‹ Élémens d'Arithmétique: ouvrage adopté par l'UniversitéChapitre 131 sur 134 · MITS ET MANUFACTURES · texte numérisé non relu

MITS ET MANUFACTURES

' OESTIséc

lliXa DJM INCiNIBUna civils , des DIRBCTBUBS d'ùSINBS , DES CHEFS DE BfA»V7A0TURKS , DES PBOEEiSSEURS DE SCIENCES APPLIQUifiS ^ ETC.

^École Giutralc des Arts et Manufactures a été fondée en novembre 1 829. JUpiériencc acquise aujourd'hui permet de s'adresser à la France arec

tl'de réserrc qu'à l'époque oh. les idées qui lui servent de base n'exist encore qu'en projets. L'École s'est établie; ses professeurs se sont = irDtés de la manière la plus heureuse; ses collections s'agrandissent iqne jonr^ le nombre des élèves va toujours croissant, et les ingënieurj Bi qu'elle forme trouvent la carrière utile et honorable sur laquelle «s avions compté pour eux.

IK tous ces projets se sont accomplis , malgré les secousses réitérées de ^lilique et d'une épidémie désastreuse , c'est qu'il existe une force de r'dans cette École si jeune encore , qui n'est comprise que de ceux qui ^ont passé. Professeurs et élèves, tous animés d'une même pensée, 4s comme un seul homme, marchent avec un ensemble que rien n'a * troubler; tous ont rivalisé de dévouement et d'abnégation quand ^ititutiontiaissante a paru menacée par les événemens publics. Cest que l'École Centrale représente un principe social nouveau ; c^est l!Ule n'a jamais eu, et qu'elle ne prendra jamais entre les mains de ses jdateurs, le caractère d'une spéculation privée, et que chacun s'y dévoue liBie à un établissement national désormais.

JrÉcole Centrale élève l'industrie au rang des arts libéraux , lui donne loentre, une faculté, une scrbonne , d'où sortent, sous le nom d'ingéearâ civils, les nouveaux docteurs industriels. Par elle une feunesse (4e, rudement éprouvée au travail, nourrie d'un enseignement positif, Tépand dans nos ateliers, qu'elle va féconder par ses soins intclligens. Un jour on s'étonnera sans doute que les études industrielles aient pris ard leur place dans l'éducation nationale, que leur immense înlluence laie ait été méconnue, et que l'encyclopédie des arts et métiers ait été fouir dans la poussière des bibliothèques, au lieu de devenir l'évangile ^ nouvel enseignement. Qu'on visite l'École Centrale^ et l'on concevra

qu'en cITet la làdm était diffidie. I! fallait réunit leârstieticesindosti en un corps de doctrine , créer des mélLodcs d'enseignement à lenri former des professeurs dans un nouvel esprit^ trouver des capltan fonder un ^tubliiseineni digne de son bqt , et y «mAttor des âèmi 8i441^1e3xBàiikét d'unaeprentelengiMetpèBibl», 4Rm rtsdtitii Tout cela s*est fait , parce que l'École Centrale est une nécessité d époque et de nos mœurs. De nombreux élèyes ont répondu au p appel fait à la France, et si quelques-uns y sont Tenus ayec aneréi chancelante , tous ont bientôt été maîtrisés par cet enseignement, s'appuie que sur des faits et qui ne conduit qu'à des applications d^ contestable utilité sociale.

Ainsi se sont évanouies, devaml les résultats de l'expérience; to objections que soulevait la pensée première d'une semblable crésti sciences industrielles se sont coordonnées; les professeurs ont été les capitaux n'ont pas manqué ; les élèves viennentavecconfiano placent, à leur sortie , d'une manière avantageuse. Tous oestésoU paraissaient chimériques, ne sont plus contestables.

On pourrait dire encore que l'École Centrale est une créatio mère, reposant sur la télé de ses fondateurs et destinée k in eux, par cela ménie qu'elle n'est qu*un établissement particvlic si l'on examine de près son organisation, qui en soustrait la marcb influence individuelle , et qui , par les pouvoirs attribués au- coi professeurs , assimile entièrement l'Ecole aux établissemens pub)i( objection s'évanouira comme les premières.

On verra , d'ailleurs , qu'à mesure que les élèves sortant de FÉcc en qui s'est révélée une intelligence spéciale sont placés de manier pléter leurs études par la grande pratique, et rentrent plus tarda comme professeurs, pour perpétuer les méthodes d'enseignemen ont formés.

L'Ecole Centrale est acquise au pays; sa perpétuité est assui repose sur s«n organisation et sur ses propres élèves. Il faut ma qu'elle étende le bienfait de sou enseignement sur les jeunes gen gens, mais pauvres, qui ne peuvent l'aborder sans secours. Tous fîcei qu'elle peut s'imposer à cet égard, elle les accepte sans hési: ils sont loin de suffire. Que les départemens achèvent son œuTre, léger subside accordé au concours, vienne faciliter les études de |eunes gens dignes de eet appui. C'est un appel que des hommes de cœurà un grand intérêt social, ne craignent pas de faire à laconscien que, certains que persim ne ne se méprendra sur leurs véritables int lios cicv(.'s de l'Kcole se feront partout, nous en sommes i ,1 voyais de colle \^o1>lv^ c^vusç. Dowucvà un jrune Iionime pauvre

kn moyens de développer ses faculttîs, doter le pays d'un iMmme lltrieiix qui saura en tirer de nouvelles richesses, c'est pour les admi- [étions dcpartcraentales une bonne acllou et un bon ealcul. ^ , sur un rapport motivé fait par une commission choisie dans son ila Société d'Encouragement a décidé qu'elle accorderait quatre demilesi an concours , aux jeunes gens qui se destinent à l'Ëcole Centrale, ist le système que nous voudrions voir adopter par les conseils généra département. , I Xkous permettra, dans cet intérêt qui est sacré à nos yeux, de faire Biitre en quelques mots le but et les moyens de TEcole Centrale aux •unes qui pourraient exercer une salutaire influence sur do telles dc- Itions. Puissent ces détails porter la conviction dans les esprits, et tons-nous bientôt voir rÉcole Centrale, se recrutant dans les ateliers , tutlre les jeunes artisans que leur intelligence et leur conduite rcn- «lignes de s'élever au rang d'ingénieurs civils.

