‹ Elémens d'histoire naturelleChapitre 6 sur 222 · B. TIGES · texte numérisé non relu

B. TIGES

Le tronc : Tige ligneuse, élargie à la base, s'amincissant de plus en plus à mesure qu'elle s'élève; nue inférieurement, ramifiée supérieurement. C'est la tige propre aux arbres de nos forêts.

Le stipe : Tige fibreuse, aussi grosse à son extrémité supérieure qu'a sa base; rarement ramifiée, ordinairement terminée par un faisceau defeuilles (Plan. 1, fig.10.)

(On donne aussi le nom de stipe au support des champignons et à la tige des fougères.)

Le chaume : Tige cylindrique, ordinairement fistuleuse, munie d'espace en espace de nœuds sclides; simple, où rarement ramifiée. (7ïge des graminées.)

La souche où rhizôme : Tige souterraine et horizontale ; poussant par sa partie antérieure des rameaux et des feuilles, tandis que sa partie postérieure se détruit. (Racine progressive des anciens botanistes.) (flan. 1, fig. 6.)

ITampe. (Voyez pédoncule , page 13.)

La tige proprement dite : Celle qui ne se rapporte à aucune des espèces précédentes.

1° Leurs formes : »° leur consistance ; 3° leur division ; 4° leur direction ; 5° l’état de leur surface ; G° leur structure.

Comprimées , aplaties de deux côtés opposés. —Striées , offrant de petites raies longitudinales et parallèles. — 4rticulées, séparées par des nœuds où elles se rompent sans se déchirer. Exempce : l'œillet. — Voueuses | séparées par des nœuds , espèces de renflemens plus solides que la tige. Exewrce : le blé. — Géniculées , articulées etfléchies.— 7 riangulaires, cylindriques , etc. , formes qu'il est superilu de définir.

ITerbacées, de même consistance que l'herbe.— Charnues. — Spongieuses , remplies de moelle. — Zstuleuses ; oflrant un canal. — Zigneuses , formées de bois.

(Les arbres sont des tiges ligneuses ne se ramifiant que supérieurement ; les arbrisseaux , des tiges li— gueuses ramifices dès leur base ; les sous—arbrisseanx , des tiges demi-ligneuses, c’est-à-dire dont'la base persiste, tandis que les rameaux herbacés périssent tous les ans. )

Simples , sans ramifications. — Rameuses, divisées en branches . rameaux , ramuscules. — Dichotomes ,-trichotomes , divisées et subdivisées par deux, par trois branches. — Prolifères, ne portant de rameaux qu'a leur extrémité. (Sous le rapport de l'insertion des rameaux, voyez l'insertion des feuilles , page 6.)

Fampantes : S'étendant sur le sol sans s'y enraciner, — 7racantes ou stolonifères, quand du collet de la racine partent des rejets ou petites tiges latérales nommées stolons , qui s'étendent sur la terre , s'y enracinent et poussent de nouvelles tiges. Exewrce : Île fraisier. (Plan. 1, fig. 7.) —Sarmenteuses où grimpantes, grimpant sur les corps voisins, et s'y entortillant, soit par simple torsion, soit au moyen d'appendices particuliers (vrilles , suçoirs.) Exewpve : le lierre. — Folubiles, se roulant en spirale autour des corps qu'elles rencontrent (elles tournent toujours dans le même sens dans chaque espèce.) Exewpce : le houblon. — Fastigiées, quand elles pointent versle ciel. Exewpe : le peuplier d'Italie. Obliques,

Jlexueuses , verticales, etc.

Nues, ne portant ni feuilles ni appendices — Pubescentes, couvertes de poils fins et serrés. — J’elues, portant de longs poils mous.— Glabres, dépourvues de poil et de duvet. — Z'omenteuses , recouvertes d'une espèce de duvet semblable au coton. — Ciliées ; quand les poils sont disposés régulièrement en lignes. — Épineuses , aiguillonneuses ou inermes , selon qu’elles sont ou non garnies d'épines. — Glauques , vert de mer. — Maculées , à taches irrégulières. — Z'uberculeuses. — Ecailleuses , etc.

k ANATOMIE VÉGÉTALE,

1° Dans les tiges

de pICOTYLÉDONS

( plantes à 2 cotylédons,

J STRUCTURE voyez la page 16) arbres de la uige. de nos climats;

Examinée dans les On y distingue :

(Plan. 1, J5- 11)

tiges ligneuses qui

présentent réunies

toutes les parties \ susceptibles d'en trer dans la com— position de cet organe, elle diflère :

2° Dans les tiges de movocotTyiLÉDoNs (plantes à 1 cotylédon, voyez la page 16.) ( Plan.-1, fig. 12.)

