‹ Elémens d'histoire naturelleChapitre 102 sur 222 · ZES MOLLUSQUES · texte numérisé non relu

ZES MOLLUSQUES

Considéré

«ans L'Homme.

Considéré dans des diverses classes d'animaux.

LA PEAU dans les poissons offre des variétés analogues de conformation. Cliez un

rad nombre elle est garnie d’écailles, petites lames de matière cornée . imbri-

quées , c'est-a-dire se recouvrant comme les tuiles d’un toit, et prenant naissance

à la surface du derme, dans le corps muqueux qui les recouvre au dehors d’une

couche de matière colorante. nacrée, ou nuancée de couleurs métalliques. L'éiderme est très-mince ou à peu près nul: une humeur visqueuse qui lubréfie

P ; Il

la surface du corps semble en tenir lieu. — Ces écailles sont quelquefois remplacées ar des plaques osseuses, par de petits tubercules durs ou par des aiguillons.

— Dans d'autres espèces, la peau est lisse, l'épiderme apparent.

Dans les animaux ainsi nommés parce qu'ils offrent des espèces d’anneaux entre-

coupés d'étranglemens, par lesquels les différentes parties de leurs corps semblent être comme articulées les unes avec les autres (insectes crustacés, etc.);, la peau est alternativement molle et dure. Eile est molle, flexible, à l'endroit où s’articulent les différentes pièces ou articles qui composent le corps. Elle est dure dans le reste. Cet état d’endurcissement est dû à une substance cornée ou calcaire qui se dépose soit dans l'épiderme , soit dans le derme , et se solidifie en se desséchant. Les couches les plus intérieures du derme restent membraneuses. Du reste, le degré de consistance du tégument cutané varie beaucoup dans la même espèce, selon son état plus ou moins avancé de développement. Les ailes peuvent être regardées comme des appendices de la peau.

est impossible de distinguer entre eux les élémens organiques de la peau, qui est caractérisée par sa mollesse , son élat muqueux ou visqueux , et qui doit aux fibres musculaires avec lesquelles elle est intimement unie. la faculté qu'elle a de se resserrer dens tous ses points. Une autre particularité non moins remarquable de son organisation, c'est la propriété dont elle jouit de laisser suinter à sa surface une matière calcaire qui, déposée par couches successives , forme Les coquilles. (Voyez la troisième partie, page 64.)

2° Le sens du goût.

Il a pour siége principal La LaxGUE , organe formé de muscles recouverts d'une mem-

oO

(SA

brane muqueuse dont l’'épiderme est tres-fin, les vaisseaux sanguins nombreux, et les papilles nerveuses très-developpées. La langue s'attache par sa racine ou partie postérieure à un os en forme d'arc , situé au milieu des chairs, au-dessus du larynx ; à la partie supérieure du cou où on peut le sentir (los hyoïide.) La membrane muqueuse du palais participe aussi aux sensations du gout.

. DANS LES MAMMIFÈRES : L'organe du goût présente une organisation analogue

à celle qu'il a dans l’homme. Dans quelques espècesles papilles sont revêtues d'une sorte d’étui corné recourbé et pointu, rendant la langue semblable à une rape (Exewpce : les chats.)

. DANS LES GISEAUX : La langue est traversée par un os qui la rend en partie

immobile : la pointe seule est flexible.

. DANS LES REPTILES : Elle présente des formes très-diverses. Il en est chez

lesquels elle est partagée en deux pointes à son extrémité, et susceptible de s’ailonger avec rapidité, ce qui l'a fait regarder comme un dard lancant le venin de l'animal, bien que réellement elle ne puisse faire aucun mal. (Exewpe : les serpens.)

. Dans les autres classes d'animaux , la langue n'existe plus , ou elle est réduite à

une espèce de saillie des tégumens de la bouche. Néanmoins, dans Les INSECTES d'autres organes semblent destinés à un but analogue.

Considéré dans 1’Houwx.

Considéré dans les différentes classes d'animaux.

L'appareil de la vision considéré vaxs L'Homme se compose $

A, LÉ GLOBE DE L'OEIL, logé dans l'orbite, :

est composé de

trois membranes qui sont de dehors en dedans :

(PI. 4 , fig. 3.)

3° Le sens de l’odorat.

