renverser notre religion et Qui plus est un Frädicmagon !! Le Dr. Éaterriere est aussi Francmaçon.—Vous ne savez peut-être pas ceque C’est que les Franémaçons Messieurs les Electeurs, ce sont cer gens qui se promènent dans les rues de a ville avec des tabl:.rs où äl est peint des bebelles, de petits marteaux, des soleils, des lunes &c. &c. ont aussi de ces’ grandes bandes rouges ; vous les avez peut-être vus graves faire la procession ? mais ce n’est pas la procession de la Fête
Dieu (grands applaüdissemens avec les cris om ne veut poist de Francmia* ge) ar qui 2 t-il été enéote recommandé? Par Mr. Plamondon un
ümmme pri nôus éonnaissons toùs, Messieurs ledElecteurs,en matière politique, et de plus un Françemagon!! Maintenant pour revenir aux accuex-
Mouse portées contre Moi dans la Mit de Mr. Lee que je tiens dans ma
main, il vous dit que j'ai abandonné les acrusatians portées contre les Jugesset que j'ai voté contre: je vous assure Mrs. les Electeurs, que je u‘étais pas representant lorsque ces accusations Ont été portées contre les Juges en Chef de la: Province, set'par conséquent c’est un mensonge que de dire que jfai voté contre * On vous dit que jfai parlé contre les hommes en places, contre les pensions et lés payes: oui certäinement Mrs, et je le ferai encore ; on vous dit ensuite que j‘ai voté Æ200 à ma mére; cela n’est pas vrai, car il existe uifesrêgle à la Chambre d'Assemblée ‘qui empêche toutes personnes interessées de setronver prébentes à aucun vote qui pour: rait compromettre leurs fehtimercs=Ce n’est ‘pas moi, Messieurs les Electeurs, qui ai, veté-celà atma meres c'est toute la Chambre d'Assemblée, eu reconnaissance des grands tervices rendus par mon père pendant vingt longues années, ét jecrois que vol l’avez connu'assez, Messieurs lesElec< teurs, pour avouer qi lés à bieñ mérités. *. Quant à la somme de #300 vote a moubeau.frère Mr. Thofñas Tachereau, c'est du conseñtement de toute ia Chambre, et en outre é’est une sitiration qui lui est donnéé par le Gouvernentat, Quañt au reste des sommes mentionnées, cela a été fait par l'opinion de toute la Chambre, et je vous laisse à juger si j‘ai mal fait de m'y confurmer, Jerne puis pas passef soû$ silénce Cependant les 2000 votés pour le District de Gaspé ‘Comment; Mrs, les Electeürs, pouvais» Je objecter aux demandes d'une population” considérable qui possédé des biens:sans en avoir de titres; -et-exposée à Chaque inétant à pérdré $gs,posr sessions par l’avidité Ge personres riches’ét puisbantes, et ne pas me soumettre à nommer dés commissaires pouf'stinformer de leurs affaires et leur fare rendre justice ?’ Si je Mai fais, étaété avec bonne inténfiong et si largent est mal emp'oyé, ce st pas de ma faute, “ Enfin Me:tieurs, je ne vous tiendrai pas ici davantage, il fait froid, et il en a déjà été dit trop longz et je-finirai en vous observant seulement, que Mr. Doutet, Je Colle: gue de M..Laterriere, je sup: ose, joue ici un très vilain rôle, peut-être vientsilici comme un Fränemaçon aussi, (tar cfest lui qui est le Tresorier des Franemaçons,) pour favoriser ‘Election du Dr. Laterriere, mais je crois piutôt qu'il est envoyé pour servir de machire au Gouvernement. par son beau-frère Mr. Christie qui dépend du gouvefneméenit et deplus qui est un instrument de Mr, Caildwell le receveur général. Sachez aufsique Mr, Christie est un-Francmaçon! ! ‘et que tous ces gens-là par le serment qu'ils prêtent sont vbligés de se servir les unget lés autres. Mr. Laterriere a eu aussi des lettres de récommandation de Mr. Valliere;.et Mr. Valliere est un Francmaçcn!} ce qui vous prouve que. tous ces gens-là s‘enténdent. té : AR LL Î : Enfin après avoir débité toutes les injures qui lui vinrent à la tète, il finit en assurant les habitañs: qu’il avait toujours fait son devoir, qu’il con tinuerait à le faire et que s'ils étaient contents de lüui, ilespérait qu'on lui donnerait trois horra.—Ce-qüi lüi fut donné aVec: tout l’entousiasme possible.. : !": see w+t ets Seat 9 Mr.. La gueux prit alors Tà parole'et leur dit: que pensant les avoir sers œmmaperts "1
# Mr. Panet oublia de leur dire qu’il dinait chez le Juige en Chef la veille on le jour qu’il s’agissait de soutenir les accusations portées contre, lui par
ja Chambre d’Assemblée; et que certainement il'doit se rappeller qu’ilétait - membre alors. eo à + NEA) à
%. Autre raison pour léngager de voter #1000 à l‘Orateur.
