A. RANG
caroYENS,
A la Commune de Paris nous disons :
Renfermez-vous strictement dans l'édification de noi franchises municipales.
Engagez-vous à déposer votre mandat sitôt qu'une loi équitable et juste, ayant statué sur la reconnaissance de nos droits, nous appellera à des élections libres et dii' cutées.
A Versailles nous disons :
Reconnaissez franchement ce que veut l'opinion pi" blique ; le temps presse : votez sans délai des instituti vraiment démocratiques et républicaines, au moins en qui concerne la ville de Paris, qui, par ses votes d vingt ans, n'a jamais varié dans ses aspirations.
Pas de projets de loi, qui sont autant de brandons discorde ; tel celui sur l'élection des conseils municij où l'on propose :
Le maire choisi par les conseillers, dans les villes j qu'à 6,000 âmes ;
Le maire imposé par le pouvoir exécutif dans les de plus de 6,000 âmes.
Pas de méfiance, mais de la confiance ; et alors, bliant les noms de réactionnaires et de révolutio:
nous tendrons la main; nous nous souviendrons sénat que nQUs sommes tous frères d'une même patrie îst faible aujourd'hui, mais que nous voulons forte ôt pour ses destinées prochaines.
Vive la France 1 Vive la Répubuque 1
Un groupe db citoyens.
is, 5 avril 1871.
ta. — Vous tous qui adhérez à ces idées, venez; mais venez
eudi, 6 avril, à huit heures et demie du soir, salle de la
le, place de la Bourse. Alors pas de discussions, pas de cris,
e conflit, mais du calme ; montrons que nous sommes dignes
; un peuple libre.
a place de la Bourse se trouve trop étroite, nous nous réu-
s, toutes affaires cessantes, dès le lendemain vendredi, à
leure, dans un immense meeting, place de la Concorde et
ps-Élysées.
rois heures précises, les uns se dirigeraient vers le chemin
r, rive gauche, porter à Versailles Texpression de la volonté
:nt, deux cent mille citoyens, si c'est possible. Les autres
!nt la même démarche prés de la Commune de Paris, et alors
nous aurions bien mérité de la patrie.
ds, est-ce convenu?
No 68.