I. Des V °rs vesiculaires
§ 847. Les' vers vesiculaires', Entozoa cystica (Rud. ), consistent, en grande partie , en une vessie caudale plus ou moins volumineuse, pïopre à un seul , ou commune à plusieurs vers : le corps est déprimé ou ^-rondi , toujours très-petit ; la tête ( nulle dans un genre) est munie de fossettes ( deux ou quatre ) , de suçoirs (quatre ) , d'une couronne de crochets ou de quatre proboscides recourbées ; il n'y a point de canal intestinal ni d'organes génitaux visibles. Ces vers habitent toujours la substance des organes dans un kyste distinct; ils ont été long-temps confondus ensemble et avec les kystes, sous le nom d'hydatides. Aujourd'hiii même les naturalistes rejettent un ou deux des genres de cet ordre, qui sont les suivans : Acephalocystis, Echinococcus , Cysticercus, et Diceras.
§ 848. L'acéphalocyste ^ , genre établi par M. Laennec, mais non adopté par M. Rudolphi, ni par M. Cuvier , consiste en une vessie dépourvue de tête et de corps , ronde ou obronde, du volun^e d'un petit pois à celui d'une pomme moyenne, à pai'ois minces et molles , transparentes, blanchâtres, homogènes, fragiles ■> remplie d'un liquide, aqueux et albumineux. Il est douteux qu'on y ait observé des mouvemens spontanés. Il paraît que ces êtres équivotpies se reproduisent par des bourgeons intéi'ieurs. On en a rencontré dans presque tous les organes. On en connaît sept à huit espèces. Ils sont toujours enkystés , si l'on en excepte la môle en grappe , que l'on regarde comme le résviltat de la réunion ou de la soudure d'une espèce de vers de ce genre.
§849. L'échinococque , genre de M. Rudolphi, qui y comprend peut-être les acéphalocysles, et que M. Cuvier n'admet pas , consiste en une vessie extérieure simple ou double , à la surface interne de laquelle tiennent plusieurs vers fins et granuleux comme des grains de sable, dont le corps est ovoïde, et la tête ( comme celle du ténia armé ) munie d'une couronne de crochets et de suçoirs.
Une espèce, l'E. de l'homme, E. hominis, habite les viscères de l'homme , et svu'tout le foie.,
' Laennec, Mémoire sur les vers vesiculaires, etc., in Bulletin de l'École de médecine; Paris, an XIII (*). . „ „
2 Laennec, loc. cif. — Ludersen , Diss. de hjdatidibus; Gotting., ibob. — H. Cloquet, Faune des médecins, tome I; Paris, 1822.
(*) On lit ce qui suit, dans le TraiLé de l'Auscultation et des maladies d,'s Poumpns, par Laekrec, page 276, tom. i" de Ja deuxième édition de 1 arib et page 123 de l'édition de Bruxelles ; . •
« J'ai décrit dans ma jeunesse, sous le nom de distomus intersectus et comme un nouveau genre de vers, un animalcule qu une de mes 'ualaUt^ croyait avoir rendu par les selles et que je soupçonne fort au,ourd nu n'avoir été qu'une larve de quelque espèce de mouche tombée par hasauUlanh
le vase de nuit. , , , ^ v, y
(Note du docteur C. J. B. Lomet- ;
bEs VERS intestinaux:. 35i
Ç 85o. Le cysticcrciue a le corps arrondi ou déprimé, rugueux , se lerniinant en une vessie caudale; sa tête ( comme celle du ten.a armé) est munie de quatre suçoirs et d'une proboscide recourbée. Il habite solitaire dans un kyste très-mince. ^ ,
LeC du tissu cellulaire ou C. ladrique, C. cellulosœ, à titte carrée, à col très-court et renflé en avant, à corps cylindrique -alonaé, à vessie caudale elliptique transversalement, est l espèce si comuiune dans le porc; on la rencontre aussi quelquefois dans les muscles, le cerveau et le cœur de l'homme. On en trouve encore quelques autres espèces dans le corps humain.
§, 85i. Le diceras ou bicorne rude, D. rude, a le corps ovoide, déprimé; il a une tunique lâche ; sa tête est pourvue d'une corne bifide, âpre, fdamenteuse. Oniie sait pas au juste s'il habite la substance des organes. 11 a été découvert par M. Sultzer, dans des matières rendues par l'action d'un drastique. Mis en doute par M. Rudolphi , il a été retrouvé depuis par M. Le SaUvage , de Caen , qui eu a envoyé des individus à la Société de la Faculté de Médecine, ou je les ai vus.