CINQUIÈME NOTE SUR LES PARATONNERRES INTITULÉE I
Observations sur le coût des paratonnerres, sur quelques points des Instructions françaises et sur la nécessité de nouvelles instructions.
40. — Erreur involontaire d'un savant français sur le coût des paratonnerres du système Mel-
sens. — On prouve que ce système est plus économique que les anciens 73
4d. — Preuves que les installations actuelles des paratonnerres des édifices municipaux de Paris ne sont pas, comme on l'a prétendu à tort, bien supérieures aux anciennes, mises en pratique conformément aux instructions françaises, approuvées par l'Académie des sciences de Paris et publiées de 1823 à 1868. — La Commission spéciale chargée d'étudier l'établissement des paratonnerres des édifices municipaux de Paris n'a rien innové eu bien peu amendé les anciennes instructions 74
42. — La Commission n'a rien innové pour les pointes ou les tiges. — Elle a restreint la zone
de protection ; or, il est prouvé que la zone, qu'elle admet, s'est souvent trouvée en défaut 76
43. — La Commission reproduit presque textuellement tout ce qui se trouve dans les rapports
de l'Académie des sciences de Paris de 4823 à 1868 au sujet des conducteurs, des supports des conducteurs et des masses métalliques reliées au» conducteurs; donc pas d'innovation sur ces points 76
44. — Contradiction de la Commission dans les deux éditions de son rapport au sujet de Var-
rivée en terre des conducteurs. — Dans la seconde édition elle fait disparaître la question du raccordement aux conduites d'eau. — Elle ne parie pas des conduites
du gaz. Doutes à ce sujet. Opinion de M. le comte du Moncel 76
46. — Contrairement à l'opinion de la Commission, on admet, en général aujourd'hui, qu'il est utile et même indispensable rie raccorder les conducteurs aux deux canalisations de l'eau et du gaz 77
46. — Puits du paratonnerre de l'Hôtel de ville de Bruxelles, dont les conducteurs sont en outre
raccordés aux canalisations d'eau et de gaz 78
47. — En général la partie souterraine des paratonnerres est trop négligée.— Les instructions
paraissent un peu vagues sur cette importante question. — Surfaces de contact nécessaires d'après Gay-Lussac en 1823, d'après Pouillet en 1864 et en 1867; les surfaces sont de 1,920 et 2,560 centimètres carrés, elles me paraissent trop faibles; comparaison avec la surface de doublage des navires par sir William Snow Harris. — Observations du baron Charles Dupin sur les paratonnaires de sir William Snow Harris pour les bâtiments de mer 78
Pages.
48. — La seule amélioration, apportée par la Commission, consiste donc dans Taugmentation; de la surface de contact avec la nappe aquifère, elle est portée à 4 mètre carré. — L'Académie de Berlin demande 5 mètres carrés au minimum. — Le puits de l'Hôtel de ville de Bruxelles offre une surface de plus de 20 mètres carrés 80
49. — Visites des paratonnerres — Époque à laquelle il est convenable de procéder à cet examen.— 11 est utile de faire la visite avant l'époque des orages, au printemps, si l'on se borne à n'en faire qu'une par an 8i
^. — Question des ouvriers spéciaux pour l'établissement des paratonnerres; ils ne sont pas indispensables; j'ai fait voir que tout ouvrier serrurier ou forgeron est capable, s'il est surveillé, d'établir un paratonnerre de mon système et que tout propriétaire peut s'assurer facilement qu'il est bien établi 82
o'i.— Permanence de la Commission. — Conditions dans lesquelles cette mesure peut être
bonne 83
S2. — Opinion personnelle de M. le comte du Moncel sur les paratonnerres du système Melsens. — Les rapports des Commissions devraient, au moins, faire connaître l'opinion de la minorité 83
^. — 11 ne doit pas être admis que l'on soit condamné, sans discussion, à partager tous les
avis des Commissions 85