PARTIES ÉLÉMENTAIRES
Ainsi nommés parce qu'ils ont une sorte de £exture, résultant de l'arrangement de fibres diversement combinées. Ces fibres ont elles-mêmes pour base de leur composition certaines matières où élémnens que nous font
SOLIDES, connaître les analyses des chimistes. On distingue les tissus d'après les
élémens qui les composent, et leur mode de structure en troëstissus géné-
Parties
3 1vi ou 4issus. À NP SE On les divise raleurs, des combinaisons desquels on peut faire dériver tousles autres, en savoir : le tissu cezzuraiRe, /e lissu NeRveux, le lissu muscuzamme. Parues Le sang, la sueur, la bile , la salive, eic. Nous n’en parlerons que dans LIQUIDES, la physiologie, à Foccasion des fonctions des organes qui les fabriouAumeurs. quent, à
Le tissu cellulaire est ainsi nommé parce qu'il est com-
posé de cellules ou de mailles qui forment par leur
I entrelacement la trame et comme le canevas des or-
| ganes. Il offre une grande analogie avec le même
tissu dans les plantes. (oyez la Botanique, page 18.)
L'élément chimique qui lui sert de base est la gélatine (1). Le tissu cellulaire se présente :
4° A l'état de srmpzrcité ;
TISSU CELLULAIRE, 9° A l’état de comBrnatson.
A l'état de SIMPLICITÉ (tissu cellulaire proprement dit), il unit les organes autour desquels À on le trouve formant une enveloppe spongieuse, lâche, semblable à la plus fine ouate, ou à de
la mousse de savon.
1. Le TISSU OSSEUX et CARTILAGINEUX (os, cartilages, cornes) résulte du dépôt de parties terreuses (sels calcaires), et de matière gélatineuse dans un réseau celluleux. — Les cartilages sont moins durs, plus élastiques que les os.
. Le TISSU FIBREUX (tendons , ligamens, etc.) : c’est du tissu cellulaire disposé en filamens allongés, très-serrés , et qui par là ont acquis beaucoup de solidité et de ténacité, tout en conservant de la flexibilité et de l’élasücité. C’est l’analogue de la fibre dans les tiges des végétaux.
. Le TISSU MEMBRANEUX : c’est encore le même tissu , formant, au lieu de fibres, des lames minces , flexibles , entrelacées, et constituant des espèces de toiles charnues qu’of nomme membranes. Il présente trois modifications importantes :
A l'état de combi |
naison il consti- ù k :
A. Les membranes séreuses : Minces, lisses , transparentes, blanchâtres , et dont
la surface est constamment humectée par un liquide qu'elles transpirent à Pétat de vapeurs. Elles forment généralement une enveloppe à tous les viscéres ou organes intérieurs.
tue 5 tissus prin- B, cipaux, savoir :
Le tissu osseux , Id. fibreux ,
: | B. La membrane cutanée ou 14 PEAU qui sert d’enveloppe au corps, offre Ja. membraneux. PS >» ;
réunis dans les différentes couches minces qui la composent , les divers tissus qui servent de base aux organes. C’est poutquoi nous renvoyons l'examen détaillé de sa structure à la page 16 , où nous traitons du sens du toucher dont elle est le siége.
C. La membrane muqueuse, espèce de peau interne, se continuant d’une maniere insensible avec la peau externe , et pénétrant par les différentes ouvertures naturelles dans les cavités qu’offrent nos viscères dont elle tapisse l'intérieur, comme les séreuses en tapissent l'extérieur. La membrane qui tapisse l’intérieur de la bouche ou des narines, nous en offre un exemple sensible. Elle tranche sur la peau par sa couleur rouge ou rosée; néanmoins, comme elle a beaucoup d’analogie avec elle dans sa structure, nous en parlerons en niême temps.
(1) La gélatine, substance incolore, inodore, insapide, se prenant en gelée quand elle se refroïdit après avoir été dissoute dans l’eau bouillante. On la retire des os pour en faire des bouillons , de la colle-forte; etc.
Il est constitué par l'enroulement des membranes en tuyaux ou canaux destinés à
charrier le sang et les autres liquides nécessaires à la nourriture du corps. C'est TISSU VASCULAIRE. : k ce qn'on nomme les vaisseaux.
meurs, comme la bile, la salive, etc., qu'ils rejettent au moyen de petits conduits
ou canaux excréteurs. Ces glandes offrent beaucoup de différences entre elles ; ce-