#. Ceciest la chose’la plus juste qu’ait mentiohfiée Mr. Panet
vis de la manière la plus équitables et que le Parlement ayant (t£ cassé parce d'il avait voulu prendre soin de leurs bourses aussi bien que Mr.
anet, il croyait de son devoir de se présenter de nouveau ; stils croyaient qu’il se fût mal conduit, d’en nommer un autre, mais que, s'ils pensaierit qi eût fait son devoir, ‘il esperait leur support; qu’il s'était présenté
éux fois pour 8e faireélire et que ç‘avait été unanime, mais comme il s’y étoit troûvé bien peu de personnes, et qu’aujourd’huiil en voyait un grand nombre, il voulait savoir si tout le monde était content de lui,en’le récômpensant d’un horra.—Horra ! horrà! horral pour Mrs. Laguéuük et Panet, point de Franc-maçons |
Nous entrames dans la Chambre où des bancs ‘un pet élevés avaient été Ar te Mrs. Laguerix et 'Panet aveé leur suite, consistant en l'Of-
cié Rapporteur qui est uh petit Notaire de la Baye St, Paul, nommé par léür recommandation à cetté situation,* Mr. Simon grand persônnage de la Baye St. Paul,* Mr, Bouchard, Meunier du moulin du Semitiaire, homme tres actif dans son émploi et, je suppose; considéré comme très utile aux Elections, car il n'etait pas là conmtie électeur, n’ayant' pas le droit de voter, trois hommes dela baye, plusieurs habitany de cotifiance, et pardessus tout Mr. Gagnon, négociant du Palais, qui n'a pas voulu ou peut-être dont ün à pas voulu faire un prêtre, mais qui dans ces occasions est flatté de la confiance des gens dévots, Etañt'montés sûr quatre madriers, ces Messieurs crürent dé leur devoir ‘d’ordonner à l’Officier Rapporteur de demiänder de‘quides quatre Messieurs présens ils voulaient pour être leurs Représentants? La chambre”q:if n’était assbz grande qué pour eontérir leurs partisats, Se trouva'a trier unañimement, Mess. Lagueux et Panét! alors ces Messieurs voulaient absotument que l’Officier Rapporteur les déclarât élus, et ce fut avec là plus grande peine di mon de et même en lui disant quelques injures, Que jéparvins à lui faire entendre raison, lui montrant des électeurs prêts à me donner leurs voix, La preuve én était convainquante, puisque deux ou trois heures après j'en avais 18. ne ae |
“L'Ofiicier Rapporteur m’ayant,après berucoup de tollicitations et même désménaces, accordé la faveur de prendre le nom du peu d’électeurs qui se trouvaient présents pour voter pour moi, les choses çontintèrent assez tranquilément, sauf quelques explications sur des matières religieuses dônt Mr. Panet paraissait faire un excellent usage, et quelques invectives sur le compté des pauvres Francmaçons, qui ne vallent pas la peine d’être rapporteés. Cependant une de sès remarques m'a parue si intéressante que je croirais ne pas lui rendre justice si je ne la mettais au jour. Ctctte remarque dés plus luminieuse,et qui doit pour jamais empêcher les Francmaçons de devenir législateurs, contient neuf mots, sortisÿ nous dit-il, de la bouche de son grand-père expirant: “Lés Francmaçons sont une bande de sacrées bètes””—Le Poll futhjourné à dix heures le lendemain au matin, - La journee ne m’ayant pas été des plus favorable, je mé rendis à mon logis avec Mr. Cull l’Arpenñteur, qui m’offrit généreusement d’aller à St, peines :
* Les Habitans de L'ange Gardien avec la plupart desquels il était parent, lui disaient souvent, en venant voter pour Mrs. Laguehx et Panet, ner ds Charles, prends-nous donc, tu sais que nous sommes du bon côté- no Are ® I] disait qu'il fallait nomnier les deux mêmes Representarts pour mor= tifier le Gouvernément, T :
