‹ Électricité et optique. La lumière et les théories électrodynamiques. Leçons professées à la Sorbonne en 1888, 1890 et 1899Chapitre 2 sur 198 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

Georges CARRÉ et C. NAUD, Éditeurs

3, rue racine, 3

AVKUTISSKMKNT

Ce livre ronlieiil le résiiiiir des Icrons (|iio j'ai prolessées à la Sorhonnc on 1888, en iSyo eî on i8()9. Mos ooiirs do 1888 cl de i8i)(> on! déjà élé publiés, mais Tédition élan! épuisée, je ne erois pas inutile de les l'aire réimprimer avec c|uelc|ues remaniements et modiliealions. J'en ai seulement supprimé ee qui se rapportait aux expériences do Hertz : car j'ai eu Toecasion de revenir avec* beaucoup de détails sur ces expériences dans une série de leçons reproduites dans mon ouvrage intitulé les Oscillaf ions Electriques, Le reste de ces leçons rem|)lit la première partie du volume où se trouvent exposées les théories de Maxwell et de llelmhollz el j'y rappelle en outre les principes essentiels de <*ellos d'Ampère o! de Weber. Celle première partie contient donc lout ce (|ui se rapporte à l'éleelrodynamique des (*orps en repos.

La seconde partie contient mes leçons de i8c)()(pii n'avaient pas encore été publiées, et (|ui ont été rédigées par M. Nécîulcéa, à cpii je suis très heureux d'adresser i<'i lous nif^s remerciein(»nts. J'y (compare les diirérenlos théories relatives à réloclrodynami([ue des c»orj)s en mouvement (*l dont les principales son! celles de Hertz, de Lorenlz el do Larmor.

Bien (praucuac de c;»s tlié;)ries ne mesiMublt» (^nlièr(;menl salisfaisanlo. chacune (Telhvs contient sans doule une pari de vérité el la C()m]);irais()]i p(Mil olre inslruclivc».

et (pq / S9

II A VERTISSEMEST

De toutes, celle de Lorentz me parait relie qui rend le mieux compte des faits.

Depuis que Timpression est commencée, sont venues les expériences de M. Crémieu qui peut-être modifieront complètement nos idées sur Télectrodynamique des corps en mouv^ment. Mais elles sont encore trop récentes pour qu'une théorie nouvelle en ait pu sortir. Elles seront d'ailleurs probablement très discutées et toute tentative pour en tirer wne conclusion quelconque serait prématurée.

IMRODrCTION

I-.a première fois qu'un lecteur français ouvre le livre de Maxwell, un sentiment de malaise, et souvent même de défiance se mêle d'abord à son admiration. Ce n*est qu'après un commerce prolonge et au prix de beaucoup d'efforts, que ce sentiment se dissipe. Quelques esprits éminents le conservent même toujours

Pourquoi les idées du savant anglais ont-elles tant de peine à s'acclimater chez nous ? C'est sans doute que l'éducation reçue par la plupart des Français éclairés les dispose à goûter la précision et la logique avant toute autre qualité.

Les anciennes théories de la physique mathématique nous donnaient à cet égard une satisfaction complète. Tous nos maîtres, depuis Laplace jusqu'à Cauchy ont procédé de la même manière. Partant d'hypothèses nettement énoncées, ils en ont déduit toutes les conséquences avec une rigueur mathématique, et les ont comparées ensuite avec l'expérience. Ils semblent vouloir donner à chacune des branches de lu Physique la même précision qu'à la Mécanique Céleste.

Pour un esprit accoutumé h admirer de tels modèles, une théorie est diiKcilenient satisfaisante. Non seulement il n'y tolérera pas la moindre apparence de contradiction, mais il exigera que les diverses parties en soient logiquement reliées les unes aux autres et que le nombre des hypothèses distinctes soit réduit au minimum.

Ce n'est pas tout, il aura encore d'autres exigences qui me paraissent moins raisonnables. Derrière la matière qu'atteignent nos sens et ([ue rexpéricnce nous fait connaître, il voudra voir

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