ur comprendre le but que se sont proposé les fondateurs de l'École raie, il sulTit d'esaminer un instant la nature des entreprises î»dus« es et les chances diverses qu'elles présentent , sous des conditions qui ^Xent néanmoins égales. Les catastrophes qui frappent certaines en- 'iseSj qui en éloignent les capitalistes et qui arrêtent les melllettrs KJtSf sont-elles difBcilesà expliquer, quand on voit la manière dont les fissions industrielles se recrutent? La direction des grandes spécula- I ^t presque toujours confiée, en effet, à des hommes qui n'ont reça tee éducation professionnelle, et qui ne peuvent apprécier ni les f^ns dont ils disposent ni le but qu'ils doivent atteindre. Ce sont des içrs iulelligens, qui possèdent une certaine habitude du travail, mai^ Kaanquentde principes théoriques. Ce sontdcs jeunes gens poussés par l^rconstances , et entrant dans cette carrière ^ préparés par des études ïpient littéraires» qui les laissent sans ressourcescontre le plus léger obst» Ce sont eniin des esprits hardis, qui^ doués d'une sorte de faculté inlire 9 ont abordé l'industrie sans aucune instruction solide et avec lo seiï i^sdeleur imagination. La routine aveugle desun8,quicroient le saroir %l^ parce qu'ils ne connaissent que la pratique, les invention inconh- ^ des autres viennent partout mettre obstacle à la'productîon, enfi'ap- ^ 4e stérilité les ressources naturelles du pays, ou en épuisant ses ^ par d'inutiles efforts.

IB| plupart des jeunes gens qui se livrent à la carrière industrielle Igp^eot donc sans préparation. Si quelques-uns veulent se livrer à des 1«S8 sérieuses , où trouver un cnseigncment'complet, aimmenl acquérir ^ éducation pi'ofi'SsionneHe dont ils ont besoin? Aucune des iu$tîlude l'État n'y a pourvu.

4el on put former des directeurs d'usines^ des ingénieurs civils, des

fiietairs^des mécaniciens. Ils ont voulu donner k tous ceux qui dol'^ t>fendre part aux spéculations industrielles, l'instruction positÎYe 9tàt est nécessaire pour en apprécier )a valeur.

pendamment du but spécial dont nous venons de*" parler , les jeunes

'f quelle que soil leur direction future, trouvent dans l'École une

Aioti positive, qui leur inspire le goût du travail , parce qu'ils voient

Cravail , guidé par la science , est fécond en résultats utiles. L'iia-

Me d'appliquer leur esprit à suivre des raisonncracns sévëres, forme

^Wdresse leur jugement , tandis que de frcquens exercices d'invention

Moppent leur imagination , en leur apprenant toutefois à n'en faire

qlic dans les limites prescrites par les faits.

si, Pinstruction que les jeunes gens reçoivent à VÉcole Centrale des «t Manufactures olTre à ceux qui s'y distinguent une nouvelle carrière lionoraUe que lucrative ; à ceux qui doivent diriger dcsétnblîsscraens fÎDstructioQ indispensable; et à tous, un complément à l'éducation des ngcs , en harmonie avec l'esprit de nos institutions. fDus l'influence de cet enseignement nouveau , on verra disparaître l'in- KÏrité de quelques branches de notre industrie. Des directeurs d'usines^ Irrls d'études sérieuses dans los sciences et préparés à diriger toutes rt applications, vont imprimer une vie nouvelle à une multitude d'éiTOcniens qui languissent sous l'empire d'anciennes habitudes ronti- ^es. Des ingénieurs, tournant les capitaux vers des entreprises utiles » ^ont les appeler et les féconder par leurs succès. L'Angleterre doit en tide partie sa prospérité industrielle à ses ingénieurs civils et à la conce qu'ils inspirent aux capitalistes.

4*influcncede cette éducation industrielle générale, et l'habitude prise les élèves de comparer les procédés des diverses industries, doit amener riésultat immense, et que l'on peut apprécier à priori, 11 est évident que arts Tés plus éloignés ont des opérations analogues à exécuter , et qu'ils ploient souvent des méthodes fort différentes. L'éducation générale de «oie Centrale apprend à transporter dans chaque industrie les nié* des perfectionnées que les autres possèdent. Elle tend, en conséquence, itrodttire, dans les usines, une perfection dans les détails des procédés des mécanismes , qui assure la bonne marche de l'ensemble et le succès

opérations.

