ORCHIDÉES
Piantes herbacées; souvent deux tubercules palmés ou arrondis aux 4 À racines ; périgone coloré à six divisions, dont une ordinairement in— férieure ( labelle ou tablier) ; présente des formes bizarres, fleurs en épi, munies de bractées. Une à deux anthéres sessiles sur le style (leurs filets étant soudés avec lui.) Un ovaire infère; capsule uniloculaire, #2 triralve.
Oncuis : racine pourvue d'un bulbe solide , remplacée annuellement par un autre placé latéralement. Les cinq divisions supérieures du péri— gone rapprochées en forme de casque ; l’inférieure terminée par un éperon.
Vaxisuer : arbuste qui croit spontanément dans l'Amérique équinoxiale,
et dont la tige sarmenteuse s’élance autour des arbres voisins; fleurs purpuriues , odorantes.
A Les Bananters ou musacées : plantes herbacées , dont la tige, formée par les pétioles engainans des feuilles , acquiert une très-vrande longueur.
2 Les feuilles acquiérent, dans quelques espèces , une longueur de quatre à cinq pieds. :
Les BazisiErs ou amomées : plantes herbacées, à feuilles engaincntes , assez analogues aux précédentes , mais n'offrant qu'une étamine ; un péri— gone irrégulier , un style pétaloïde,
PHYTOGRAPIIEs A
PROPRIÉTÉS, EMPLOI pes PRINCIPALES ESPÈCES.
DepHelE adoucissantes les font employer en médecine. Le vin de dattier ; en usage dans les pays chauds , se prépare a vec la sève qui découle d’entailles faites à la tige. Les fibres des feuilles servent à faire des cordages. — On a pour usage, dans l'Orient, de répandre le pollen des
Les Darres forment la principale nourriture de plusieurs peuplades d'Afrique. Elles donnent, par la fermentation , une liqueur spirilueuse, Leurs fleurs mâles sur les fleurs femelles, afin de mieux en assurer la fécondation.
présente en outre une cavité remplie d'une liqueur laiteuse, rafraichissante. Le vin de palmier , liqueur de saveur aigrelette, se prépare par la fermentation du liquide qui s'écoule des spathes coupées avant leur épanouissement. L'espèce de filasse ou de bourre fibreuse qui enveloppe le
Le CocorTiEr oRDiNAIRE (cocos nucifera) offre dans son amande un aliment agréable et fort utile dans les régions tropicales. Cette amande noyau sert à faire des cordages et des uissus grossiers. Le bois , d’une extrême dureté à la partie extérieure de la tige, est utilise dans les arts .
Plusieurs espèces de Sacourers fournissent le sagou. Cette substance féculente se retire par expression de la partie centrale du stipe. Les feuilles,
trés-grandes , servent de couverture aux habitations, La sève donne , par la fermentation , une liqueur spiritueuse, e cru; il a la saveur de l'artichaut. On fait avec les tiges du Roranc les cannes à joncs.—-Les
Le bourgeon terminal du Cnou-ParmistE se mang
4 fruits de plusieurs espèces fournissent une huile (Huile de palme) , que l’on emploie , dans les contrées où croit le palmier, à plusieurs usages économiques,
Les racines de plusieurs espèces de Gouers ou pieds-de-veau (arums), contiennent une fécule aboadante qu'on vend sous le nom anglais d'ar—
rowroot , après l'avoir débarrassée, par des lavages réitérés, du principe äcre et purgauif qu'elle coutient. Les beiles fleurs appelées Carra
appartiengent à cette famille.
Les principales espèces connues sous le nom d’ail commun , d'ognon, d'échalotte, de poireau, entrent dans les préparations culinaires. Elles
servent en médecine à plusieurs usages.
Plusieurs espèces d'ALoës fournissent par l’incision et par la décoction des feuilles , un suc gommo-résineux trés-amer ; souvent employé en médecine. — L'aloës est originaire d'Afrique.
Leurs diflérentes espèces n'ont d'autre utilité que celle de servir à l'embellissement de nos jardins. Les bulbes de scille sont employées en
médecine.
On mange au printemps les jeunes pousses (turion), qui naissent chaque année des racines de l’Asrere. Le Mucurr appartient à cette famille,
1 ÎLe Lys 8LanC, qui contribue à l’embellissement de nos jardins , est originaire d'Orient. ainsi que la SausEPAREILLE , plante exotique , dont la racine est employée en médecine, et le Fracon , arbuste indigène,
B (Les tiges flexibles des Joncs sont employées à faire des nattes, des liens , etc.
Les NarGisses : plantes d'ornement ; l'Axanas, dont le fruit offre une réunion de baies soudées en cônes; les Acavss , plantes du continent américain , dont les feuilles ofirent des fibres assez solides pour faire des cordages, des toiles , etc.
f € 3 Les bulbes du CorcuiQue p’autromxe, vulgairement veilleuse, sont vénéneux.
{ Le safran du commerce est le stigmate du Sarran GULTIVÉ, dont on fait un commerce considérable dans le Loiret (ci-devant Gatirais.) On Ü connaît les usages de cette substance dans la teinture et comme assaisonnement. —- Les Eris : plantes d'ornement.
