SEPTIÈME ORDRE DES GASTÉROPODES
PECTINIBR ANCHES.
Leurs branchies sont en lames découpées en filamens et disposées comme les dents d'un peigne : elles sont renfermées dans une cavité du premier tour du tortillon , qui s'ouvre au dessous du manteau. Dans beaucoup de genres cette ouverture s'alonge en un canal ou siphon , qui permet à l'animal de respirer sans sortir de sa coquille. La bouche est ordinairement placée à l'extrémité d'une trompe plus ou moins alongée , et la langue très longue est armée de petites pointes dures, à l'aide desquelles les Pectinibranches peuvent attaquer, user les corps les plus durs. Les yeux sont pédonculés, et la tète porte deux tentacules. La coquille dans ces Mollusques est variable dans la forme. Le plus ordinairement elle est enroulée , quelquefois elle est simplement conique j elle est généralement operculée. L'opercule est attaché à la partie supérieure du pied de l'animal. Il est d'abord dénature cornée , mais bientôt il s'y fait un dépôt de matière calcaire qui lui donne une épaisseur et une solidité remarquable.
£S4 I-KS PEOTl M IBil ANCHES.
L'ordre des Peclinibranches est sans contredit le plus nombreux en genres de toute la classe des Gastéropodes et peut* etre de tout l'embranchement des Mollusques. Il renferme des animaux qui , sauf un petit nombre d'exceptions , habitent les mers dans toutes les régions du globe. Cuvier a partagé ces genres en trois grandes familles , que Ton peut considérer plutôt comme trois sous-ordres. Car Lamarck, de Blainville, Ferrussac, Latreille, les ont subdivisés en un très grand nombre de familles distinctes. La nature de cet ouvrage ne nous permet pas d'indiquer ici avec les détails convenables le tableau de ces divisions nombreuses et de tous les genres qui composent chacune d'elles. En adoptant la classification de Cuvier comme plus simple, nous mentionnerons quelques uns des genres principaux qui appartiennent à chacune des trois familles qu'il a établies.
<fe Famille. Les T§*achoïtte8,
L'animal est dépourvu desyphon. Sa coquille, de forme variée, a son ouverture entière, sans échancrure ni canal syphonifère.
Ex. : Les Toupies ( Trochus L.) , les Sabots ( Turbo L.) , les Scalaires {Scalaria Lamk.), les Monodontes ( Monodon Lauik.), lesPhasianelles {Phasianella Lamk.), les Ampullaires [AnvpxlU laria Lamk.) , lesNériles ( Nerila Lamk.) , lesNatices (Natica Lamk.) , etc.
2e Famille. Les Cupuioides.
La coquille est largement ouverte , conique ou déprimée , à peine turbinée , dépourvue d'opercule, n'offrant ni échancrure ni syphon.
Ex. : Les Cabochons ( Capulus Montf.), les Crépidules ( Crepidula Lamk.), les Calyptrées ( Calpytrœa Lamk.), les Sigarels (Sigaretus Adans), etc.
3° Famille. Les BuccinoïiMes.
L'animal porte un syphon par lequel l'eau pénètre dans sa cavité branchiale; la coquille est spiralée, de forme très variée,
LES t:YCLO BRANCHES.
elle porte près de l'extrémité de la columelle une cchancrure ou môme un canal pour le passage du syphon.
Ex. : Les genres Cône ( Conus L.) , Porcelaines ( CyprœaL.), Ovule (OvWaBrug.), Volute (FoluiaL.), Buccin (BuccmumL.), Harpe (Harpa Lamk.), Casque (Cassis Brug.), Cerithe (Cerithium Brug.), Rocher (Murex L.), Strombe (Strombus L.), etc.
Cuvicr a séparé des Pectinibranches , pour en former un ordre distinct sous le nom de TubuUbranches, les genres Vermet, Magile et Siliquaire, dont les animaux sont hermaphrodites «t renfermés dans une coquille tubuleuse et adhérente.
3e Division, gastéropodes hermaphrodites.