DIX-SEPTIÈME GENRE. — OSMIUM
L'osmium, découvert en 1803 par Tennant, n'exste dans la nature que combiné à l'iridium et formant l'osmiurt d'iridium. Celui que l'on a isolé est pulvérulent ou compacte,de couleur noire ou bleuâtre; celui qui est compacte offre, sebn M. Berzélius, une densité de 10 , tandis qu'à l'état pulvérulent elle n'est que de 7. A la température ordinaire, l'air estsans action sur ce métal; mais à une température très élevée, d s'oxide et s'enflamme. L'acide nitrique, l'eau régale, le nitre, la potasse, font passer l'osmium à l'état d'acide osmique, qui est blanc très volatil, très fusible et soJ«ble dans l'eau. '
Esplce unique : Oamltire d'Iridium.
{Iridium natif, iridosmine.)
Il est en grains ou en petites lamelles hexagonales , d'une couleur argentine, d'une densité de 19,25 , sans malléabilité , plus dures que les grains de platine, inattaquables par les acides et réfractaires au chalumeau. Composé d'après Thomson de :
3oo
MINÈUALOGIE.
Osmium 21,5
Iridium 72,9
Fer 2,6
Gisemeii. Cette espèce se trouve dans les mêmes localil^'^s que le plaine, et mélangée avec lui , en Amérique et dans les monts Ouais , en Sibérie. On sépare facilement l'osmiure d'iridium e la mine de platine qui le contient, en la traitant par l'eau égale. Celle-ci dissout le platine et n'attaque pas l'osmiure 'iridium.
L'miDiui, séparé de l'osmium par l'analyse chimique, ressemble beucoup au platine ; il est néanmoins plus dur que lui , un pei ductile, inattaquable par l'eau régale. On le relire de l'osmiire d'iridium. lia été découvert en même temps que l'osmium