f'éréol pour tâcher de faire venir des voteurs de mon coté pour le lendés main, ce qui lui réussit parfaitement comme je ferai voir par la suite, fin, rien de plus ne se passa jusqu'au lendemain à dix heures, où vous rés vinmes à la charge, Ayant eu la veille, des reproches de la part de blusieurs habitans;et que je ne méritais certainement pas, pour, les avoir disaient-ils; méprisés et insultés en les traitant de bêtes,nun qualificés pour être membres du Parlement, je erus nédéssaire de m'expliquet sur l‘interprétation malicieuse que l'on avait donnée aux observations que j'avais cru de mon devoir de leur faire, en les assuraut que personne De respectoit plus que moi les Cultivateurs,parcequ'ils étaient le support des étatsy mais que je ne croyais pas qu'un habitant sans éducation dût aspirer à remplir une charge qui exige non seulement des connaïssanèes, Mais les talens nécessaires pour rendre justice à son pays et à ses constituantsz que le choix était difficile à faire, mais que rien ne méritait plus leur attention; que si ce que je leur avais dit les avait insulté, j‘en étais. extrémement mortifié, qu'ils devaient bien s‘imaginer que je n'étais pas venu avec cette intention, vû que je devais chercher à obtenir leurs suffrages, mais que mou caractere n'était pas celui d‘un flatteur, que je leur avais donné ra façon de penser avec toute la franchise pôsuible, et que s‘its ne l‘approuvaient pas, j‘en étais des plus fâché. A AT Op Que je ne pouvais pas passer sous silence les réfiections viles qui avaient été faites sur l'institution des Francmaçons,, sans essayer de leur prouver combien respectable elle était, ayant à satête des Princes du sang; qué lusieurs des Prètres Français qui étaient venus dang ce pays-ri étaient rase ini que l‘abbé de Calonne était Franemaçon, que, Mr. de Boruniole était Franemaçon, que Mr, Desjardins était Francmaçon, et une quantité d‘autres que nous n&tonnaisions pas.—Mr. Panet m'nterom. pit peur dire que l‘abbé de Calonne avait fort bien dit en chaire que Jors qu‘il était en France, il s‘en allait en enfer en carosse, et. qu'il était bi content d'être venu dans ce pays-c1 pour abandonner toutes ces folies-l et faire son salut, qu'en outre l'abbé Baruel avait DD ME que l‘inptitution des Françemaçons avait été formee pour abolir le Christ et soutenir des plans révolutionnaires à la tète desquels étaient Mrs. d'Alembert, Di derot, Voltaire &c. &c. &c. qu'il pensait bien, malgré cela, que. (4 Francmaçonnerie d‘aprésent n‘était pas aussi mauvaise, qu'il efy trou ya des honétes gens, mais chez qui? chez les Protestants, les Calvinistes, les Lutheréens, &e, &c. &c. Je ne pus soutenir plus lngiempé des s0t+ tises aussi abominables, et je dis à Mr. Panet qu'il aurait à seressouyenir de tout ceci en peu de temps, qu'il devait sçavoir qu'en attaquant ua corps ausai respectable, il se faisait uu grand nombre d‘ennémis, que j‘avais su que notre respectable Gouverneur futur le Comte d‘Alhousie était Francmaçon,et qe tout ce qu'il venait de débiter ne servirait Das à le rendre recommandable à ses yeux; que l‘experience devait lui montrer qu'il y avait le plus grand danger à attaquer aucun corps ou institution Queer que, qu'il en avait une preuve fraiche à sà mémoire, où tin répr PR manqué de payer de sa vie, la liberté qu'il ayait prise de tourner.en rigiquie’ le corps des Médeciens, et que ]a pareille chose pourrait fort bien lui arris .ver.—[l se leva alors d‘un ton emporté, disant qu'ii ne craignait pas messes ni celles des Gonverneurs: rie goait ds le ire niles Prisons, qu'il venaiti. soutenir, pi peuple, qu'il. < on tre le Gouvernement et que gi se ta dE ne Pépou nt pas.
