II - MODE DE GROUPEMENT DES RÉACTIONS ÉLÉMENTAIRES
Lorsque, en pathologie nerveuse, les réponses des nerfs et des muscles à l’excitation électrique s’écartent de la normale, 1 anomalie peut porter seulement sur des modifications en plus ou en moins de l’excitabilité ; les modifications sont alors purement quantitatives.
D’autres fois l'anomalie est caractérisée simultanément par des modifications quantitatives et une modification dans la forme de la secousse musculaire, associée ou non à une modification dans l’ordre de succession normal des secousses.
De ce dernier groupe fait partie la réaction de dégénérescence.
Réactions normales. — La conservation de l’excitabilité normale (ou pour ne pas être trop absolu, la faible augmentation et la faible diminution) se rencontre :
1“ Dans les affections même graves du cerveau et de la moelle
(épilepsie, tabes, chorée, paralysie agitante, commotion cérébrale, etc., etc.).
2° Dans les alïections du neurone moteur périphérique, susceptibles de donner lieu à la réaction de dégénérescence, mais ne la donnant pas en raison de l’atteinte légère du processus morbide.
3“ Dans les affections du système neuro-musculaire de nature fonctionnelle. Les paralysie;^, motrices de l’hystérie ne donnent jamais de modification des réactions électriques. Parfois cependant on décèle chez lès hystériques une légère hypoexcitabilité. Dans certains cas celle-ci est alors simplement apparente et tient à l’augmentation de résistance de la peau fréquente chez les hystériques : d’autres fois il s’agit de muscles contracturés, et l’on conçoit qu’il faille pour faire apparaître le seuil dans ces muscles contracturés une intensité plus forte que chez un sujet normal où l’on excite des muscles en parfait relâchement.