‹ Elémens d'histoire naturelle médicale, Volume 1Chapitre 69 sur 131 · I. ACÉPHALES TESTACÉS · texte numérisé non relu

I. ACÉPHALES TESTACÉS

Familles.

1* Sans tubes. ( ouTert sur tout le devant 1. Ostragés.

Manteau j fermé / ®" Partie par une bride 2. Mytilagés.

' \ et laissant trois ouvertures. . . . 3. Camacés.

1 libres. Manteau ouvert 4. Gardiagës.

( réunis. Manteau fermé en ayant 5. Soléi^agés.

1'" Famille. Les Omiraeé».

L'Huitre commune nous donne l'idée des Mollusques de cette famille. Leur manteau est complètement ouvert dans toute sa partie antérieure et inférieure ; il n'y a ni pied , ni tube , ni sjphon.

Entre les genres nombreux qui composent cette famille, nous citerons ici les suivans :

!• Huître ( Ostrea L. ). La coquille est inéquivalve, à test feuilleté j la valve droite est presque plane, la charnière simple et le ligament subintérieur. Ce genre est très nombreux en espèces vivantes et fossiles. Elles vivent dans les mers de toutes les contrées du globe , et se multiplient d'une manière remarquable dans les golfes tranquilles. L'Huitre commune (O. edu' tis L.) forme quelquefois d'énormes bancs , tel est celui de Gancale sur les côtes du Calvados. On en trouve une autre espèce dans la Méditerranée , que l'on appelle vulgairement Pied de cheval. Elle est beaucoup plus grande, et sa coquille bien plus épaisse. C'est VO. hippopus L.

Les coquilles de l'Huître, comme celles des autres Mollus-

%Zo LB8 ACéPHALIS TBSTÀCéi.

ques, sont formées de carbonate de chaux. Réduites en poudfe, Ofi les a quelquefois employées comme absorbantes.

2'> Peigne {Pecten Lamk. ). Coquille irréguHére, minée, équilatéraie , auricnlée » charnière droite et simple. L'animal diffère de celui des huîtres par un rudnQént de pied et un iért petit byssus. Les espèces sont communes dans toutes les mers. Le Pecten Jacobœus abonde sur nos côtes. On se sert de sa valTe droite comme d'un petit plat dans lequel on fait cuire certains alimens.

3*» Les Limes (Lima Lamk.) diffèrent des Peignes par le«r co? quille bâillante, moins auriculée et à côtes longitudinides. La Lima squammosa est commune dans la Méditerranée.

4* Les Spondyles {Spondylus L.), vulgairement huîtres épineuses^ diffèrent des huttres par leur coquille auriculée, hé* rissée , leur Talve inférieure portant un long talon creusé d'un sillon, et par deux fortes dents à la charnière sur chaque Talve. Plusieurs espèces de ce genre sont remarquables par l'éclat de leurs couleurs.

6° Pentadine [Pentadina Lamk.). Coquille équivalve à base droite sans prolongement -, valye gauche offrant un syphon près de la charnière, qui est droite et sans dents, pied cylindrique terminé par un byssus de ûbres épaisses au sommet. Les coquilles de ce genre sont en général épaisses. Leur intérieur est nacré. Ce sont les diverses espèces de ce genre qui fournissent 1° la fiacre de perle , si employée dans les arts et qui n'est que la partie intérieure des valves; 2° \q% perles fines. C'est sur la face interné de la coquille ou dans l'épaisseulr du manteau de l'animal que se sécrètent les perles. Elles se composent de matière nacrée disposée par couches superposées autour d'un petit noyau qui manque quelquefois. Ces perles qui, quand elles ont un certain volume, sont d'un iH'ix si élevé, se forment particulièrement dans là Pentadina //u>rgi2ràt/tr/2.Cependantd'autres coquilles en fournissent également , particulièrement dans hs genres Jambonneau. Unie , et môme dans quelques Univalves, comme les Ilaliotides. Des plaies faites du vivant de Tanimal, au manteau ou à la coquille, peuvent donner lieu à la formation des perles, qui ne sont en quelque sorte qu'une exsudation de matière

nacrée. Cest ce qu'on pratique dans Tlnde, et surtout en Chine.

9^ te» JAîiÉBOpmBAut {Pinna L. ) ont une coquille alongée tertnânée en pointe ters la charnière, qui est sans dents | cette coquille est équitalve et un peu baillante. Le pied du mollusque elt en Ib^me de langue conique /il porte un byssns attaché à M him. Ce bjssus , composé de filaftiens soyeux, très ans et M^ètt brlHans, sdUTent fort longs, est recherché dans les lieux où ce/A coquilles sont abondantes , et particulièrement à Naples et à Noisine. On fîte ce byssus^ et l'oti en fait des gants et des bas qui sont doux et soyeux. -

Ç Famille, tts JtÊyiÙaeés.

Les deux lames 'du manteau sont encore libres, seulemen]t. une bride qui s'étend de Tune à l'autre forme en avant un commencement de syphon. Les Mytilacés sont marins ou fluviatiles.

