‹ Elémens d'histoire naturelle médicale, Volume 1Chapitre 49 sur 131 · LES BATRACIENS · texte numérisé non relu

LES BATRACIENS

LGa Batraciens, dont les genres principaui^ sont les Grenonil- U^j les C^|pa^ds et les Salamandres, soiU des Reptiles ordinal^ çf^D^eiit à quatre pieds, ^yant en général les doigts dépounrwn d^QUgles^ une p^au nue et sans écailles'; deux poumons très d^yeloppés en forme de «acs, ou, dans le jeune âge, denxbrann ohjes sur les parties latérales di^ cou, qui tiennent, par le moy^n d'arceaux çacjilagineux , à l'os hyoïde 3 le cœurauif s^p( vc^ntf icviie et une seule oreillette, tandis que dans les tcttu or4res précédens on trouve tantôt deux ventricules et deux oreillettes , plu^ souvent un seul ventricule à deux chambres communiquant entre elles etdeux oreillettes 5 leurs mâchoires sont pourvues de dents très fines. Les uns ont une queue pins au moins s^longée, comme les Salamandres; les autres en sont dépourvus, comme les Grenouilles et les Crapauds. La plus graqde partie sont ovipares, très rarement vivipares. Les œufii sont couverts d'une enveloppe celluleuse qui se gonfle considérablement p r son séjour dans Teau. Ces animaux sont les seuls parmi hs Reptiles qui offrent des métamorphoses. En effet, au moment où le petit sort de l'œuf, il est à un état tout k fait différent de ce qu'il doit être plus tard. Ainsi , indépendamment des br^chies , qui entraînent avec elles nn très grand changement dans les orgues de la circnlation , ils offrent une queue comprimée et une sorte de bec corné qui doî- Viçnt disparaître plus tard. Au contraire, les membres ne sont point apparens, mais cachés sous la peau. Enfin , il se fait nn

LIS BÂT&AGIBNS. i^

ehangemeiit presque compîet , non seulemial dans Torgiiiisa- Uon de ranimai, mais encore daos sa manière de TiTre et $Êê habitodes. C'est ce que l'on peut roir en suivant les dérelop^ pemens snecessifs du têtard avant qm'il n'arrive k V4tMi par* fait de Grenouille ou de Crapaud. L'accouplement a lieu par la superposition du mâle sur le dos de la femelle ^ qui la tieat embrassée pendant un temps souvent fort long, et ef géMral il féconde les œnh à mesure que la femelle les pond.

L'ordre des Batraciens se divise en deux fiimilles dteinetes-s Fane, sous le nom d'URODÈLBS» comprend ceux de ces animaux qai sont pourvus d'une queue; dans l'autre, ou les AnoiniBs, se trouvent placés tous les Batraciens dépourvus de queue.

1'"" Famille. /Les JL^aures.

Ce sont tous les Batramens qui ressemblent à la Grenouille , et qui, comme elle, sont dépourvus de queue. Les genres principaux sont:

i* L^ Grenouilles {Rana L.) se reconnaissent à iiar peaa lisse non tuberculeuse, à leurs pattes postérieures plus looguee, à leurs doigts palmés jolies nagent et sautent avec une égale facilité. Ce sont des animaux agiles , vivant dans les lieux hur nudes et les marais , où. elles annoncent de loin leur pi^lsftice par leurs cris répétée, qu'on nomme coassemens. Deux eq>àeea très connues doivent être mentionnées ici :

L'une est la Grenouille verte ou commune (Rana escuknta L.) , si abondante dans nos eaux dormantes et sur le bord dès ruisseaux^l'autre est la Grenouille rousse {Ranatemporariah.)^ presque aussi commune que la précédente , et qui vit dans les mêmes localités.

Les cuisses de grenouilles, dépouillées de leur peau, sobt un * aliment assez agréable. Cuites-, elles ressemblent pour la saveur à celle du poulet : du moins c'est l'opinion des personnes qui aiment ce genre d'aliment.

On préparait autrefois, et l'on prépare encore, quoique plus rarement aujourd'hui, un bouillon de grenenilles, qui ne nous parait pas avoir des propriétés différentes de oeM qu'^i Cût avee la chair de veau ou du poulet.

l90 LES âATRÀGlfiNS.

2^ Les Raines ou HÀiNETrEs ( Hyla Lanrenti ) ressemblent beaucoup par leur forme générale aux grenouilles ^ mais elles endîf^ent par une petite ventouse en forme de pelotte qu'elles portent à Textréraité de leurs doigts» ce qui leur donne la ùcillH- de pouvoir grimper sur les herbes et les arbrisseaux. L'es^ pèce la plus commune dans nos bqis humides {Hyltt ccmmunis) est pitts petite que la grenouille ordinaire. Elle est verte en dessus, blanche en dessous avec une ligne jaune et noire sur cha<tne c6té du corps.

3p Les Crapauds ( ^fi/^ Laur. ) ont le corps bombé , la peau rude et couverte de verrues et de papilles , les pattes de derrière à peine plus grandes que les antérieures, une sorte de bourrelet percé de pores derrière Toreille. Cest dans ces papilles que se sécrète l'humeur laiteuse qui recouvre ces animaux. Les crapauds sont des animaux immondes qui sont un objet de dégoût pour presquetout le monde. Ils se retirent dans les lieux sombres, sous les pierres, et n'en sortent guère que la nuit. Nous en avons un assez grand nombre d'espèces aux environs do Paris. •

2^ Famille. Les ETroOeieê.

Pslr^^ur forme générale ces Reptiles ressemblent aux Sauriens ; mais leur peau est nue et non écailleuse , leurs doigts sont dépourvus d'ongles, et leur cœur offre un seul ventricule et une seule oreillette. Ils ont été partagés en deux genres principaux :

1^ Les Salamandres terrestres (Scdamandta Laur.), qui vivent à terre, et dont la queue est cylindrique. L'espèce commune se voit dans les trous, au pied des murs humides. £lle est noire, avec de grandes taches d'un jaune oranger ; elle est vivipare. On trouve de chaque côté de son corps une rangée de tubercules d^où suinte une humeur visqueuse très acre. Quand on approche ces animaux du feu, cette sécrétion augmente, et c'est ce qui a . fait dire que la Salamandre était incombustible.

' *tP Les SAS.AVAMDRE8 aquatîqucs (TVi^on Laur.) se distinguent d^'suiie par leur queue <2omprimée. Elles vivent dans l'eau. C'est sur ces animaux que Spallanzani a fait ses cnrienses ex-

LSS FOISAONS. l8l

périences de régénération (^ partie : ainsi il leur a ettlevé un membre , et bientôt l'animal en a repoussé un , composé abso* Inment des mêmes parties. Cette expérience peut être fiaite plusieurs fois de suite sur le mâipe membre.

^n a placé à la suite des Salamandres quelques Batraciens singuliers, comme les Axolots , les Syrènes et les Protées , qui ne respirent qu'au moyen de branchies extérieures, c'est-à-dire qu'ils ressemblent aux Batraciens aTant leur état parfait. Ces animaux singuliers , qui tous Tirent dans l'eau , établissent , comme on Toit , le passage entre les Reptiles et les Poissoni. Quelques auteurs les ont considérés comme des Batraciens an état de métamorphose , et qui ne sont pas encore parvenus à Jeor état parfait.

QUàTRIÂMB CLilSSE DES YERTÉBibÉS.

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