V. De la Cirrhose , etc
§ 84i. La cirrhose, ou le tissu morbide fauve, exisie
DES TISSUS ACCIDENTELS
quelquefois sous forme de masses; on l’a vue aussi sous forme de plaques et de kyste.
En masses, ce tissu est fauve, mat, flasque; humide , compact , analogue au tissu des capsules surrénales : il ne présente point de fibres distinctes. Les masses varient du volume d’un grain de millet à celui d’un noyau de cerise. Elles existent quelquefois en quantité innombrable. Les plus grosses paraissent squammeuses.
Ce tissu se ramollit sous forme de pulrilage brun verdâtre; ses effets, soit locaux, soit généraux, sont peu marqués. 11 existe assez souvent et très-abondamment dans le foie, qui est alors amoindri, ridé, rugueux. On l’a vu aussi dans le rein, la prostate , l’épididyme , l’ovaire, la thyroïde.
§ 842. M. Laennec a désigné, sous le nom de sclérose , un tissu très-ressemblant ou identique avec le tissu blanc compact, et qu’il a trouvé infiltré dans le tissu cellulaire sous-péritonéal de la région lombaire d’un individu cancéreux. Il diffère des tissus morbides en ce qu’il n’a pas été vu ramolli; mais il s’en rapproche par sa propension à s’étendre.
§ 843. Le même pathologiste a désigné, sous le nom de squirre squammeux , un tissu d’un blanc mat demitransparent , feuilleté comme la chair de la morue , qu’il a vu une fois renfermé dans un kyste nacré, sur un individu cancéreux.