AU PEUPLE DE PARIS
Citoyens,
Vous êtes appelés à un vote complémentaire des éle^^* tions communales.
Dans les circonstances solennelles que nous traversons; il n'est permis à personne de déserter ses devoirs de citoyen, pas plus qu'il n'est permis au soldat de désertai* pendant le combat le poste qu'il a choisi.
Paris va présenter le spectacle inouï d'une population entière debout, les armes à la main, combattant héroïquement pour la revendication de ses libertés communales, et se livrant, au milieu de la lutte, avec le calme et la maturité de la force, à l'exercice légal de ces mêmes droits pour ^ . lesquels elle combat.
Citoyens, la révolution du 18 mars est une régénération; c'est une ère nouvelle : nommez des hommes nouveaux. Nos élus sauront que, en même temps qu'ils doivent apporter à la Commune le plus dévoué et le plus énergique concours, vous ne leur permettez, quelque lourde que soit la tâche, et quelque lourde que soit la responsabilité, ni les défaillances, ni les désertions dont certains ont donné l'exemple coupable.
^ous aurez ainsi assuré le maintien et la sauvegarde de ^a République et de la Commune.
VrvE LA République une et indivisible !
^xvE LA Commune !
^8uis, le 15 avril 1871.
L'Alliance républicaine.
INo 78.
Dimanche 9 avril.
Citoyen rédacteur en chef,
Je lis mon nom dans plusieurs journaux, sur une liste de ^lididats aux élections communales.
Je serais, je n'ai pas besoin de le dire, extrêmement hoîioré de faire partie de la Commune de Paris ; mais il y îiurait actuellement pour moi impossibilité matérielle à remplir les grands devoirs que cette situation impose.
A la nouvelle des événements qui agitent Paris, je suis revenu d'Arcachon, à peine convalescent, et je n'ai pu guère depuis me ménager assez pour être en état d'accomplir une besogne tant soit peu fatigante. Je puis à la rigueur écrire; mais il m'est impossible et surtout défendu de parler et de veiller.
Mes forces me trahiraient bientôt, et cela sans profit pour personne. Je me vois donc, à mon grand regret, obligé de décliner toute candidature.
Veuillez agréer, citoyen rédacteur, l'expression de mes sentiments fraternels.
Henri ROGHEFORT.
Au citoyen Rochefort, directeur du MOT D'ORDRET
Paris, 10 avril 1871.
Citoyen,
Quelques journaux m'ont porté comme candidat au*.^ prochaines élections de la Commune.
Cela s'est fait à mon insu, sans que j'aie été consulté p^^^ qui que ce soit.
Le motif qui m'a fait donner ma démission dès le débim't) le mauvais état de ma santé, m'empêche plus que jamai^:is de rechercher ou d'accepter aucune fonction publique.
Veuillez m'accorder l'hospitalité du Mot d'Ordre potii* cette rectification essentielle, et recevoir mes remercf ments.
Salut fraternel.
Dr Robinet, Ancien maire du 6^ arrondissement.
No 80.
A Monsieur le rédacteur du CRI DU PEUPLE.
Monsieur,
Un journal m'a proposé comme candidat aux électeurs du 9« arrondissement. Veuillei: me rendre le service de publier que je n'accepte aucune candidature.
Commune que pour nommer cette commission, qui sera composée de six membres du quartier :
1® Rue Jean-Lantier, 15, salle des Écoles ;
2<> Rue des Prêtres- Saint- Germain -l'Auxerrois, salle des Écoles ;
3« Rue Saint-Honoré, 236, salle des Écoles;
4» Rue J.-J. Rousseau, 35, salle de la Redoute.
Les membres de ta délégation commumU du f «f arrondissement,
Toussaint, Winant, Tanguy, Salléb.