‹ Élémens d'histoire naturelle médicale (volume 2)Chapitre 105 sur 170 · I-ES ACÉPHALES Tl'.STACKS · texte numérisé non relu

I-ES ACÉPHALES Tl'.STACKS

que», sont formées de carbonate de chaux. Réduites en poudre, on les a quelquefois employées comme absorbantes.

2° Peigne ( Pecten Lamk. ). Coquille irrégulière , mince , équilalérale , auriculée, charnière droite et simple. L'animal diffère de celui des huîtres par un rudiment de pied et un fort petit byssus. Les espèces sont communes dans toutes les mers. Le Peclen Jacob œus abonde sur nos côtes. On se sert de sa valve droite comme d'un petit plat dans lequel on fait cuire certaius alimens.

3° Les Limes {Lima Lamk.) différent des Peignes par leur coquille bâillante, moins auriculée et à côtes longitudinales. La Lima squammosa est commune dans la Méditerranée.

4° Les Si'Oindyles [Spondijlus L.) , vulgairement huîtres épineuses, diffèrent des huîtres par leur coquille auriculée, hérissée , leur valve inférieure portant un long talon creusé d'un sillon, et par deux fortes dents à la charnière sur chaque valve. Plusieurs espèces de ce genre sont remarquables par l'éclat de leurs couleurs.

5° Pentadine (Pentadina Lamk.). Coquille équivalve à base droite sans prolongement ; valve gauche offrant un syphon près de la charnière, qui est droite et sans dents, pied cylindrique terminé par un byssus de fibres épaisses au sommet. Les coquilles de ce genre sont en général épaisses. Leur intérieur est nacré. Ce sont les diverses espèces de ce genre qui fournissent 1° la nacre de perle , si employée dans les arts et qui n'est que la partie intérieure des valves; 2° les perles fines. C'est sur la face interne de la coquille ou dans l'épaisseur du manteau de l'animal que se sécrètent les perles. Elles se composent de matière nacrée disposée par couches superposées autour d'un petit noyau qui manque quelquefois. Ces perles qui, quand elles ont un certain volume, sont d'un prix si élevé, se forment particulièrement dans ia Pentadina margaritifera. Cependant d'autres coquilles en fournissent également , particulièrement, dans les genres Jambonneau, Unio , et même dans quelques Univalves, comme les Maliotides. Des plaies faites du vivant de l'animal, au manteau ou à la coquille, peuvent donner lieu à la formation des perles, qui ne sont en quelque sorte qu'une exsudation de matière

LES ACÉPHALES TESTACÉS. 20 i

nacrée. C'est ce qu'on pratique dans l'Inde, et surtout en Chine.

6° Les Jambonneaux (Pinna L. ) ont une coquille alongée terminée en pointe vers la charnière, qui est sans dents j cette coquille est équivalve et un peu baillante. Le pied du mollusque est en forme de langue conique ; il porte un byssus attaché à sa base. Ce byssus, composé de filamens soyeux, très fins et très brillans, souvent fort longs, est recherché dans les lieux où ces coquilles sont abondantes , et particulièrement à Naples et à Messine. On file ce byssus, et l'on en fait des gants et des bas qui sont doux et soyeux.

2e Famille. Les Mytilacés.

Les deux lames du manteau sont encore libres , seulement une bride qui s'étend de l'une à l'autre forme en avant un commencement de syphon. Les Mytilacés sont marjns ou fluviatiles.

§ 1. Mytilacés marins.

1° Les Moules {Mjtilus L.) ont une coquille irrégulière, close, des crochets poinlus et terminaux, une charnière simple I ou bidentée. Le corps de l'animal est ovoïde un peu comprimé, avec un manteau sans franges, et un pied étroit canaliculé, muni d'un petit byssus. Le Myt. edulis L. est l'espèce de nos côtes (pie nous mangeons le plus communément. Elles vivent ordinairement en grand nombre fixées aux corps sous- marins. Néanmoins , elles ont la facilité de détacher leur byssus et de : pouvoir changer de place.

2° Les Modioles (Modiola Lamk.) sont des moules dont les crochets ne sont pas terminaux et la charnière toujours simple.

On trouve encore dans cette division les Cardites , les Vénéricardes et les Cypricardes.

2° Mytilacés fluviatiles.

Celte section renferme les moules d'étangs cl de rivières , telles que les Iridines, les Anodonles, les Muletles ou Unio.

LES ACÉPHALES TESTACES.

Famille. Les Camaeéà,

Les deux bords du manteau sont soudés cl ne présentent que trois ouvertures . l'une pour le pied , la seconde pour laisser entrer et sortir l'eau, la troisième pour les excrémens.

Cette famille renferme les genres Came {Chôma L.) et Tridacne ( Tridacne Brug. ) ou Bénitier. Ce dernier genre nous fournit ces énormes coquilles dont les valves servent souvent de bénitiers dans nos églises , et dont les bords sont profondément ondulés. C'est le Chaîna gigas L. ou Tridacne gigas Lamk., qui vient de la mer des Indes.

4e Famille. Les Vttraincés.

Cette famille commence la série des Acéphales qui ont des tubes pour apporter l'eau à la bouche et aux branchies. Leur manteau est ouvert et les deux tubes sont libres.

Les genres de cette famille sont fort nombreux, tels sont les suivans : Bucarde {Cardium L.), Donace {Donax L.) , Corbeille (Corbis Cuv.) , Telline (Tellina L.), Lucine (Lucina Brug.) , Vénus {Venus L.), Mactre {Mactra L.).

5e Famille. Les Solénacés.

Le manteau se prolonge en un tube double pour le passage de l'eau , et offre aussi une ouverture pour le pied, et la coquille est toujours plus ou moins bâillante.

Parmi les genres de cette famille, nous signalerons,

1° Les Solens {Solen L ), vulgairement Manches de couteau. La coquille est très alongée transversalement, étroite , et presque cylindrique; offrant à chaque valve deux ou trois dents. Ces mollusques sont assez communs le long de nos côtes.

2° Les Tarets ( Teredo L.). La coquille est petite, composée de deux valves rhomboïdales bâillantes ■ le manteau se prolonge en un tube extrêmement long. Ce sont des Mollusques très redoutables à cause de l'habitude qu'ils ont de creuser avec leurs valves les bois des digues , les quilles des chaloupes et des navires placés sous l'eau et qu'ils finissent par détruire en les criblant de trous. L'espèce commune sur nos côtes est le Teredo navalis L.

LES ACÉPHALES NOS

2e Tribu. Acéphales nus.

Ce sont, ainsi que l'indiquekleur nom, les Acéphales dépourvus de coquille. Leurs branchies sont fort variables et ne forment pas quatre lames comme celles des Acéphales testacés. C'est parmi ces animaux que nous voyons apparaître pour la première fois ces individualités composées • ces êtres singuliers qui résultent de l'agrégation, de la soudure en un seul individu d'un nombre plus ou moins considérable d'êtres. De là la division des Acéphales nus en deux familles :

1° Les Acéphales nus simples, qui renferment les genres Bipiiore et Ascidie; et 2° les Acéphales nus composés, comme les Botrylles et les Pyrosomes.

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