Lt*agricultnre n'est pas désintéressée, elle-même, à l'enseignement des sncos industrielles. Les propriétaires j apprennent les procédés les plus intaj^evx ^K>ur féconder le sol, pour fabriquer les engrais, pour pcrfec-^ nner les constructions agricoles, pour exécuter des travaux d'irriga* Df et pour améliorer les chemins vicinaux qui ouvrent des dé]jouclics

(8> ù leur:) produits. La wccanujue leur donue le moyeu de juger des cliiiics dont les fr«is d'établissement peuvent être cx>a verts par I nomie qu'elles procurent. Us trouvent surtout dans la chimie agr de nombreuses ressources pour tirer parti de leurs produits enlw sant subir une première préparation industrielle. L'art de fabriqi sucre de batterarcs, l'extraction do l'amidon , la distillation des grai carbonisation y etc., leur apprennent j en effet > à se procurer un n plus avantageux de produits qu'ils out quelquefois de la peine à f daqs leur état naturel.

fnGui l'École Centrale des Arts et Manufactures, envisagée sous on de Tuç de haute utilité sociale et politique , ouvre uue carrière relie a tous les jeunes gens qui , entraînés par Viniluence de Véàta cl^ssiquci tournent leurs efforts yers des professions encombrées , c'( dire le droit et la'médccine. L'École de Droit présente une popol flatt{iiite qui ne fait qu'y passer y cinq cents jeunes gens la dései'tjsnl que an née I interrompant leurs études^ sans être propres à aucune profc La concurrence n'est pas moindre à l'École de Médecine ^ d'oii il so nviellement deu:^ docteurs pour une place à rempliri et tandis que \& mîç^^ires du budget de l'instruction publique se plaignept à la Cbi dçs Péputés de la population flottante de ces écoles et du noinbi jeunes geps qui finissent par les déserter sans achever leurs études,! seil général des Manufactures (i) déplore au contraire la rareté des qui abordent l'industrie avec des connaissances positives.

Le but de TÉcoIe Centrale étant déûni, on reconnaîtra , en parce le programme des cours, qu'on s*est attaché à établir dans son eus ment un lien rationnel entre la pratique et la théorie ; il fallait éri tomber dans Taridité des sciences abstraites, tout en appelant la thi coordonner les divers procédés industriels, pénétré de l'importance principe, onaecarté tout cequi concerne lesthéorles rnathémaliquc élevées, l'ex.^éi'iencc ayant démontré que ceslhéories sont rarement dans les applications, et que, dans le cas contraire, le simple énoi résultats obtenus par une analyse transcendante peut suffire.

Tous les cours de l'École ne forment réellement qu'un seul et cours ^ la science industrielle est une; tout industriel ..oit lacouuai ioa entier, sous peine d'être inférieur au concurrent qui se pi mieux armé que lui dans la lîce.

Rien d'ailleurs n'a été néglige pour donner auN^ élèves tous les u d'insti*uction nécessaires.

(0 Rapport fait au Cous il p;cucral le 3omai i833, sui TRcolc Centrale par ui ■vîwîon composée de MM. Bcrjinl, Roman, DcsrousseauXi Saulnicr, fi Darwt,rap{

(9 J Une bibiiothcque industrkîilo (i), des collections, de toute espèce se pporlant à lacliimiei à la géologie et à la nilaéraîogîey un cabinet com- «tde pbysîcjuc appliquée, deslaboraloires, des ateliers pour l'exécution Minodèlcsde construction, enfin un portefeuille 1)ien garni de dessins, de us genres , la plupart inédits^ et dus auTi professeurs de TEcoICi contrileDt d'nne manière efiicace à prc^parcr les élèves au^ détails et aux difmUés de l'application. Les dessins d'épurcs, les travaux de laboratoires a (montages d'appareils ]>hysiqueS| los constructions de modèles qn'on îge d'eux, forment d'ailleurs un véritable cours de pratique induslriçlle| ileur donne de l'entente et de Thabitude , et qui le^ aide plus tard à svirtnter les difTicuUés qu'on rencontre a cliaque pus, quand on se trouvç irgé pour la preinièi e fois d'une opération manufacturière importante. Les problèmes qu'on donne à résoudre aux élèves pour les forcer àf^iro \ recherches expérimentales, les compositions auxquelles ils se livrent près des programmes dont les dilHcultés vont en croissant | les projet^ «înes qu'ils dressent dans des conditions déterminées, tous ces exercicç9 L exigent l'emploi do leur imagination et de leur savoir, acbève^il leur ^cation industrielle. Ils leur apprennent à étudier avec fruit les éléfnQns i. doivent entrer dans la création d'un établissement manufacturier! El les combiner entre eux de la manière la plus avantageuse suivant

circonstances locales.

Enfin , ce qui distingue l'enseignement de l'Ecole Centrale ^ c'est que la cace de la production n'y est pas envisagée sous le rapport technique klement. I^es principes économiques applicables a la gestion dcsniauulïtures y sont dévelop])és en môme temps que les procédés de fabrication, «'importe de savoir produire, si l'on ignoré les conditions utiles de la oduction? Les élèves apprennent donc à traiter simultanément les quêtons d'art et les questions d'économie manufacturière. Ils se pénètrent «I avant{igcs qu'on obtient par la division intelligente du travail, par la gularité et l'homogénéité des méthodes de fabrication^ par l'esiprit d'or- 'cet de prévoyance qui caractérise l'administrateur.

