Méthode par les hauts Jburneaux
Les hauts fourneaux, dans lesquels on opère la fusion du fer, se composent intérieurement de deux cavités opposées base à base et ayant la forme de deux cônes tronqués. La cavité inférieure se continue par sa partie inférieure rétrécie en un cylindre creux nommé le creuset. Celui-ci est percé de trois ouvertures .- deux supérieures, l'une pour l'entrée de l'air qui y est introduit par le jeu des soufflets ; l'autre , placée tout à
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fait au bord supérieur , est cl. slinée à donner issue aux scorie qui viennent surnager le inCUal fondu. L'ouverture inférieure qu'on tient exactement fermée , se nomme le trou de coulée , c'est par elle qu'on fait sortir le métal fondu quand le creuset en est rempli. Le fourneau se termine supérieurement par une énorme cheminée en briques , dont la hauteur varie de 15 à 40 pieds , suivant qu'on emploie du charbon de bois , ou du coak ou charbon de terre distillé. L'ouverture supérieure de la cheminée se nomme le gueulard. C'est par cette ouverture supérieure que l'on introduit le charbon et le minerai mélangés. A mesure que la matière métallique entre en fusion, sa liquidité et son poids l'entraînent dans la partie inférieure du fourneau ou le creuset, où elle s'accumule. Quand celui-ci est bien rempli, on ouvre le trou d-î coulée, et la matière fondue est reçue dans une rigole pratiquée dans le sable fin , où elle se fige et forme la fonte. On appelle gueuses les énormes morceaux de foute qui résultent de ces coulées ; leur poids varie de 3 à 6 milliers de livres. Quelquefois on reçoit la fonte encore liquide dans d'énormes cuillers en fer, et on la coule dans des moules faits en sable fin. C'est ainsi que se fabriquent les différens ustensiles en fonte , tels que les marmites , les casseroles , les plaques de cheminées, etc.
Mais il est rare que les minerais soient assez purs pour se fondre immédiatement sans addition de fondons. Très souvent ils contiennent des matières argileuses ou calcaires , qui nuisent à leur fusion ou qui la rendent trop rapide. Dans le premier cas, on se sert de matières calcaires qu'on appelle alors castine, pour neutraliser la silice et l'alumine qui s'opposent à la fusion j dans le second, on emploie un fondant nommé erbue. composé de matières argileuses qui agissent en sens opposé.
La fonte ainsi obtenue est un carbure de fer. Elle est aigre et cassante. On en distingue deux sortes principales : la grise et la blanche. La fonte grise contient moins de carbone que la blanche ; elle est d'un gris foncé, à structure grenue, très tenace, attaquable parla lime 3 elle se convertit plus difficilement en fer doux. Elle se liquéfie facilement et ne s'altère pas à l'air-