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90 Les sommes payées ou à payer pour -égler les vieux comptes des entrepreneurs de l'hôtel du parlement et du palais de justice de Québec ;
10° l'agrandissement du palais du justice de Montréal.
Et bien, tous ces engagements, les bleus les ont approuvés et votés, comme l'ont fait les partisans du ministère, et par conséquent ils Le peuvent pas nous en faire un reproche. Voici la preuve de cette affirmation.
1° Diens des Jésuites
Le statut reglant cette question, 51-52 Vict., ch. 13, fut passé en 1888 et à l’unanimité, à toutes ses phases --voir Journal! de l’Assemblée Législative. Les résolutions sont adoptées en comité le 28 juin, p. 284 ; elles sont adoptées à l'unanimité le même jour, p. 300 et le bill est pareillement adopté à l'unanimité le 3 juillet, p. 312. Au cours de la discussion, M. Flynn déclare aftirmativemont qu’en principe il approuve les résolutions. (Débats, 1388, p. 1286).
2° Subsides aux chemins de fer
Le statut qui accorde la plus grande partie de ces subsides, 51-52 Vict., ch. 91, fut passé à la session de 1S88. Le Journal de l'Assembléz Législative constate que les résolutions furent passées à lPunanimité, p. 391 et le bill parvillement, p. 392, &la séance des 9 et 10: juillet 1888. Et non seulement l'opposition n’a pas protesté contre cette merure : mais encore tous les principaux députés conservateurs ont pris la prine de se lever en Chambre et de parler pour exprimer leur satifaction et leur contentement.
Il y a plus encore. Le chemin de fer Québec Central, auquel la province avait déjà accordé $897,698.44 et payé à compte $#795.410.79, ayant été laissé de côté, M. Blanchet protesta contre cette omission et ‘demanda une aide additionnelle pour cette entreprise. Voici quelques “extraits de son discours :
‘ Je voudrais, dit-il, tout sinplement rappeler à l'honorable premier ministre les demandes qui ont dû être faites par ie Québec Central. J'ai entendu dire que les intéressés avaient cu une entrevue avec le gouvernement et lui avaient demandé une subvention. Je suis informé que la compagnie ne peut continuer son chemip si on ne vient à son secours. L'honorable premier ministre connaît aussi bien que moi les difficultés à propos de l'émission des débentures.
‘ Ce chemin de fer est destiné à un grand avenir et la province ne saurait mieux employer son argent qu’en le subyentionnant libéralement, Le commerce de grain deyra tôt ou tard s’acheminer vers Québec et le gouvernement fédéral a si bien compris le rôle que le Québec-Central devait jouer dans l’ensemble de notre réseaü de voies ferrées, qu’il l’a aidé, non pas à titre d'entreprise locale, Mais comme un moyen de communication directe avec un port de mer en hiver.
‘ Je ne puis pas m'expliquer comment il se fait que ce chemin de fer ait été oublié, vu que le district de Quebec ne reçoit après tout qu'une faible partie des
‘subsides totaux accordés par ces résolutions. .On ne ferait donc, en accédant à ma “demande, que rendre justice au district de Québec, tout en: encourageant une “entreprise très digne de nos plus vives sympathies..Je me contente de demander “pourquoi on a refusé un subside au Québec Central si, comme je le crois, une :telle demande a été faite. (Débats, pages 1477-78.)
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M. Mercier accéda à cette demande et accorda à la session de 1889 unc augmentation de subside de $#117,000 en argent et de 117.- 000 acres de terre, représentant, convertis à 35 centins, une somme de $10,950. Les résolutions furent adoptées sur division (Journal dv lAssemblées Lépislatire, Y889, p. 318), c’est-h-dire que l'opposition ne s’y objecta pas sérieusement,
Tous ces subsides de chemins de fer, représentant un passif de $3,125,632, ont été votés par les bleus comme par les’ amis du gouvernement et si cola constitue une augmentation de la dette, les Lleus en sont responsables comme le gouvernement, puisqu'ils ont tout approuvé et tout voté,
3— Aide pour la construction des ponts en fer
La politique des ponts en fer fut inaugurée en 1887. A la séance du 10 mai, M. Mercier demanda à cette fin un crédit de 825,000 qui fat voté à l'unanimité, ainsi qu'il est constaté à la page 1071 des Débats de la Législature. À ln séance du 9 juillet 1888, M. Mercier comanda pour Ja même fin un autre crédit de $100,000, qui fut pareillement voté à l'unanimité, tel qu'il appert à la page 1626 des Débais de la Législature. Les sommes qui ont été votées depuis ont été pareillement votées à l'unanimité.
Mais il y a bien plus : non soulemen: ces crédits ont été votés À l'unanimité par les bleus coume pur les amis du gouvernement, mais les principaux membres de l'opposition d’alors ont même pris la peine de prendre la parole pour affirmer leur adhésion à cet article du programme de M. Mercier: donc ils sont responsables de cette dépense.
4— Les 850,009 nour les grains de semence
À la page 414 du Journal de l’Assemblée Législative pour 1889 et à la page 2836 des Débats, on lit ce qui suit :
Sur motion de l'honorable M. Shehyn, secondé par l'honorable M. Taïllon,
Résolu, Que pour veuir en aide à l'école les sourds-muets à Mile End, près de Montréal, et pour venir au secours d'un certain nombre de cultivateurs qui demandent de l'assistance,
Il soit présenté une adresse à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur, priant Son Honneur d'émettre son mandat en faveur de l'honorable Trésorier de la Province pour la somine de trois mille piastres, pour aider la dite école des sourdsmuets, et la somme de cinquante mille piastres pour l'achat de grains de semence, et assurant Son Honneur que cette Chambre en tiendra compte.
La demande de cette aide fut faite par plusieurs députés de l'opposition bleue, notamment M. Faucher, p. 651, M. Deschènes, de
Témiscouata, p. 1583 et M. Taillon, p. 1584 des Débats de 1889. 5—Dépense pour la refonte des statuts
On voit à la page 520 des Débats de 1880 que M. Mercier s’est opposé à la refonte des statuts, sous prétexte qu'elie entraînerait à des dépenses trop considérables. La motion fut rejetée par un vote
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de 25 contre 15 êt la codification fut mise en marche par le gouvernement Chapleau. Quand M. Mercier est arrivé au pouvoir, il fallait bien finir l'ouvrage et il a fait voter pour cela, comme dépense impuable au capital, les sommes requises pour tout finir l'ouvrage. Ces sommes ont toutes été votées à l’unanimité et il a été dépensé à compte $45,000 en 1888 et $26,324.40 en 1889, faisant en tout $71,324.00, dont l'opposition bleue est responsable comme nous, puisqu'élle a tout approuvé. (Voir Débats, 1888, p. 1430, Journal de l'Assemblée Législative, 1888, p. 324).