Xi'enseignement de l'École Centrale serait mal compris, si les élèves qui K> sortent ne demeuraient convaincus que l'art d'administrer forme l'une

CO M- le miiiisU'c du commerce et des iraTaiix publics a donne & l'École le Recueil de statistique anglaise, les divers rappoils sur les expositions dcrindustrîc, le Recueil s descriptions des breycts d'inrcniion et K-nr catalogue. La Société' d^Eneouragroient ^oîc deux exemplaires de son Bulletin. M. Charles Albert, ancien îngcfnieur niee«^ ^'cn de Paris, a fait donation tout récemment d^unc partie dç sa biblioth^-que h FK- ^<^- Il a fonde' un prix en faveur de relève qui se distinguerait le plcis d^ns Pe'tndp et Pplication de la règle anglaise h calcul. Nous les prions d\igrccr ici Tcxprcssiou Clique de la reconnaissance du directeur, des professeurs et des élèves , pour avoir donné ^X(nnple qni trouvera , non;* osons Tcspérer; des imitateur^ nombreux.

lec

i\eê qualités fondamcnlales de l'indastrîcl. Oo leur prouve , l chaque i» Unti par det faits , toute Pimporlance de ces bonnes niélliodesd'ibhl"; nistrationi qui prcriennent ou atténuent les fautes, et qui doublent b proGts d'un succès. On leur fait sentir la haute utilité de cesbonnovEthodes de comptabilité > qui, décomposant les dépenses et les recetta,r!|' font immédiatement ressortir les causes de perte ou de bénéfice, et ut quent le sens dans lequel un établissement doit se modifier.

Ott les habitue à compulser et à combiner les documens statisliqoaei QOmmerciauXi qui peuvent seuls éclairer Findustrie sur la directîni donner à une usine existante , on sur la position à choisir, quand il f^ipt d'en fonder une nouyelle.

Peut-être troufera-t-on au premier alx>rd que le cadre embrtsiéfr l*£cole Centrale est trop étendu. Mais pour peu qu'on examine le méonisme de son enseignement, on reconnaîtra qu'il n'en est rien. la études générales nécessaires à tous ont été combinées avec les âifa indispensables à chaque élë?e dans sa direction particulière , de maib qu'il puisse approfondir sa spécialité , tout en embrassant la science Jîi s<m ensemble général. Ce n'est, en effet, qu'en possédant la scieDoels point de vue d'ensemble et de spécialité à la fois, qu'on peut exerorb professions industrielles avec chance de succès.

Les études durent trois années. On avait cru d'abord que deux a' nées suffiraient pour former les élèves; on n'a pas tardé à reconotbt qu'ils seraient trop surchargés de travail, et qu'on ne pourrait pi néanmoins les initier complètement aux détails de la production. C' année de plus était indispensable. Mais comme il devait en résa^ une augmentation de dépense de sept '.cent soixante-quinze francs, pÀ' de IVnseignement annuel , le conseil des professeurs ne s'est décidé ■ cette prolongation, qu'après avoir épuisé tons les moyens qui poufàientei dispenser. Nous insistons sur ce point, afin que les jeunes gens qui teaW entrer à l'École Centrale n'y mettent le pied qu'avec la ferme résohlK» de consacrer trois années entières ii leur éducation. En n'y restant qoB deux années, ils ne pourraient acquérir que des notions imparfiaittfi et seraient impropres à diriger la plupart des travaux. Ce terme de trois I années est plus court, d'ailleurs, que le terme assigné à la plupart <k*i études professionnelles : l'éducation des élèves de l'Ecole Polytechnique dure, par exemple, quatre ou cinq années , en y comprenant le temp qu'ils passent dans les écoles d'application.

Lorsque les élèves ont parcouru tout le cercle d'enseignement présent par le programme de l'École , ils exécutent un projet d'usine mis as concours et sont soumis à des examens généraux. Ce n'est qu'après ) 0yoir répondu d'une manière satisfaisante qu'ils obtiennent les dipl^^

Ktgénleurs ou les certificats de capacité qae l'École accorde. Les mani; :t.urîers et les cbcfs d'établissement attachent chaque jour plus d'impor 1 ce a ces diplômes, convaincus, par leur expérience, qu'ils sont délÎTii 3G une consciencieuse sévérité.

Ij'Écolc Centrale ne reçoit que des élhves externes. Cest même un lection qu'on a faite contre son organisation. On n*a pas réfléchi qu' Lit impossible de caserner et de soumettre à un régime uniforme h i.nes gens d'âges si divers, qui Tiennent j puiser cette nouvelle instruc »ii. Les fondateurs de l'École sont obligés d'ailleurs de se consacre Knplétcment à leur euseignement théorique et pratique à la fois , qv ige une attention et des soins continuels. Pour lever toute difficulté

directeur de l'École s'est mis en rapport intime avec une institution c :« pensionnats, situés dans le Yoisinage,où les parens peuvent placer leur s, s'ils ne sont pas eucoi^e d'âge à user avec sagesse de leur liberté.

Le succès obtenu par l'École Centrale est constaté par la facilité ave rjuclle se sont placés tous les jeunes gens qu'elle a formés, et par les de «ndes d'élèves que font h l'avance toutes les notabilités industrielles d feys. Les étrangers même viennent maintenant y chercher uneéducatio: -s'ils ne peuvent trouver ailleurs. IjC Gouvernement espagnol j entretien nq élevés, qui devront retourner dans leur patrie a lafm de leurs études Dur tirer parti de ses ressources industrielles négligées jusqu'à présent

Enfin y le plan de l'École Centrale a semblé conçu d'après des idée llement rationnelles que des établissemens semblables sont projetés ondres, à Madrid, & Bruxelles. . . .

L'École Centrale peut donc affirmer, sans être démentie , qu'elle a véri* iblement créé l'éducation industrielle. Désormais, celui qui veut entre ans cette vaste carrière peut se l'ouvrir ; il trouve dans i'Éôolc Central ne instruction complète qui lui permet d'aborder avec hardiesse ton s genres de travaux. Désormais, les Facultés de droit et de médecine n »nt plus les seules qui s'oflrent aux jeunes gens embarrassés de choisi ne profession ; la Faculté de l'industrie est fondée à son tour.