* offrant de la circon-

L'épiderme, pellicule mince, sèche, non élastique, transparente; ses couleurs variées sont dues aux sucs dont est pénétré le tissu sous-jacent. Sa sur— face est parsemée de petits poRe , qu'on regarde comme Le pores, et que l'on nomme stomates.

11 forme quelquefois plusieurs couches superposées.

L'enveloppe herbacée, ou tissu cellulaire externe, sorte de lame ou membrane verte, formée par du tissu cellulaire (voyez page 18), très—humide dans le temps de la sève, enveloppant l'écorce depuis la racine jusqu’à l'extrémité des branches. On l’a nommée aussi moelle externe, à cause de son analogie de structure avec la moelle.

L'écorce

férence au centre.

Les couches corticales : Couches longitudinales de fibres , offrant la consistance du bois, et s'entre— croisant de manière à former un réseau. — Par suite du mode d’accroissement des tiges , les couches internes de l'écorce étant moins anciennes, n'ont pas encore eh la consistance ligneuse : on les distingue par le nomde ler, parce qu'elles for ment des lames qu'on peut séparer comme les feuillets d’un livre.

Il se compose de plusieurs couches formant des zônes concentriques, dont les plus externes portent le nom d’anbier, ou bois imparfait , parce qu’étant les plus jeunes, elles n’ont pas acquis la solidité et la couleur du bois proprement dit. La ligne de démarcation entre le bois et l'aubier n'est pas tou— jours sensible. — Le corps ligneux est traversé du centre à la circonférence par des fissures qui ne paraissent être que les interstices laissés dans le bois par les vaisseaux qui charient la sève, ou, selon d'autres, des prolongemens de la moelle , établis sant une communication entre l’étui médullaire et l'enveloppe herbacée, d'où le nom de rayons me dullaires. — La structure des branches et des ra— cines ne diffère pas de celle de la tige; seulement, dans les racines, on n’apercoit pas ordinairement de canal médullaire.

Le sors ou

corps ligneux.

(On netrouve pas dans toutes les tiges des dicotylédons une organisation parfaitement semblable ; il en est qui manquent de moelle: dans d’autres , l’aubier ne se distingue pas du bois. Dans les plantes annuelles, le bois parfait n'a pas le temps de se former : on ne voit pas non plus de couches cor—

\ ticales ligneuses.)

Substance spongieuse, légère , généralement verte dans les jeunes pousses , blanche et sècheen vieillissant; renfermée dansun canal (étui médullaire), qu se prolonge depuis Je collet jusqu’au sommet

; e la tige. La moelle est en quantité fort variable

dans les végétaux.

La moELLe.

On ne distingue ici nj écorce, ni couches ligneuses concentriques, ni canal médullaire ; mais une substance homogène dans toute l’épaisseur de Ja tige, composée de longs faisceaux de fibres ligneuses éparses au milieu du tissu spongieux qui les unit les unes aux autres. L'écorce n'existe pas, pour ainsi dire, ou elle est réduite à un épiderme plus ou moins épais. Exempze : la tige du palmier.

Relativement aux vaisseaux qui traversent la tige (voyez page 18, parties élémentaires des végétaux.) — Les plantes dont la tige n'est pas visible sout dites acaules. Dans quelques-unes elles sont réduites

a une sorte de plateau ou de disque aplati. Exempce : la jacinthe, (Voyez bulbe, page 2.)

On considère 1° Leurs parties constituantes ; 2° leurs formes caractéristiques ; 3° la simplicité

. ; NS. PS Se dans les ou la composition ; 4° l’état de leur surface ; 5° eur insertion ; 6° leur durée; FEUILLES : 7° leurs parties accessoires.

