‹ Elémens d'histoire naturelleChapitre 32 sur 222 · À. ORGANES · texte numérisé non relu

À. ORGANES

‘puon.

de l’absor

SUBSTANCES absorbces.

Cette fonction a pour organe principal l'extrémité la plus déliée des fibres radiculaires (che-

velu), que terminent des espèces de pores ou de suçoirs faisant loffice de syphons, — Néanmoins ce n'est pas par leurs racines seulement , mais aussi par leurs parties vertes en général que les plantes absorbent les fluides qui les environnent. Les feuilles sont , de tous les organes du végétal, ceux qui, après les racines, absorbent le plus. Leur surface inférieure est le siége spécial de cette fonction. Dans quelques espèces vivant au milieu d'un sol aride , l'absorption des tiges et des feuilles supplée à celle des racines très-peu déveveloppées. Exempce : les plantes grasses. — Les poils paraissent destinés à augmenter dans certaines plantes la surface absorbante.

Les substances qui doivent servir à la nutrition du végétal sont nécessairement absorbées sous

, gazeuse , ou à l’état de dissolution dans l’eau. Les racines étant dans la plu part des plantes l'organe essentiel de cette fonction, c’est le sol qui doit fournir les matériaux de l'absorption. — Le sol fournit à la planie 1° de l'eau, 2° des stbstances salines et terreuses auxquelles ce liquide sert de dissolvant: 3° les élémens de l'air, L'eau est un des élémens les plus indispensables de la nutrition végétale, qui s'arrête bientôt si la plante en est privée; on a même pris exemple des espèces qui peuvent se développer dans l’eau seule ( jacinthe, etc. ), pour avancer que ce liquide suffisait seul à nourrir le végétal. Toutefois la quantité d’eau nécessaire à l'entretien de cette fonction varie beaucoup selon les espèces. Ainsi, tandis que les plantes aquatiques ne peuvent végéter que dans l’eau, celles des tropiques croissent au milieu d’un sol desséché. — D'ailleurs ce n’est pas seulement par ses élémens propres, mais encore par les substances salines et terreuses dont elle est le véhicule, que l’eau nourrit les plantes. Ce qui le prouve, c’est l'impossibilité de les faire croitre dans ce liquide privé par la distillation des principes étrangers qu'il contient toujours. — Enfin, puisque plusieurs substances salines , etc., entrent dans la composition du végétal , il faut bien que leurs élémens aient été puisés dans le sol, ou dans l’eau qu'il contient. Ainsi les plantes salées, qui fournissent par leur incinération la soude du commerce, ne croissent qu'aux bords de la mer. —Il est des plantes qui se nourrissent aux dépens d’autres plantes dans les tiges desquelles elles implantent leurs racines. Exempce : le gui.

forme liquide,

| 1 : 1 x 2 3 A 7 7 2 Relativement à l'absorption des gaz, voyez la page 24.

Nora. L'étude de ces faits peut servir de base à la théorie des engrais et des assolemens usités dans la culture. On comprend ainsi comment tel engrais propre à certaines plantes est sans eflet sur d'autres dont il ne contient pas les élémens nutritifs : comment des espèces semblables puisant toujours dans le même sol les mêmes principes , ne peuvent y végéter plusieurs fois de suite, tandis que des espèces différentes , absorbant d’autres substances, peuvent y venir avec succés.

Page 1