1 { On donne le nom de Sazrr aux bulbes desséchés de plusieurs Orcuis qui nous viennent du Levant. On fait avec cette substance féculente, des gelées, des bouillies , etc. , que l'on regarde comme propres à restaurer les forces. 3
(Le fruit da Vanivuier est une capsule cylindrique, en forme de silique , remplie d'une pulpe noire , dans laquelle sont disséminées de petites ÿ ) semences noires, brillantes. C’est dans la pulpe que résident les principes aromatiques qui font employer la vanille, pour parfumer le
chocolat, les liqueurs, etc.
A } Les fruits du Bananrer offrent aux habitans de la Zône—T'orride une nourriture agréable et abondante, On les mange crus ou cuits; on fait avec
les fibres de la tige, des cordages , des tissus : avec les feuilles , on recouvre les habitations. S Cette famille fournit le Gincrmsre , dont la racine, employée comme épice, reriplitles mêmes usages que le poivre; le Curcuwa, dont la ra—
Û cine fournit à la teinture un principe colorant jaune, 6
Le PHYTOGRAPHIF, GcarACTÈRES DES FAMILLES. CARACTÈRES DES PRINCIPAUX GENRES.
LAURINÉES.
Arbres ou arbrisseaux à feuilles luisantes , ordinairement alternes; inflorescence en ombelle ou en panicule ; périgone monosépale , à six divisions le plus communément; 3 à 12 étamines; ovaire supère uniloculaire ; drupe environné à sa base par le périanthe persistant. |
(Planche 10.)
Laurier : fleurs hermaphrodites ou dioïques. Périgone à 1 six divisions égales. — Anthères biloculaires, filets munis à leur base de deux appendices ; un style, un stigmate ; drupe monosperme. |
POLYGONÉES. Rexouée (polygonum ) : périgone pétaloïde à 4 ou 5 Plantes herbacées à feuilles alternes , d'abord roulées en 1 nus 5 à 8 étamines ; 2 à 3 styles filiformes ; akène angulaire.
dessous, à stipules engaïnantes: fleurs petites, verdatres, en épi ou en panicule ; pérygone monosépale : étamines en nombre variable: ovaire libre, unilocu- Rumex : périgone à 6 divisions, dont 3 extérieures ré-
laire, portant plusieurs styles ou plusieurs stigmates | 2 fléchies et 3 intérieures rapprochées; 6 étamines, 3 sessiles ; fruit très-petit, monosperme, enveloppé par styles, 3 stigmates; akène trianguläire. le périgone persistant. Rausanse : périgone à 6 divisions alternativement plus 5 hu. et plus grandes ; 9 étamines , 3 stigmates presque sessiles.
CHÉNOPODÉES ou ARROCHES.
Soure (salsola, vulgairement barille) : périgone à 5 divisions, 5 étamines; capsule uniloculaire monos-
Plantes herbacées pour la plupart : feuilles simples et al-L 1 ; perme.
ternes: périgone polyphylle ou monophylle et divisé; étamines définies; ovaire supère, à un ou plusieurs styles ; une graine nue ou enveloppée par le périgone 9 accrescent; quelquefois une baïe ou une capsule.
Berre : périgone persistant, à 5 divisions en carène: 5 étamines; 2 styles; capsule uniloculaire ; une graine
. réniforme. ;
Epixarn : fleurs dioïques ; perigone à 5 divisions ; 5 étamines ; 4 à 5 styles; graine recouverte par le calice
PÉDICULAIRES ou RHINANTACÉES.
Herbes ou arbrisseaux:; feuilles simples, quelquefoisf M a “ee dial ; remplacées par des écailles; inflorescence fréquem-\ , VÉRONIQUE : calice à 4 ou 5 divisions aiguës, persistant ; ment enépi; calice monosépale. divisé, quelquefois corolle rotacée à 4 divisions; deux étamines. À polysépale : corolle monopétale , ordinairement irré- : Porycara: calice à 5 divisions ; corolle papillonacée; 8
gulière; deux à huit étamines parfois inégales:; un étamines diadelphes ; une capsule en cœur. ovaire supère à un style; une capsule bivalve, bilo-f Les pédiculaires , les rhinantes , les euphraïses , les méculaire. ‘lampyres , les orobanches.
À la suite des familles précédentes se placent les PLaxraciwées, remarquables par leurs capsules, s'ouvrant comme une boîte (pyxide.) — Les Lysimacuies, parmi lesquelles on range les primevères , le mouron.— Les Ama-
RANTHES, — Les AcANTHES.
JASMINÉES. Fréne : fleurs ordinairement polygames ; calice quelque- Arbres ou arbrisseaux : feuilles ordinairement opposées . fois nul ou très-petit; corolle nulle ou à 4 pétales Hisimples ou pennées: inflorescence en thyrse, en grappe, néaires ; capsule allongée, comprimée , uniloculaire, ou en corymbe; fleurs hermaphrodites ou unisexuelles, monosperme. calice monosépale , tubuleux , à 4 ou 5 dents; corolle} Ozivier { calice campanulé; corolle infundibuliforme à monopétale , tubuleuse., régulière ; 2 étamines: ovairef 2 4 divisions; un style ; ovaire biloculaire ; drupe ovoïde, supère biloculaire, à style simple ou plus rarement} = contenant un noyau à une ou deux graines. bifide; capsule ou baie. (Planche 10.) 5 Le Xlas, le jasmin, le troène.