Support cylindrique plus ou moins grêle et allongé, vulgairement nommé queue de la feuille. — 1 aficcte diflérentes formes : canali— culé , creusé en gouttière; déprimé, où aplati; aile, bordé sur les côtés par une expansion du limbe, ete. — (Quant à l'état de la surface, voyez ce que nous disons plusloin du limbe.) — Quand le pétiole parait comme soudé, qu'il se sépare par une interruption brusque sans se déchirer , il est articulé. — (Relativement à son in—

d PARTIES sertion sur la tige, voyez plus loin.) (Plan. , fig. 1, 2 a.)

| Les nervures où fibres, ramifiées de diflérentes manières, et formant

Le PÉTIOLE.

CONSTITUANTES. comme la charpente de la feuille.

Le parenchyme, membrane tendre, ordinairement verte, remplissant les interstices des nervures, revêtue d'un épiderme trés-mince, muni de stomates. Plus lisse, plus ferme à la face supérieure de la feuille. Plus terne, moins foncé à sa face inférieure.

Une base, c’est la partie unie au pétiole; un sommet , c’est l'extrémité opposée à la base ; des bords, une face supérieure et inférieure. (Plan.2 , fig. 3.)

T'antôt les nervures se dirigent parallélement de la base au sommet sans se ramilier, (Plan. 2, fig. 3.)—Tantôt elles se ramifient , et sont dites :

Feuilles pennées , quand une seule nervure principale ou côte part de la basé , et émet latéralement des nervures secondaires disposées comme des barbes de plume. (Plan. 2, fig. 6.) — Feuilles palmées , quand plusieurs nervures principales ou côtes partent de la base et divergent en émettant chacune des nervures secondaires également disposées des deux côtés comme des barbes de plume. ( Plan. 2, fig. 7.)

Ne présentant aucune échancrure sur leurs bords, — Elles peuvent afiecter différentes formes : lancéolées , rétrécies

D. FORMES vers l'extrémité en fer de lance ; linéaires ; subulées , ou en alène, base linéraire, sommet en pointe allongée ; CARACTÉRISTIQUES. capillaires, fines comme un cheveu ; {unulées, en crois— : ee Feuilles sant; obovales, où ovale renversé ; ensiformes, ou gladiées, Elles sont relatives à lépa-

Le Limre ou disque ;

on y distingue:

Des NERVURES.

: en épée; mucronces, terminées en une pointe piquante. ENTIÈRES (Plan. 2, fig. 4, 8.) — Cordée, en cœur ; obcordée , en cœur renversé; réntforme, en forme de rein (plan.?, fig. 11); sagiutce, en fer de flèche (plan. à, fig. 12.) ; hastée, en fer de pique (plan. 2, fig. 3); panduriforme, en forme de violon (plan. 2, fig. 6); lyrée, en forme de lyre ( plan. 2. fig. 13.)

nouissement :

Du PARENCHYME.

Bi, tri, multifides, à 2, 3, plusieurs divisions ; Zi, tri, multilobées, à 2,3, plusieurs lobes, Quand les échancrures atteignent la base du limbe, la feuille est dite lobée ; quand elles sont moins profondes, elle est seu

Lenile lement divisée ; quand ce sont de simples erans analo— euaLLES gues à des dents de scie , la feuille est dentée (plan. 2, DIVISÉES. Sig. 4,7 ); quand les échancrures sont très-étroites et en lanières, la feuille est /aciniée ; quand elles sont ar rondies, la feuille est sinuée, (Plan. 2, fig. 10.) Pinnatifide à échancrures profondes sur ies côtés, et formant plusieurs lobes ce s'écartent perpendiculairement de la nervure principale. ( Plan. 2, fig. 9.)

; { Celles qui, continues par leur parenchyme, ne forment Feuilles qu'un seul tout dont on ne peut isoler une partie sans déchirer les autres. Exrmrrr: la feuiile de vigne. Elles

sont entiéres ou divisées, ( Voyez précédemment. )

É dont les diverses parties , isolées lune de l’autre, ad-

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