Et eu elFet , quoiqu'elle ne compte encore que six années d'existence 1 rencontre dans toutes les branches de la production des jeunes gensqu

sont formés dans son sein. I^es uns sont employés par des ingénieurs s autres ont été appelés à la direction de travaux métallurgiques lelques-uns appliquent leurs connaissances chimiques dans les fabrîaiK ; toiles peintes > verreries, faïenceries, raBinerics de sucre, ctc; plosii entre eux travaillent la construction des ponts suspendos-ctâee^ ins de fer; d'autres montent des machines à vapeur , des roues hji ]ues, etc.; sept d'entre eux enfin, professent, soit en Franos^'^ îlranger, les sciences qu'il ont apprises à TÉcoIe Centrale, f

|ms les professions qui iuiui()uout aux élevés , ce sont plutôt les élevés^ manquent aux professions (i).

Ces élèves^ une fois introduits dans la carrière , aident à leur tourleon camarades à s^ourrir un débouché. II s'établit entre eux une société pou leur placement mutuel dans les dilTércns genres d'industrie > et celte eipeçc de recrutement , qui s'opëre par la correspondance des éièves eoki eux et ct^ec VÉpqle Centrale, permet aux jeunes gens dont Ie;s parens n'en^L], cent pas fie profession industrielle de se créer aussi facilement que b au^ei une position honorablo et lucrative. •

(i*Ëcolc s'attache & rendre faciles et durables ces communications eQtn lesunatei^ élëycs. On conçoit combien il importe j en effet, de oonsenq en^*ed6i honinies que des rivalités d'intérêt pourraient séparer unjotff cette habitude de rapports apiicaux , qui prévient des luttes de concac' rencc outrée > dans lesquelles l'industrie s'épuise si souvent , et qu'une ob* m^ tiq^tion insensée ou haineuse prolonge jusqu'à la ruine réciproque ib usines rivales.

Ufi gr^nd nombre d'ingénieurs $e sont mis en rapport avec l'École ùt tr«le pour lui demander des sujets capables, à mesure qu'ils étendent kn travaux. Il suIEt de citer ici MM* Polonceau, G>rdier,Fiachat, Segnb, Talabot, Clialcy , Hul>ert, etc., dont les noms sont si lionorablcnat connus par les constructions remarquables qu'ils ont exécutées.

Les suffrages des premiers manufacturiers du pays ; les témoignages de bienveillance cïïicace qu'elle reçoit de la Société d'Encouragement, l'opinion e'mise par le Conseil général des Manufactures ; la protection mar quée que le Gouvernement lui accorde en toute occasion; enfm , et pu* dessus tout, Tempressement avec lequel les ingénieurs qu'elle a foméi sont demandés et accueillis par l'industrie, telles sont les garanties )« l'Ecole 0;ntrale présente et de sa bonne organisation et du but importifit qu'elle remplit.

Nous devons ajuuter à ces témoignages celui des propres élèves de TE* colcy qu'une affection si réelle attache à l'établissement, et qui saisissefit avec tant d'erppre^sement toutes les occasions do la manifester. II y aqoel' que douceur pour nous, après tant d'efforts, à voir qu'ils ont été comprii par ccu^i^ qui en furent l'objet, et à sentir que les juges les plus directs etitf moins récusables de nos méthodes d'enseignement, sont de plus en plos convaiucu^ de leur eillcacité, à mesure qu'ils ont l'occasion de les soumettre à l'épreuve de la pratique cqmmerciale.

(i) Gonrahw ^ la fin dn prospccius les difll'rcntcs professions des t'Uvcf sur lesq*'' rÉoole a pn «c procurer des remcîf^emcns certams.

ORGANISATION GÉNÉRALE HE I.*ÉCXn.e (0

S V^é But de l'ÉcoLè.

1**. L'École Centrale est destinée spécialement à fi>rAicr del i ng é ai aUfg Ils, des directears d'usines^ des cheb de fabriques et de HiaQii£»çtate$ ; t forme également des professeurs de sçîescea qppKqoéesy dotfés d'|i||e ^cité tonte spéciale ; car l'homme chargé de profiwEser la pratique doit e ingénieur , les sciences appliquées sie pouvant être enseignée^ epilYt* élément que par des hommes qui ont vécu long-temps dans les ateliers. :Ksi l'École Centrale a pour objet d'alimenter l'industrie d'hommes 4a* i^les de prendre la direction de ses établissemens et de ses grands ira- M3., tout en procurant aux jeunes gens doués de quelque dispdtiiiofi Ltr l'étude des sciences appliquées, un état indé|)endant^ honorabla Incratif.

S^ont dans l'organisation de l'École est dirigé rers ce double but.

§ ti. Ikstitutiqii de l'Egole.

^^. L'École eat dirigée par un directeur et un conseil des études. 3**. Le directeur demeure-dani l'établissement. Il est chargé dé l'tidttit-> stration de l'École et de la correspondance. II r^le tout ce qui est relatif % recettes et aux dépenses de l'établissement. Il Teille à l'exécution ^ statuts et règlemens. Le directeur seul prend les engagemens pour les rers emplois; mats il ne peut choisir le directeur des études , tes pro- Baeurs , et les répétiteurs que sur la présentatioin du conseil des étudei. ^K Du conieil des études. ^- Tout ce qui est relatif à l'enseignemdnt ^nx études des élèves entre dans les attributions du conseil des étudea. XiC conseil des études arrête le règlement relatif à l'enseignement et ( a discipline de l'École. 11 peut le modifier suitant les circonstances* le conseil admet ou rejette les candidats d'après les procès-verbaux de ^rs examens. Il prononce à la fin: de chaque année sur Paptituda des ^ves à passer dans la divistoh supérieure et à recevoir le diplôme d'ingéeur ou le certificat de capacité.