Je crus qu'il était temps de mettre fin à une conversation aus ridicule, en lui promettant cependant d‘exposer toutes ses prouesses sur les Papiers publics, seul moyen de justification \ me restât, Comme il avait fait desréflections les plus méchantes sur le caractère de Mr. Lee, je fis mon possible pour leur prouver qu'il n'était pas un homme aussi méprisable que Mr. Panet voulait le donner à entendre, puisque la ville de Quebec le choisissait pour un de ses représentants, qu'il n‘était pas encore élu, mais Ge je pouvais les assurer qu'il le serait, car il paraissait être supporté par tout ce qu'il y avait de respectable, # Mr, Panet se leva et les assura que Mr, Lee ne serait pas élu, que la raison en était bien claire, qu‘il n'était supporté que par les Anglais et quelques Canadiens qui n'avaient pas plus dereligion que lui, avec quelquesuvs peut-être de la basse-classe Canadiénne, mais que tous les gens ri bear Canadiens, attachés à leur re ligion étaient contre lui, et qu'il était certain qu'il ne serait pas éiu.
Les voteurs ne venant que toutes les heures, je demandai à Mr, Panet afil était déterminé de rester encore une journée à Ste, Anne ; il me ré“
ondit queoui, Alors, lui dis-je, ilntest pas nécessaire que je garde mes
ommes ici, et je m'en vais les envoyer diner. Cfest bon, c'est bon. Une heure stétant passée sans qu'il y eût de voix de données, Je pris ma montre et je dis à ces messieurs que l’heure était passée, qu’ils fissent venir des voteurs. Bon, dit Mr, Panet, c’est justement ce que nous voulions, nous sommes élus, Je demandai à l'Officier Rapporteur de transporter le Poll à la Baye St. Paul, et de m'’accorder deux minutes pour envoyer chercher les trois électeurs requis par la loi que je gardais exprès pour demander le transport du Poll,mais cela me fut refusé; j’offris un chelin à un petit garçon pour aller chercher mes hommes; mais on lui défendit de marcher pour un Francmacçon: si bien que me trouvant seul au milieu de tous ces braves gens-là, je crus que le plus expédient était de me reti. rer tranquillement, Conme je men allais, un habitant prit sur lui de m’insulter en me disant d’aller mettre mes petits tabliers avec mes rubans rouges, ce que je n'étais pas d’humeur à souffrir alors; et dans un moe ment de colère, je le saisis à la gorge ; dans un instant toute la clique m'entoura, et j’ai les plus grandes obligations à Mr. Lagueux pour m’a« voir protégé dans un moment où je n’en aurais pas été quitte à bon marché. Quelle fut ma surprise en sortant à la porte de voir Mr, Cull, arriwant de St. Féréol avec 30 voix. Je lui dis qu’il n’était plus temps, que Le tout avait été terminé de la manière la plus honorable de la part de ces messieurs, et qué jes habitans paraissaient satisfaits de l’interprétation qu’ils avaient donnée à la loi ; que je retournais à Québec'aussi prompte. ment que possible, pour prendre l’opinion de mes amis et sçavoir ce que je devais faire.—Je tiens pour certain depuis qu’ils ont agi contre l’inten« tion de la loiet qu'il n’avaient pas le droit de clorre le Poll avant la quatrième journée,
. Maintenant, ilne me reste plus qu’à donner mon opinion eur les Elec tions,chose dont je n’avais aucune idée avant que l’expérience m’eût rendu capable de juger des effets qu’elles pouvaient produire sur les dispositions du Last Che conduites de la manière ci. dessus mentionnée. Je ne m’étendrai pas bien au long, car j’ai déjà abusé de la patience de mes lecteurs,
. Au moment où les Elections ont lieu; une grande agitation se fait sen. tir dans les esprits; tés idées de liberté du peuple flattent l’amour-propre de ceux qui veulent le représenter ; leg divisions dans l’opinion publique
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% Mr. Lee a été élu avec une grande majorité depuis ce temps.