A Les Garriuiers ou Vensévacées : plantes herbacées ou ligneuses. Genre principal : la Venveine.
PHYTOGRAPHIEs 43 , ; PROPRIETÉS , EMPLOI pes PRINCIPALES ESPÈCES. | Ce genre fournit plusieurs espèces très-recherchées pour les principes aromatiques qu'elles fournissent, 1° le Laurier-CaneLLier, arbre originaire de l’île de Ceylan et sur lequel on enlève l'écorce des jeunes branches qu'on vend en plaques roulées sous le nom de canelle de Chine ou de Ceylan. On connaît ses usages comme aromale ; condiment , etc. ; 2° le Laurien-Camririer, arbre originaire des Indes orientales, et qui fournit par la distillation | de sés branches coupées en morceaux et mêlées à un peu d’eau, le camphre, espèce d'huile volatile concrète, d'un 1 emploi fréquent en médecine ; 3° le Laurier-MuscaDier . arbre cultivé dans nos colonies et contenant dans un | drupe pyriforme une graine globuleuse, dure, d'odeur aromatique qu'on emploie comme aromate (noix muscade.) Cette graine est entourée d'une arille épaisse, irrégulièrement découpée , d'un jaune-orangé, et qu'on emploie sous le nom de macis aux mêmes usages; 4° le Laurien-Nose cultivé dans le midi de la France; ses feuilles entrent comme assaisonnement dans les préparations culinaires. Ses baies donnent une huile grasse employée à plusieurs usages.
la principale nourriture des habitans. Le pain qu'il donne est inférieur à celuides autres céréales. La Renouér-Poivre-n' Eau doit son nom à la saveur poivrée de ses feuilles. — La racine de la Renouée — Bisrorre est employée en médecine.
L'Oserzze dont on mange les feuilles, la parigncr dont la racine est employée en médecine, sont des espèces du genre rumex, Autrefois on en rctirait le sel d’oseille (oxalate de potasse.)
Qt
É SarRAsiN où blé noir, originaire de l'Asie mineure , est cultivé dans plusieurs départemens de l'ouest, où il forme
On connaît l'usage qu'on fait en médecine de la racine de rhubarbe. Cette plante est originaire de la Chine.
Cette plante , cultivée sur les côtes d'Espagne , tire son nom de la propriété qu’elle a de fournir par la combustion une quantité considérable de soure, alcali d'un usage très-important dans les arts, pour la fabrication du savon, du verre dans la teinture, etc. (soude d’alicante, ete.) Ce sel se retire d’ailleurs de plusieurs autres espèces de plantes, entre autres des saziconxes, plantes de la même famille (soude de Narbonne.) On connait l'usage que l'on fait de la serre, de la potrée , dela carve-pornér (espèces du même genre) comme alimens.— La racine de serrerave fournit aujourd'hui une partie du sucre qui se consomme en France , sucre qui ne diffère en rien de celui de cannes. = Cette racine est une excellente nourriture pour les bestiaux.
E les feuilles de l'épisann , on mange encore celle de Lerre, de BoxNE-DAME où ARRoCuE (genres de la 5 même famille. ) ja VérowiQue officinale fait partie des vulnéraires suisses , mais elle est déchue dans l'esprit des médecins, de la réputation dont elle jouissait autrefois.
À {Les racines de plusieurs espèces de PoLxGALA, et particulièrement du polygela de Virginie, sont employées U en médecine.
3 {Ces différens genres, non plus que les autres plantes de cette nombreuse famille , n'ont pas d'emploi important.
LE d'usages importans à noter parmi les plantes de ces différentes familles. Piusieurs servent à l'ornement des jardins.
Deux espèces de Fréses, qui croissent particuièrement en‘Italie, laissent exsuder par les feutes de leur écorce ou par des incisions, une substance blanchâtre sucrée, qui se concrète et s'emploie en médecine sous le nom de manne.— Le bois du frêne commun , très-flexible. est fort utile aux charrons , aux tourneurs , etc.
L'Orivier »'Eunorr, originaire d'Asie , naturalisé dans le midi de la France , où il s'élève à une hauteur de 15 à 20 pieds au plus (hauteur moindre qu'elle ne l'est en Orient), fournit, par l'expression de ses drupes, l'huile d’ose Les olives , naturellement âpres, ne prennent une saveur agréable que par leur macération dans une eau alcaline.
{ Ces plantes sont destinées à lornementide nos jardins. Le Jasnrix fournit un arôme recherché.
A Le Venveine (herbe sacrée des Grecs) ne jouit plus aujourd'hui de la réputation merveilleuse de panacée, que
(lui avait faite le vulgaire.
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CARACTÈRES DES FAMILLES