‹ Élémens d'anatomie générale, ou, Description de tous les genres d'organes qui composent le corps humainChapitre 42 sur 73 · II. Des Gaines des tendons · texte numérisé non relu

II. Des Gaines des tendons

§ 521. Les gaines des tendons sont des canaux hgamenteux qui entourent et fixent lés tendons à leur place.

Quelques-unes sont assez longues pour, former de vévitables canaux; d'autres, beaucoup plus courtes, sont appelées des Hgamens annulaires. Parmi ces anneaux ligamenteux, quelques-uns sont toutà-fait circulaires; les autres, ainsi que les gaines, sont complétés par les os voisins, d'où résultent des gaines ostéo-ligamenteuses. Elles sont, ainsi que le tendon qu'elles contiennent, tapissées par des membranes synoviales vaginiformes. Ces gaines sont très-solides, très-fortès ; elles contiennent chacune un ou plusieurs tendons ; elles sont surtout nombreuses à l'extrémité libre des meinbres , plus dans le sens de la flexion , et plus fortes aussi dans ce sens que dans celui de l'extension. Elles maintiennent en -place les tendons, elles empêchent leur déplacement pendant l'action des muscles et les mouvemens des articulations; elles servent aussi , en quelques endroits, de poulies de renvoi , qui changent la du ection des tendons et modifient le sens des mouvemens.

JII. Du Périoste.

§ 522. L'enveloppe des os ou le périoste, entoure les os dans toute

DES ENVEtOPPES LIGAMENTEUSES. ' 21^

leur étendue, excepté les surfaces articulaires. Les dents seules, qui d'ailleurs ne sont pas des os , en sont dépourvues.

Cette enveloppe est interrompue aux articulations amphiarthrotliales et diarthrodiales , elle ne lest pas aux articulations immobiles.

Sa surface externe est floculente , et hérissée de filamens qui se confondent avec le tissu cellulaire environnant , et qui , dans d'autres endroits, se continuent avec les liganiens et les tendons.

La sui-face interne est unie à l'os par d'innombrables prolongemens qui accompagnent les vaisseaux dans son intérieur et dans son épaisseur. Cette surface est surtout unie très-solidement aux os là où ils sont épais et spongieux, moins solidement dans les autres endroits. L'adhérence est moins solide aussi dans- les enfans que dans les adultes.

L'épaisseur du périoste est variable, et proportionnée à la vascularité des os.

Sa texture est fibi'euse , et fîbro-cartilagineuse dans les endi'oits contre lesquels frottent des tendons. Il a des vaisseaux sanguins ' très-nombreux , et, sous ce rapport , fait une exception remarquable dans le tissu Ugamenteux. On y a aussi aperçu des vaisseaux lymphatiques. On n'y connaît point de nerfs.

Le périoste est d'abord mince et peu vasculaire avant l'époque de l'ossification. Il devient épais et vasculaire à cette époque. L'tisage de la garance ne le colore pas.

Les fonctions du périoste sont d'envelopper l'os , de soutenir ses vaisseaux, de réunir dans l'enfance les épiphyses au corps de l'os, et de servir à cette époque à l'insertion des ligamens et des tendons.

On lui a attribué sans preuve l'usage de former'les os, mais on voit l'ossification des os courts commencer au centre du cartilage , ,et loin du périoste par conséquent ; de déterminer la forme des os , ^d!eo borner l'accroissement en retenant le suc osseux , etc. Quant à la part qu'il peut avoir à l'accroissement des os en épaisseur, à la réparation des os divisés ou nécrosés , elle sera examinée pkis loin fchap. VIII).

Le périoste divisé se réunit ; enlevé , cela produit oi'dinaix'eraent une nécrose superficielle, et il se reproduit après l'exfohation. Lorsqu'il est enflammé, il y a quelquefois résolution, d'autres fois gan grène; quelquefois il suppure, et se sépare alors plus ou moins promptement de l'os qui se nécrose; d'autres fois l'inflammation étant plastique , il se fait line déposition dans son épaisseur, une périostose , qui tantôt se dissipe par résorption , et d'autres fois s'ossifie. Le périoste est quelquefois le siège d'une dégénération ou d'une production cancéreuse cérébriforme , au centre de laquelle l'os luimême n'est pas très-altéré.

§ 523. Le périchnndre , membrane ligamenteuse qui enveloppe les cartilages, ne diffère guère du périoste que par une bien moins grande vascularité. 11 remplit, à 1 égard des carlih.ges, les mêmes usages que le périoste à l'égard des os , et de plus , il donne à ceux qui sont très-minces et flexibles, une résistance à la rupture, une ténacité qu'ils n'ont pas par eux-mêmes.

Page 1