‹ Elections des 26 mars et 16 avril 1871. Affiches, professions de foi - documents officiels clubsChapitre 7 sur 81 · POPULATION · texte numérisé non relu

POPULATION

Total.

NOMBRE de

CONSBILLBIIS.

6*» Les électeurs voteront sur la présentation de la carte qui leur a été délivrée pour l'élection des députés à l'Assemblée nationale, le 8 février 1871, et dans les mêmes locaux.

7o Ceux des électenrs qui n'auraient pas retiré leur carte à cette époque, ou l'auraient égarée depuis, prendront

(1) Il y eut une rectification faite à ce tableau : la population du XIX« arrondissement étant réellement de 113,000 habitants, et non de 88,930, aura à élire 6 conseillers municipaux au lieu de 4.

{Journal officiel du 26 mars 1871.)

part au vote après vérification de leur inscription sur la liste électorale. Ils devront faire constater leur identité par deux électeurs inscrits dans leur section.

8® Le scrutin ouvrira à huit heures du matin et sera clos à six heures du soir ; le dépouillement commencera immédiatement après la clôture du scrutin.

Citoyens,

Le Comité centrai remet aux mains du peuple de Paris le pouvoir tombé de mains indigaes. Les élections communales se feront d'après le mode ordinaire ; mais le Comité central exprime le vœu qu'à l'avenir le vote nominal soit considéré comme le seul vraiment moral et digne des principes démocratiques.

Le Comité central de la garde nationale :

AVOINE fils, Ânt. Arnaud, G. Arnold, Assi, ândignoux, BouiT, J. Bergeret, Babick, Boursier, Barou (sic), BiLLiORAY, Blanchet, Castioni, Chouteau, C. Dupont, Ferrât, H. Fortuné, Fabre, Fleury, Fougeret, C. Gaudier, Gouhier, Guiral, Géresme, Grollard, JossELiN, F. Jourde, M. Lisbonne, Lavalette, Ch. Lullier, Mauournal, Moreau, Mortier^ Prudhomme, Rousseau, Ranvier, Varlin, Viard.

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Liberté, Égalité, Fraternité.

Citoyens,

Pénétrés de la nécessité absolue de sauVer la République, en écartant toute cause de collision, et convaincus que le meilleur moyen d'atteindre ce but suprême est de donner satisfaction aux vœux légitimes du peuple, nous avons résolu de demander aujourd'hui même à l'Assemblée nationale l'adoption de deux mesures qui, nous en avons l'espoir, si elles sont acceptées, contribueront à ramener le calme dans les esprits.

Ces deux mesures sont : l'élection de tous les chefs de la garde nationale, et l'élection d'un conseil municipal élu par tous les citoyens.

Ce que nous voulons, ce que le bien public réclame, en toute circonstance, et que la situation présente rend plus indispensable que jamais, c'est Tordre dans la liberté et par la liberté.

Vive la République I

Beprésentamte de la Seine t

L. Blanc, Schœlcher, A. Peyrat, E. Adam, Floquet, Martin Bernard, Langlois, E. Lockroy, Farcy, Millière, H. Brisson, Greppo.

Maires et adjoints de Paris t

f«r arrondissement. — Adam, maire ; Méline, adjoint.

Se arrondissement. — Tirard, maire ; Brelay, Chéron, Loiseau- PiNSON, adjoints.

S^ arrondissement, — Bonvalet, maire ; Murât, adjoint.

49 arrondissement. — Vautrain, maire ; Loiseau, Gallou, adjoints.

5« arrondissement. — Jourdan, adjoint.

fie arrondissement. — Hérisson, Leroy, adjoints.

7e arrondissement. — Arnaud (de TAriége), maire.

5« arrondissement. — Carnot, maire.

9e arrondissement. — Desmarest, maire.

iO^ arrondissement. — Dubail, maire; Murât, Degouye- Denuncques, adjoints.

ii^ arrondissement. — Mottu, maire; Blanchard (sic). Poirier, ToLAiN, adjoints.

i2^ arrondissement. — Denizot, Dumas, Turillon, adjoints.

i> arrondissement. — Lco Meillet„ Combes, adjoints.

i4e arrondissement. — Héligon, Jobbé-Duval, adjoints.

i6^ arrondissement. — H. Martin, maire et représentant.

i7^ arrondissement. — F. Favre, maire; Malon, Villeneuve, Gacheux, adjoints.

18^ arrondissement. — Clemenceau , maire et représentant ; Lafont, Dereure et Jaclard, adjoints.

No 8.

Les maires et adjoints de Paris, et les représentants de la Seine, font savoir à leurs concitoyens que l'Assemblée nationale a, dans sa séance d'hier, voté l'urgence du projet de loi relatif aux élections du conseil municipal de la ville de Paris.

La garde nationale, ne prenant conseil que de son patriotisme, tiendra à honneur d'écarter toute cause de conflit en attendant les décisions qui seront prises par l'Assemblée nationale.

Vive la France I Vive la République I

Paris, 21 mars 1871.

Aux Électeurs de Paris.

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