Xe conseil des études présente ait directeur un de ses membres pour la

Cl) L'administration des finances ayant soamis an droit de timbre la partie da plràB- ^^nus rehûre aux conditions pccnuîaircs et à quelques antres dctaiis d'admtniHrailon , * a dû les rejeter dani nne feaîlle sc^nîe , qui se Utiave à k soile iln profinuune d«t

*«ir8 et qn'on peut se procurer à TÉcole Centrale,

clirectioD des études et les candidats pour les chaires Tacantes; ildésip diaqne année les jrépétitours.

Les profeîksenrs sont choisis, aulant que possible, parmi lesboiiei joignant à la théorie une connaissance profonde de la pratique.

Le conseil des études nomme son président et son secrétaire.

Ce oonseil se réunît au moins une fois par mois sur la oonrocttioià directeur des éludes.

5*. Sont membres dn conseil des éludes, les professeurs de chimieii dustrielle, de constructions et traTanx publics, de conslmction de chines , d'exploitation des mines , de géométrie descriptÎTe et desesafli^ cations , de physique appliquée f de théorie des machines. t\

Les professeurs de chimie générale, de mécanique rationnelle etdfl| toire naturelle sont appelés au conseil avec toîx consul tatire.

&*• Le directeur des études est chargé de l'exécution des décision Ji oonseil des études. Hors des séances du conseil il le représente et pentai|| le remplacer s'il j a urgence , sauf à en rendre compte, soit au contfH première fois qu'il se trouve assemblé , soit au directeur de l'Écols^ les cas préyus par les statuts.

Le directeur des études fait les ordres du jour nécessaires pour réglerai études et pour maintenir la discipline dans l'École.

^^. Les élèves doivent obéir aux règlemens et aux ordres du joarfH' muignés; ils ne peuvent réclamer qu'après avoir obéi. Le conseil sUt* ensuite sur leurs rcclamations.

§ III. Enseignement.

8°. L'enseignement de l'Ecole se compose des cours, des interrcf^ lions journalières, des travaux graphiques, des manipulations dedûtfli de coupe des pierres et de cliarponte, de physique et de mécioif^ des constructions, des problèmes, projets et concours partiels, deseisi^f

généraux.

9®. Les cours de PÉcoIe commencent', chaque année, le ao no?ente et finissent dans le courant du mois d'aoùL Les élèves à la fin de dnfl cours subissent un examen général.

Tous les examens généraux doivent être terminés le i*' septembre

10*. Des interrogations journalières sont faites par les professeodi les notes des examens restent en députa la direction des études, oàsetf le classement des élèves à interroger. Les résultats de ces examens jo>fr naliers ont la plus grande influence sur la distribution du diplôme.

1 1*. Les professeurs parcourent les salles d'études après lenrs Ufl^ Us reviennent , dans des conférences, sur les points que les élèves i^j |(

te

tu

i ^lùi pa« bien saisis. Ils leur indiqaent les idées nouvelte^ qm nVml pu K rer encore dans le domaine de renseignement , parce qn elles ont be- «1 d'êlre étudiées, et ils complètent ainsi leurs cours, en les maintenant

niveau de tontes les décourertes et même des tcntatires susceptibles r- conduire plus tard.

M^\ Les travaux graphiques se composent d*épures à la règle, an coro« fc et à l'échelle , et de croquis tracés à main levée et cotés i relatils k AS les cours, l'eus les élëres sont assujettis à exécuter la totalité des mslns de leur spécialité.

Kjés travaux graphiques de chaque cours sont journellement vérifiés par

professeurs. Une importance extrême est attachée à ces travaux, qui ^t destinés à reproduire d'une manière sensible les résultats positifs de ma les cours.

x3*. Ce qu'on vient de dire des travaux graphiques doit se répéter k gard des manipulations : elles sont assez nombreuses pour donner aux ^yes des notions positives de chimie.

JLes élèves de i'* année manipulent une fois par semaine dans les labo* toiresy et, en outre, exécutent toutes les expériences de physique ou

mécanique qui sont jugées nécessaires , dans chaque cours, par les ôfesseurs.

ijes élèves de a^ et 3* années d'études sont appelés successivement dans » laboratoires de recherches chimiques.

ILes élèves de 2,* année passent i5 jours de suite dans les laboratoires «lie que soit leur spécialité.

les élèves de la 3* année d'études y passent i5 jours s'ils appartiennent zx spécialités, mécanique on constructions publiques, et un mois s^ils ^rtiennent aux spécialités chimie industrielle , ou métallurgie. Chacun Âox est appelé trois fois aux laboratoires, en sorte que les premiers j 9seht 45 jours , et les seconds trois mois pendant celte dernière année.

14°. Enfin, on met à la disposition des élèves tous les matériaux néoes- ^res à la construction de quelques appareils d'art. Ils les établissent eux« &mes, d'après les dessins qui leur sont donnés on d'après les projets ^^ils ont étudids.

i5^ Pour rendre complet le système d'enseignement , on a joint aux &nens précédens des problèmes k résoudre pendant la première an- ^. EL partir de la seconde , on met au concours des projets de plus t^ plus compliqués qui familiarisent les élèves , d'abord avec les détails -9 constructions industrielles, et plus, tard avec les dispositions d'en- »d>le qui sont les plus convenables dans chaque classe d'usines.

16^. Indépendamment des interrogations faites pendant la durée des

'^imix^ seetiorh GONSTRUCTIONS , ARTS PHYSIQUES : trivaia ■ifcs i •rcihiiectnre mile et inddstrielle ; cTianfia^i éclairage, salubrilé ^'filleff et des graods établissemens.

