‹ Electricité statique, paratonnerresChapitre 27 sur 40 · S* CAS · texte numérisé non relu

S* CAS

L'auteur fait suivre ce tableau des considérations suivantes

« L'inspection des nombres ci-dessus^ fait voir que, dans les quatre cas, le point foudroyé éiait à une hauteur du prolongement de la tige, plus grande que le double de la longueur de cette même tige; que de plus, dans deux cas, savoir le premier et le troisième, le point frappé se trouvait même à une distance du prolongement de la tige, supérieure au double de la hauteur verticale de la pointe au-dessus du point dont il s'agit; mais que, dans deux autres cas, le paratonnerre n'a pas étendu son action préservatrice à une distance égale à la simple hauteur verticale de la pointe au-dessus du point qui reçut le coup de foudre.

» Dans les sept derniers cas consignes dans le catalogue, les relations laissent ignorer soit la longueur des tiges des paratonnerres, soit les dislances des points foudroyés à ces mêmes liges ou à leurs prolongemonts; elles apprennent seulimenl que, pour quatre de ces cas, qui concernent des navires, la foudre frappa chaque fois le màt de misaine, quoique le grand màt fiit armé d'un paratonnerre, et que, dans un autre ca^ se rapportant aussi à un vaisseau, ce fût le màt d'artimon qui essuya un violent coup de foudre, malgré les deux paratonnerres

» établis sur le grand mât et le mât de misaine. Ces cinq cas sont

» extrêmement remarquables; ils sont irès propres à montrer, conjoin-

» tement avec les précédents, combien on se tromperait, si pour les

» différentes parties de tous les étages d'un édifice, on prenait pour rayon

i^ de Tespace circulaire préservé par le paratonderre le double de la

» hauteur absolue de la pointe de celui-ci au-dessus des parties dont

•» il s'agit : dans toutes les circonstances, ce rayon parait ne pouvoir être

» mesuré que par le double de la simple longueur de la tige, comptée

» seulement depuis le point du toit sur lequel elle est établie; du moins

>• il est vrai de dire qu'aucun coup de foudre connu n'e«t venu jusqu'ici

• infirmer cette règle généralement admise dans la pratique. »

Dans le résumé de Tensemble de la discussion du § IV, traitant de l'efficacité et de la sphère d'action des paratonnerres. Fauteur dit, page 30 de ce même mémoire :

« 25** La foudre ne parait éclater que rarement sur un édifice ou un

» navire sans tomber sur Fun des paratonnerres qui y sont placés; le

» second catalogue ne renferme que onze cas de ce genre, dont un est

» même douteux, et parmi ces onze cas, huit sont relatifs à des édifices

» ou des navires armés d'un seul paratonnerre, un à une maison pour-

» vue de deux paratonnerres, un autre à un navire également muni de

• deux paratonnerres, et un dernier à un édifice qui en avait huit.

» 26^ Aucun des cas indiqués dans le numéro précédent n'infirme la

• règle généralement admise, savoir que la sphère d'action d'un para- » tonnerre s'étend, dans toutes les eirconsiances, à un espace circulaire » d'un rayon égal au double de la longueur de la tige, c'est-à-dire de la » hauteur de la pointe au-dessus de la partie du bâtiment sur lequel la « tige est fixée. »

Eu égard à ce que j'ai dit plus haut (22), je devais, sans commentaire, mettre sous les yeux du lecteur ces passages du travail de iM. Ouprez; on peut en tirer plusieurs conséquences.

MJi. — Calcul in Tolnme préservé dcsaHcinfcs de la Tondre, d'après les Luit régies données (SI); ii varie de 1 à Vi2*

On ne se rend pas, dîreclemcnl, bien compte <hi volume protc^gc, en lisanl les huit formules données (21) que je signale comme pouvant représenter la zone de protection; voici le calcul, dans riiypollièse d'une lige de la hauteur de 100 mètres au-dessus du sol :

mètres eubfS.

' D*après la première, le volume du cylindre prolcgé est égal à 12,566,400

— deuxième, — du cône — i, 188,800

— troisième, — du cône — 3,207,1)50

— quatrième, — du cylindre — 5,lil,600

— cinquième, — du cône — J,0i7,200

— sixième, — du cylindre — 785,400

— septième, — du cône (particulier) — 50 1 ,200

— huitième, — du cylindre — 261,800

Ou en nombres ronds et approximatifs dans les rapports de 1, '/s» V4»

% Vu. Vie. '/« «"t Vt8.

Je crois pouvoir me dispenser d'analyser ces nombres et les conclusions à en tirer.

Je dois me borner à bien faire remarquer que le volume protégé, abstraction faite de la forme, suivant Cay-Lussac (1823) et suivant M. W.H. Prcecc (1882), diffère dans le rapport de 42 à 1 et même de 48 à 1, en admettant la règle que j'ai cru pouvoir déduire de certaines observations données par sir William Snow Ilarris.

MM. J.-\V. Crny and Son, de Londres, les constructeurs des paratonnerres du système du savant anglais vont même plus loin : l'espace, protégé par une simple lige, n'a pas d'élendue appréciable, en présence d'à V 1res influences ( * ).

On me paidonncra ces commentaires, que Ton pourra trouver trop longs; j'ai cru devoir les présenter, enr ils se rapportent à une question que Ton peut considérer comme des plus importantes dans I établissement des paratonnerres.

(*) 7. Our expérience is that no appréciable exlent is proteeUd by a single rod conductor in the pre&ince ofoUier influences. (Voit* Reporl oflhe Lightmng rod Conférence, p. 7.)

SM. — FrcuTe que le paratonnerre de l'égiîse d*Ixcllcs, foiMlrojce a Tinférieur des zones de prolcclion u"* i, S, 3 et i, ctaiicn Ion éUt. — Rlié-éleclromètre.

Mais je reviens à Tanalysc de ma note.

Dans ce menu; iravail, j'avais à prouver que le paratonnerre de Téglise de Sjiinic-Croix éla!t en bon état; je donne les détails des expériences faiics pour le prouver; je signale les divers sysiémes et appareils proposés pour la vérilication des pnralonncrrcs et surtout ceux qui ont pour princijje remploi dii courant de la pile, proposé par M. J.-P. Wagner en 1846.

J*ai opéré, d après cette méthode, par comparaison, avec des .paratonnerres bien étalilis d'après, roncien système, mais j'insiste aussi, sur Texamcn de visu de la parfaite conservation de tous les organes du paratonnerre. Je crois inutile de reproduire toutes les expériences, dont on trouve la description dans le mémoire.

Je conclus, d'après quelques personnes, témoins de ce foudroiement et qui ont vu frapper l'église, h la possibilité de considérer ce coup de foudre comme ascendant; aussi, dès celte époque, j*ai proposé d'intercaler un UiiÉ ÉLiXTROMÉTRE daus les parafoudres des télégraphes et des paratonnerres; nous examinerons cet appareil plus loin (38 et 39).

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