‹ Élémens d'Arithmétique: ouvrage adopté par l'UniversitéChapitre 98 sur 134 · CHAPITRE YIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE YIII

Théorie des Progressions et des Logarithmes.

Ce traité d'Arithmétique serait incomplet s'il ne renfermait au moins les premières notions de la théorie des logarithmes. Cette belle découverte, due à Néper, baron écossais, est une des plus importantes qui aient jamais été faites dans les Mathématiques, puisque avec le secours d'une table de logarithmes , on parvient à effectuer, en très peu de temps, les calculs numériques les plus compliqués.

Mais avant de développer les principes de cette théorie , il est indispensable de faire connaître les propriétés principales de deux suites de nombres , suites que l'on peut regarder comme présentant une extension des équi-différences et des proportions : ce sont les progressions par différence et les progressions par quotient.

238. Progressions par différence (autrefois progressions arithmétiques ). — On appelle ainsi une suite de nombres tels que chaccm surpasse celui qui le procède , ou en est surpassé,

33o PROGRESSIONS

d'an nombre consiatu qu'on nonune la rouon on la £^6rence de la pit^ression.

Ainsi , soient les deux suites

f 2.5.8.ii.i4<i7-9o.23.26.a9 >,

dans la première , chaque terme surpasse celai qtii le précède, du nombre constant 3 ; en effet, 5 — 2:= 3; 8 — 5 = 3 j... 3 est dit la raison ou la différence de la progression.

Dans la seconde , chaque terme est surpassé par celui qui le précède, du nombre constant 5 ;

ainsi 6o~-55 = 5; 55 — 5o=5; 5o— 4^ = 5> ....

5 est donc la raison de la progression.

La première s'appelle une progression croissanie , parce que les termes y vont en augmentant ; et la seconde , ane progression décroissante , parce que les termes y vont en diminuant.

Pour exprimer que les nombres sont en progression par différence, on place en tête le signe î qui signifie comme (n? 199)) et après chaque terme , un point qui signifie est à.

Cette notation est fondée sur ce qu'une progression par dif« férence n'est autre chose, d'après sa définition , qu'une suite d^équi' différences continues, {f^qjrez n" 205.)

La progression s'énonce d'ailleurs ainsi ( en considérant la première des deux progressions ci-dessus ) :

Comme 2 est à 5 y 5 est à8 , 8 est à Ji y 11 est à i4 ; ou plus simplement, 2 est à 5 y est à 8, est à 11 , est à i4.**

N. B. — Il est aisé de voir, dans cette suite d*équi-différences ,

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