‹ Elections des 26 mars et 16 avril 1871. Affiches, professions de foi - documents officiels clubsChapitre 9 sur 81 · PROCLAMATION DES DÉPUTKS ET DES MAIRES · texte numérisé non relu

PROCLAMATION DES DÉPUTKS ET DES MAIRES

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

UBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ

A LA GARDE NATIONALE ET A TOUS LES CITOYENS, LES MAIRES ET ADJOINTS DE PaRIS ET LES DÉPUTÉS DE LA

Seine.

La patrie sanglante et mutilée est près d'expirer, et nous, ses enfants, nous lui portons le dernier coup ! L'étranger est à nos portes, épiant le moment d'y entrer en maître, et nous tournerions les uns contre les autres nos armes fratricides!

Au nom de tous les grands souvenirs de notre malheureuse France ; au nom de nos enfants dont nous détruirions à jamais l'avenir, nos cœurs brisés font appel aux vôtres. "-Que nos mains s'unissent encore comme elles s'unissaient durant les heures douloureuses et glorieuses du ^Gge. — Ne perdons pas en un jour cet honneur qu'avaient gardé intact cinq mois de courage sans exemple.

Cherchons, citoyens, ce qui nous unit, et non ce qui nojis divise.

Nous voulons le maintien, l'affermissement de la grande ïïistitution de la garde nationale, dont l'existence est inséparable de celle de la République.

Nous l'aurons.

Nous voulions que Paris retrouvât sa liberté municipale, si longtemps confisquée par un arrogant despotisme.

Nous l'aurons.

Vos vœux ont été portés à l'Assemblée nationale par vos députés ; TAssemblée y a satisfait par un vote unanime qui garantit les élections municipales, sous bref délai, à Paris et dans toutes les communes de France.

En attendant ces élections, seules légales et régulières, seules conformes aux vrais principes des institutions républicaines, le devoir des bons citoyens est de ne pas répondre à un appel qui leur est adressé sans titre et sans droit.

Nous, vos représentants municipaux, — nous, vos députés, déclarons donc rester entièrement étrangers aux élections annoncées pour demain, et protestons contre leur légalité.

Citoyens, unissons- nous dans le respect de la loi, et la patrie et la République seront sauvées.

Vive la France! Vive la République!

Paris, 22 mars 1871.

Les maires et adjoints de Paris :

fer arrondissement. — Adam, maire ; Méline, adjoint.

2« arrondiesement. — Tirard, maire, représentant de la Seine; E. Brelay, Chéron, LoiSEAU-PiNSON, adjoints.

^e arrondissement. — Bonvalet, maire ; Murât, adjoint.

4« arrondissement. — Vautrain, maire ; Loiseau, Gallon, ad-^ joints.

5e arrondissement. — Jourdan, adjoint.

Oo arrondissement. — Hérisson, Leroy, adjoints.

7« arrondissement. — Arnaud (de TAriége), maire, représentan*de la Seine ; Hortus, Dargent, Bellaiguie, adjoints.

8^ arrondissement. — Carnot, maire, représentant de la Seine , Denormandie, adjoint.

9^ arrondissement. — Desmarest, maire ; E, Ferry, A. Nast, adjoints.

iO^ arrondissement. — Dubail , maire ; A. Murât , Degouve- Denuncques, adjoints.

ih arrondissement. — J. Motto, maire; Blanchon, Poirier, ToLAiN, représentant de la Seine, adjoints.

i2« arrondissement. — Grivot, maire ; Denizot, Dumas, Turillon,

adjoints.

iS^ arrondissement. — Cobibes, adjoint.

i4» arrondissement. — Héligon, adjoint.

i5^ arrondissement. — Jobbé-Duval, Sextius-Michel, adjoints.

i6^ arrondissement. — H. Martin , maire et représentant ; Marmottan, Chaudet, Sevestre, adjoints.

i7e arrondissement. — F. Favre, maire ; Malon, Villeneu\'E, Cacheux, adjoints.

iS» arrondissement. — Clemenceau, maire et représentant ; J.-A. Lafont, adjoint.

i?e arrondissement. — Devaux, Sabtory, adjoints.

Les représentants de la Seine :

L. Blanc, E. Quinet, A. Peyrat, V. Schœlciier, Floquet, E. Adam, Martin Bernard, E. Lockroy, Langlois, Farcy,

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