§ 1. Mftilacéê marins*

1* Les Moules (Mydlus t..) put une coquille irrégulière, close, des crochets pointus et terminaux, une charnière simple ou bidentée. Le eorpi es Panimal est oVoïde un peu comprimé, avec un manteau sans franges^ et un pied étroit canalieulé^ muni d'un petit byssus. Le Myt, eduLis L, est l'espèce de nos côtes^^ que nous mangeons le plus communément. Elles Tiveat ordi*^ nairement en grand nombre fixées aux corps sous- marins. Néanmoins , elles ont la facilité de détacher leur byssus et de pouvoir chapger de place.

2° Les MoniOLES [Modiola Lamk.) sont des moules dont les crochets ne sont pas terminaux et la charnière toujours simple.

. On trouve encore dans cette division les Cardites , les Vénéricardes et les Cypricardes.

2«* Mytilacés fluviatiles.

Cette section renferme les moules d'étangs et de rivières ^ telles que les Iridines, les Ânodontes, les Mulettes ou Unio.

!l3u I^BS ACBPHÀLKS TBSTÀCB5.

3*" Famille. Les Cawnaeés.

Les deux bords du manteau sont soudés et ne présentât <|ae trois ouvertures , Tune pour le pied , la seconde pour laisser entrer et sortir Teau, la troisième pour les excrémens.

Cette famille renferme les genres Came {Chôma h, ) et Tair DAcriB ( Tridacne Brug. ) ou Bénitier. Ce dernier genrç. nou$ fournit ces énormes coquilles dont les yalves servent souvenu de |>énitiers dans nos églises , et dont les bords sont profoiidé' ment ondulés. C'est le Chôma §igos L. ou Tridacne giffis Lamk., qui vient de la mer des Indes.

4*" Famille. Les CurMmeéê*

Cette famille commence la série des Acéphales qui ont des tubes pour apporter Teau à la bouche et aux branchies. Leur manteau est ouvert et les deux tubes sont libres.

Les genres de cette famille sont fort nombreux, tels sont les sttivans : Bucarue {Cordium L.), Donacb {Donax L.) , Corbeille {Corbis Cuv.)., Tbllinè {Tellina L.), Lugine (i!^ucma Brug.) , Vénus {Venus L.) , Mactre (Moctfa L.).

s 5* Famille. Les fiMfénmeéêm

Le manteau se prolonge en un tube double pour le passage de l'eau , et offre aussi une ouverture pour le pied, et la coquille est toujours plus ou moins bâillante.

Parmi les genres de cette famille , nous signalerons »

1* Les SoLENS {Soten L.), vulgairement ^^incAe^ de couteau. La coquille est très alongée transversalement, étroite , et prèsque cylindrique; offrant à chaque valve deux ou trois dents. Ces mollusques sont assez communs le long de nos côtes.

2* Les Tarets ( Teredo L.). La coquille est petite, composée de deux valves rhomboïdales bâillantes fie manteau se prolonge en un tube extrêmement long. Ce sont des Mollusques très redoutables à cause de l'habitude qu'ils ont de creuser avec leurs valves les bois des digues , les quilles des chaloupes et des navires placés sous l'eau et qu'ils finissent par détruire en les criblant de trous. L'espèce commune sur nos côtes est le Teredo navjoUs L.

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2*" Tribu. Acéphales nds.

€e sont, Ainsi que riDdîque,leur nom , les Acéphales dépounrus 4e coquille. Leurs branchies sont fort variables et ne forment pas quatre lames comme celles des Acéphales testacés. C'est pai^i ces animaux que nous voyons apparaître pour la première Ms ces individualités composées , ces êtres singuliers qui résultent de l'agrégation^ de la soudure en. un seul individu d'un nom'bre plus ou moins considérable d'êtres. De là la division des AcépfasAes nus en deux familles :

1* les Acéphales nus simples j qui renferment les genres Biphore et Ascidie; et 2* les Acéphales nus composés ^ comme les Botrylles et les Pyrosomes*

, , GINQUlillE CLASSE.

LES BRACfflOPODES.

Les Brachiopodes ont les principaux traits d'oi^anisation des Acéphales proprement dits , et en diffèrent par ce caractère qp'au lieu d'un pied il sort de la base de leur corps , entre les de^x lobes de leuf mante^oi qui est toujours ouvert, deux longs bras charnus tout chargés de filamens également charnus. Leur coquille est toujours adhérente et à deux valves.

Trois genres seulement composent cette classe, savoir : 1^ les Lingules {Idngula Brug.), dont la coquille est à deux valves égales, oblongues, bâillantes; 2Mes Térébratules {Terebratula Brug.), dont les deux valves sont inégales, l'une concave, l'autre plane , laissant à leur sommet un trou par où sort un pédicule charnu 5 3® les Orbicules [Orbicula Cuv.), dont la coquille a une Talve arrondie et conique ressemblant à uner Patelle, et une seconde valve plane et adhérente aux rochers sous*marins.

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