^f^ùième seeiion. CHIMIE. Chimie minérale : poteries, porcelainci ■Perie, minium; produits chimiques en gënérali acide sulfuriquci ïe bydrochlorîque, soude , chlorure de chaux, aluns, sulfates de fer et soivrei chromâtes 9 salpêtre^ art de l'essayeur ; affinage des métaux pré* BX, etc., etc. Chimie organique. Arts agricoles : teinture, couleurs, ^is, acide pyroligneux, TÎnaigre, acétates, céruse , crèmes de tarln»^ de tartrique, sucre de cannes et de betterares, amidon , toiles peintes et sters peints , distilleries , brasseries, huiles, graisses , cire , savons , tau* ■ne, charbon animal, bleu de Prusse, gélatine, etc., etc. t^jtainème section. EXPLOITATION DES MINES, MÉTALLURGIE. ^IV» Diplômes et certificats de cAPAciTé. «<— RépÂTiTEuns. Diplômes et certificats de capacité*

• Le diplAme d'ingénieur ci?il est#C!Cordé aux élèves qui ont satisC^it les épreuTOS du concours. Le oertiGcat de capacité est accordé à

qui n'ont satisfait qu'à certaines de ces épreuves. 91*. Les élèves de 3* année ne sont admis au concours qu'après avoir ■hptiles conditions fixées par le conseil des études deux mois à l'avance. 33*. Les élèves entrent en concours le i5 juin et subissent leurs exa- ■ips k partir du i*' août.

p3*. Les élèves sont divisés en 4 sections, mécaniciens, constructeurs » \ inistes , métallurgistes.

a4** Le programme d'un projet est rédigé pour chaque section. Une unéc est donnée aux élèves pour en établir les bases dans un pre* ijBT travail qui est déposé a la direction des études. Ils ont ensuite I: jours pour exécuter les dessins et rédiger le mémoire à l'appui de ur prc^et, sans pouvoir toutefois s^écarter des élémens qu'ils ont posés •411 leur premier travail. Enfin, ils soutiennent un examen oral sur Kl* projet qu'ils sont obligés de développer et de défendre en présence f'Cinq professeurs an moins.

^^. Les élèves des dJSërentes divisions assistent an concours. Le public *i|. y Atre admis.

>&. Les professeurs se réunissent en conseil immédiatement après lo ^ooMs |lonr décider s'il j a lien d'accorder ou de refuser , soit le di« ^llBiud*Migénienr, aoit le certificat de capacité.

^^*. Tout élève admis an concours, et qui a échoué, peut s'v reprétt«r m années suivantes aux époques fixées par le conseil des études, en

■ f |reiB se «oanifltent aux ftotres règlmens de PEfloie» Kaiis êbtfy^ipj»!^,

Diire nne troîsîème année. .1^

39*. UEcalc ne reconnaît comme Bhrek que ceaoL qai ont dtapl

dipK^me d^îngênîeur ou le certificat de capacité, il cal iolcrdît mkn\ tear de l'Ecole et aux professeun d'accorder an antrea âmi ""lÉBita r*f ioe de certificat spécial.

30**. Tons les projets et mémoire! de concours apparticBacat à H et sont déposés à la bîUiolIièque pour serrtr k ^^^"*g^*fimn\

3i*. Répétiteun, Quelques anôens èlères restent attachés à qualité de répétitenrs arec appointemen^. Lear nomlire varie les besoins de renseignement. li\*^

3?*. Les répétiteurs sont chaînés de faire ue partie dea esuBMif ha dor.nT aux éloges les explications néoesKlres ponr riatdligentt Jf^ {on9, et de les aûler dans rexécntion de lears prOfCts et damleffiil Y aux de manipulation.

33*. Pendant la durée de leurs î^iicticas, pour leur iRstructîon des instraineii? . des cottaciSMia «i dea l aha rtf de rÊcolCi

$ V. Mon: D*ADiibi5:05 des êlètes rt psogmamiie dkzaH^,

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34*. LEcoir u' edœet que dr5 externes igéi de iem ana an raoias.

35-. Le> L!è\» ne so;:t admUÂ l'Lr»!^ Centrale qn'apres aTCRraoliS «jiauaen . d'après lequ-:! le coni<rîl d^ étadea constate qa*ils sont m M oVn *a:irï l-rs traizux arec proàl ^'i..

36*. Voici le p:t3^rasime des coonsi^aoce^ c^îgén ponr l'aJaiv^N

Jans îjl ^li^tiion de i^ année.

I-. JriJLméuque et olgràFr, Ij^ quatre rèffes dfarKhmétiqae, i* l'uNLse df^ «Itciizales: l\ cvmnarisaiiee dn «rsEfêvae des mesnrei'if raji'**^. — La réduction, la m^kifriicaliOD. la diTisimi des fnt&l^t i*far traE«iorKia*i^?n en deeimalesL <-« Les qvatre ri|^ea s«r les noMif cî U-i pv ^T^rcies aLrbfî ^ae:?. On în^i^tera j«r la pratique de la ■niltîp' ciî't* C':? ••■1"t. :n:?ï . i:;-'s v»i! r^' 4Î*Hiv.-.r.deraqBe qnelqnei notioas'B'* «iâisÂon. Li iocraiive du b:n^xBe ^nr rcxpoaant oniier. L'extradiez''* i, rA:':at*^ carr.-.-'S "l clV:o.o? i->f r '*nîl%r»^i s^cc une certaîne apprasivi'^ et; Uccira&te^-* La nao^nlMB «îe i'eqaatîoii du picaaicv de^ k Mt* ^ninnewOn ia»Às(er;i aur -a pras^que dwcaiciil- — D>ehi ppaiihililli>* ft#iSi^p* r!c«tci:i^ e«qr.at^C'C« a p!nsàcars înoooBvcai npidications fivi

