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DES TENDONS

Parmi les tendons il y en a qui ont la forme de cordon dans la plus grande partie de leur longueur, et qui , à lune des extrémités ou aux deux , s'élargissent en membranes.

Il en est d'autres qui, simples à une extrémité , se divisent à l'autre en plusieurs cordons ou en lames plus ou moins larges.

§ 5i6. La connexion des tendons avec les fibres musculaires est très-solide; on a prétendu même qu'il y avait continuité réelle et identité entre ces parties. Mais, outre les différences de densité et de couleur, outre la différence remarquable qu'on aperçoit avec le microscope entre les deux tissus, on voit des tendons aponévrotiques dont les fibres ont une direction différente de celle des muscles; les tendons sont beaucoup moins vasculaires que les muscles; ils sont plus longs proportionnellement dans les enfans ; ils se séparent des muscles par la décoction ; ils se résolvent en tissu cellulaire par la macération; ils ne sont point irritables comme la fibre musculaire, etc.; ils n'en sont point la continuation, mais seulement celle du tissu cellulaire des muscles.

Par l'autre extrémité les tendons sont attachés aux os, en général près des articulations. Quelques tendons aponévrotiques , au lieu de s'attacher directement aux os, s'épanouissent et se confondent avec les enveloppes des muscles.

Les tendons sont entourés de tissu cellulaire commun et lâche, ou de bourses mucilagineuses , suivant l'étendue des glissemens qu'ils éprouvent.

Quelques-uns sont maintenus par des anneaux ou des gaines qui préviennent leur déplacement.

La couleur des tendons est blanche, resplendissante, azurée, comme verdâtre, satinée ou veloutée.

Le tissu fibreux qui les compose contient dans ses intervalles, dans les plus gros au moins, du tissu cellulaire et des petits vaisseaux sanguins.

Quelques tendons ont une texture fibro-carlilagineuse: ce sont ceux qui frottent contre des os; ils deviennent même à la longue osseux dans ces points.

Leurs propriétés essentielles sont l'inextensibilité et la force de cohésion, ce qui les rend propres à transmettre aux os l'action musculaire, seule fonction qu'ils aient à remplir.

Ils sont rarement altérés; la piqûre y détermine un gonflement indolent qui se résout lentement.

ARTICLE III

DES ENVELOPPES LIGAMENTEUSES.

§ 517. Des membranes ligamenteuses forment, à certaines parties, des enveloppes analogues à celles que le tissu cellulaire fournit aux autres organes. Ces membranes sont les suivantes :

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