augmentent; chacun veut prouver que l'établissement d’un nouveau système politique est nécessaire; les uns mettent en avant les inconvé= niens de l’ancien ordre des choses, les autres ne conçoivent rien de plus désirable que la faveur de ceux qui gouvernent, et tous finissent pas sac corder sur le mec plus ultra quiest l’intérêt personnel,
Je suis bien loin de blâmer aucune personne qui cherche à rendre service à son pays et à »<8 compatriotes, en employant des moyens honora. bles, mais je blâme fortement celles qui emploient des mesures contraires - à l’avancement des connaissances et de l'éducation, (objets si utiles aux intérêts du paye) et même qui tendent à rendre méprissbles aux yeux du peuple, non seulement le Gouvernement sous lequel ilest heureux, mais tous ceux qui ont le moindre emploi j'ublic. Qu il faille de l’opposition dans la Chambre d'Assemblée pour mettre un frein à l’ambition des gens en places, qui forment la partie aristocratique, de notre Constitution, personne n’en doute; mais aussi personne ne doute qu’il est aussi dangéreux, que l'opposition ou la partie démocratique jouisse de plus de pou voir que la partie aristocratique; ces pouvoirs doivent être égaux, s’il est possible, car je ne sais lequel des deux serait plus despotique. 1l est donc aussi dangéreux de faire eroire aux habitans du nays que toutes les personnes employées par le Gouvernement sont ennemies de leurs intérêts, qu’ii le serait de leur donner a entendre que le Gouvernement doit être entre les mains des représentans du peuple: car ce serait leur donner une fausse idée de la Constitution. |
Ilme semble qu’aulieu d’encourager les préjugés et la superstition, ou plutôt au lieu de mêier la religion à la politique, au lieu de s’occuper à ternir le caractère des personnes auxquelles on en veut, au lieu d’entretenir la division parmi les Anglais et les Cahadiens,par des remarques aussi absurdes que peu politiques ; il serait plus a propos d’instruire les habitans du pays sur les principes de leur Constitution et sur la nécesssité absolue qu’il y a de respecter les autorités,car tans cela,le bon ordre ne peut pas exister. S'il s’introduit des abus, s’il se commet des injustices,qu’on se plaigne, et qu’on soutienne ces plaintes avec fermeté, jusqu’à ce qu’on ait. obtenu justice, mais ne mettons pas sur le compte du Gouvernement, ce quienréalité, provient de la foiblesse, de l’ambition et de l’appétit du gain, dont sont malheureusement attaqués quelques Représentans du
euple, e Pre. DE SALES LATERRIERE.
Québec, 22 Avril, 1820.
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P. S. Je suis autorisé de Mrs. Vallieres de St. Real représentant Îa Haute. Ville de Quebec, Christie et Piamondon, d’informer les personnes qui étaient présentesaux differents discours de M. Panet, à latenue du Poll a Ste.”Anne, que lui Mr. Panet a nié avoir dit aucune chose contre Kinstitution des Fraucmaçons, qu'au contraire il les considérait comme des gens les plus honnêtes et les plus respectables, qu'il a nié de plus avoir dit aucune chose contre Mr.Piamondon l‘Avocat, et contre Mr.Christie.— Enfin je ne suis aucunement surpris qu‘il ait maintenant honte de sa conduite, et qu'il nie tout ce que j‘ai avancé ci-devant, mais F. suis bien aise de faire woir aux personnes qui étaient présentes à lélection, « »’2Île confiance elles peuvent mettre sur la parole d‘un homme qu: 11: out ce qu‘il a avancé publiquement.
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