L't.vW »c r^'» fi» c'.^'^vi» rVr-%

nier degré , et particulièrement à la question des partagea propornels. — Théorie des proportions déduite des équations qui cx.pri* t Pégalitédes deux rapports. -* Somme des progressions par différence ir quotient. Théorie des exposans négatifs et fractionnaires, — r No- B complètes des logarithmes considérée commeexposans variables; usage Labiés les plus simples. — Résolution de l'équation du deuxième degré. *• Géométrie élémentaù*€. Notions des angles; leur mesure. — Des es entre une sécante et deux parallèles. — Somme des angles d'un ig1e«— De l'égalité des triangles et des figures rectilignes. — - De deux rites coupées par des parallèles. — Toutes les propriétés du triangle angle. — Construire une moyenne proportionnelle entre deux lignes. i« la tangente aune courbe; construire la tangente au cercle. — Mesure aires planes rectilignes. -^ Les aires des polygones semblables sont tue les carrés des côtés homologues.— -Volumes des diiférens solides terés par des plans.—- Les Tolnmcs des poljèdres semblables sont comme înbes des côtés homolc^ues. — Tout ce qui se rattache à la pcrpendî- .rite et au parallélisme entre des plans et entre des plans et des droites. ^ deux sécantes coupées par un système de plans parallèles. ^. Géométrie des lignes et des surfaces courbes, — Surface du cercle ; ni du rapport de la circonférence au diamètre. Surface du cylindre , ^ne, du cône tronqué et de la sphère. — Volume d'un cylindre, d'ua 2 et d'une sphère.

^ota. On admettra pour cette géométrie curviligne les démonstrations ^lus simples , comme celles de Bezont.

^. Les candidats doivent traiter par écrit, en français, un sujet de (position donné. Leur écriture doit être lisible , leur orthographe core. ( Ceci n'est de rigueur que pour les élèves français. Les élèves étran- I seront admis pourvu qu'ils entendent la langue française de manière >uvoir suivre les cours.)

*. Les candidats doivent construire, à une échelle donnée, avec la leet le compas, quelques problèmes de géométrie élémentaire (i).

) On dciira que les candidats sachent très bien ce qu'on aige d'enz pour lenr admis* $ qn*îls soient familiarisés avec Talgèbre et eicrcés anx applîcatîoos de Ja géométrie icniaire à denz et à trois dimensions. Sans nne bonne instruction préparatoire , tout ;tèslÉ PÉcole Centrale est impossible, et les jeunes gens qui s'y destinent doiTentse ^«■ere que pour posséder à fond les matières de leur examen , il faut qn'ils étndimt qne le programme de TÊcolo.

M connaissancaa «xi^Sea pour Tadmiasiviu à TÉcola Polytechnique comprennent en • la lësoloiîon générale des éqoations numériques, la géométrie analytique, les éles de géométrie dctcriptÎTe, la statique, le dessin d^une académie, et le latin«

37*< liCs examens sont bits à Puis, par les pntiesKHB sIlMUii llËeole; dans les départenieBSj ils pcovent Pétre par ici pniCqim^| ^ mathématîqaes des collèges rojaox et coBmiiiiam; dam la pijitefl^ gers, par les professears de mathrnMliques des mivenités.

lits ezameDs doÎTent être iûXs da i** aoAl an a noienihre defai d'admîssîoo. * j..-iiii

38*. Les procës-rerfaaax d'exaneoi étant rerétns de h aSgoatanil i'eiamiiiateur, sont adressés par lui aa diredenr de PÉcole, qui \nm met an conseil des études. Le oonseil statue sor FadmissioB on I'a^mq^ ment des élères. ^||i

Il doit être joint ao prooês-Terbal d'exameB on oertificat da pm^ « on principal da collée où le candidat alaitsesctildciycoiiatataatûlljl' lité; cette pièce doit être l^aiisée par les antorités locafeis

39*. Les élères reçoivent à domicile leor lettre d'admiatioD ; i être rendus à TÉcole le 3 novembre. En oonséqaence, lesélèies partemens sont invités à calculer Fépoqae de fenvoi de leurs manière qu'elles parviennent an directeur an ploa tard le 20 odolMu

40*. Tout élève admis doit se présenter à l'Ecole mont d^na esink naissance. « .^^1

4i'- Les candidats non admis & l'École Pdjtedmiqne qui obtÎMii des examinateurs du gouvernement un certificat d'aptitude poor FE^* C Centrale , et les jeunes gens pourvus d'un diplôme de hacteliei LiicicMH sont admis, sans examen , dans la division de i" année.

^7?, Le conseil des études peut admettre dans la division de a** tai> tes jeunes gens qui ont fait, hors de l'École, des études suf&santesj c^OR dire qui ont acquis toutes les connaissances que possèdent les élèni]| 1" année, jugés, d'après les examens généraux, en état de passer àji; cette seconde division. Ces jeunes gens ont quatre examens è subir àFfoif et doivent s'y présenter avant le 3 novendire (1).

43^. Tout élève renvojré , soit dans le cours de Tanuëe à raison de MB graves, soit à la fin de la première ou de la deuxième année, conBeb*' [ capable de suivre les travaux de l'École , soit à la fin de la trcrisième sodii' comme inhabile à entrer en concours,, ne pourra être admis dans VM> Centrale des Arts et Manufactures que par suite d'une décisioQ êfèàiki motivée du conseil des études (2).

(i) On peal •<: procorer à l'École le programme de cct'esamciu.

(3) Voir, povr les conditionf pe'cQQÎaircs, la feaill« détadbêe d^ PnspêdU»

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