Il a pour siége une membrane muqueuse pourvue d'une grande quantité de vaisseaux

et de nerfs, et enduite habituellement d'une humeur sécrétée par les follicules (membrane pituitaire ou olfactive.) Cette membrane tapisse une cavité osseuse formée par les os de la face (fosses nasales), et dont l'orifice antérieur aboutit aux narines, l’orifice postérieur à l’arrière-bouche. Cette cavité est partagée intérieurement par une cloison cartilagineuse , et présente antérieurement un prolongement saillant en partie formé de lames cartilagineuses (Le nez.)

. Dans LES MAMMIFÈRES , l'appareil de l'odorat est très-développé; le museau

saillant et mobile acquiert quelquefois un développement considérable.

. Dans LES OISEAUX, les narines sont percées, à distance l’une de l’autre, près

de la base du bec. Elles ne peuvent ni se resserrer, ni s’élargir, et sont recouvertes en partie d'une petite écaille cartilagineuse.

. Dans la plupart DES REPTILES , les organes de l'odorat , peu développés,

n'oflrent guère autre chose qu'un canal faisant simplement suite au canal aérifère.

. Dans LES POISSONS, c'est un sac placé à l'extrémité du museau, et sans

communication avec le gosier.

. Dans les animaux INVERTÉBRES , on ne connaît pas d'une manière bien pré-

cise les organes destinés à l'exercice de ce sens. bien que dans un grand nombre l'existence de l’odorat ne soit pas douteuse.

4° Le sens de la vue ou l'œil.

( de parties essentielles (globe de l'œil), de parties accessoires (glandes, muscles, etc.)

{1° LA SCLÉROTIQUE ou cornée opaque, fibreuse, opaque, épaisse; percée antérieu-

rement d'une ouverture circulaire, dans laquelle est enchâssée une autre membrane

d'une transparence parfaite . la cornée transparente, qui n’est peut-être qu'une ARE lee parer ;

modification de la première.

9 LA CHOROIDE, seconde membrane collée en dedans de la première, s'arrête à

la cornée transparente et s'étend de champ derrière elle, formant dans l’intérieur du globe oculaire une espèce de cloison ou de voile , L'inIS, percé à son centre d'un trou, LA purizce. La surface antérieure de cette cloison présente des couleurs variées: sa face postérieure est recouverte, comme tout le reste de la choroïde, d'une espèce de vernis ou d’enduit noirâtre qu'on apercoit à travers le trou de la

pupille.

5° LA RÉTINE, troisième membrane , a pour origine /e nerf optique ; qui perce la

sclérotique à la partie postérieure du globe oculaire, et vient s'épanouir sous forme d'un réseau blanchâtre, demi-transparent , sur la face interne de la choroïde.

#° La cavité du globe de l'œil est remplie par différentes humeurs, savoir :

a. L'HUMEUR virée, espèce de gelée transparente , occupant la partie postérieure du globle de l'œil. à. LE crisrazzix , espèce de noyau diaphane, circulaire, convexe, et semblable à une lentille de lunette; il est situé derrière l'iris, et contenu dans une espèce de sac transparent excessivement mince. c. L'HUMEUR AQuEUsE , liquide transparent, occupant l’espace compris entre le cristallin et le cornée transparente (c'est ce qu'on appelle chambres de l’œil.)

1. LES PAUPIÈRES : Partie de la peau, qui forme au devant de l'œil deux voiles

ou replis, contenant dans leur épaisseur un muscle mince destiné aux mouvemens de cette partie. La membrane muqueuse qui les double se réfléchit sur le devant de l'œil, où elle est d’une grande ténuité, et s'arrête à la cornée transparente.

LES MUSCLES, DE L'OEIL : La sclérotique donne attache à six petits muscles qui partent du fond de l'orbite, et meuvent l'œil en diflérens sens.

B. : ; He 5. LES GLANDES DE L'OEIL: À l'angle interne est un petit corps rougeûtre . situé >ARTIES ACCES- . .

: au devant d'un repli de la muqueuse ( caroncule lacrymale.) — À droite et en SOIRES s . k el haut de l'orbite est la cLanDE LAcRYMALE , du volume d’une petite amande, et qui verse au devant de l'œil une humeur aqueuse ( les larmes. ) — Les points lacrymaux sont deux petites ouvertures ou pores, servant d'orifices aux conduits lacrymaux, petits canaux membraneux logés dans le os du nez, et aboutissant à une petite poche membraneuse (le sac lacrymal. ) — Au sac lacrymal fait suite le canal du même nom, creusé dans les os du nez, et aboutissant dans les fosses nasales.

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