‹ Elémens d'histoire naturelle médicale, Volume 1Chapitre 85 sur 131 · LES PARASITES · texte numérisé non relu

LES PARASITES

Cet ordre ne comprend qu'un seul genre, celui des pous {JPediculush.). Nous avons cru devoir en retirer le genre Ricin (fiicinus De Geer) qui lui avait été réuni par Latreille , et qui en difière surtout par l'organisation de sa bouche^

Dans les vrais parasites , tels que nous les admettons ici, les diverses pièces de la bouche sont réunies en une sorte de trompe ou de suQoir charnu et rétractile^, très court , situé à l'extrémité antérieure de la tète ^ les yeux sont petits et s^nples; les antennes courtes et de cinq articles ; le corps déprimé et presque

a88 LBs CTSTAPTiars.

transparent; lès pattes comtes , égales entre elles, et terminées par un tarse très fort, sous la forme d'une pince mobile, à Taide de laquelle ces animaux s'attachent aux cheyeux et aux poils.

Les femelles pondent une très grande quantité d'œufs adhérens aux cheveux et connus sous le nom vulgaire de lentes.

Trois espèces distinctes vivent sur rhomdde et s'y multiplient . quelquefois d'une manière effrayante quand on les laisse pulluler par défaut de soins , de propreté. Ces i trois espèces sont :

1^ Le Pou DB TÈTE {Pediculus humanus capitis de Geer], d'un gris cendré ou presque transparent avec des taches corres* jpondant aux stigmates, ayant les lobes des parties latérales du corps arrondis : c'est surtout sur la tète des enians qu'on trouve cette espèce.

2^ , Le Pou DU CORPS (P. hunianus corporis de G.). U est plus clair que le précédent , et sans taches ; ses lobes abdominaux sont moins profondément découpés. C'est sur les diverses parties du corps des individus misérables et malpropres que l'on 'rouve cette espèce 3 c'est elle aussi qui pullule d'une manière ^i effrayante dans le Pthiriasis , ou maladie pédiculairc.

3^ Le Pou nu pubis (P. humanus pubis L.). Son corps est plus arrondi^ plus large que dans les deux espèces précédentes; ses quatre pieds postérieurs sont plus forts que les antérieurs ; il vit dans les poils des organes génitaux , les sourcib , etc. On le connaît sous le nom vulgaire de Morpion.

TROISIÈME ORDRE

LES CYSTAPTÊRES.

Nous proposons d'établir un ordre à part pour le genre Ricin {Ricinus de Geer. Latr.) placé parmi les Parasites. Mab il en diffère essentiellement par l'organisation de sa bouche. En effet, tandis que dans les vrais Parasites toutes ses parties sont réunies en une trompe ou suçoir court et rétractile, dans l'ordre que nous nommons Cyst aptères on trouve un labre, une lèf re inférieure et deux mandibules sous forme de crochet. Par ce caractère il se distingue également des Parasites et

l*Z$ SUCEURS. M^m

des Suceurs, et diffèrent des Thysanoures par Tabsence 4^ appendices que l'on trouve constamment sur les parties Ut|$* raies et à Textrémité de Tabdomeii <ians ces 4èrniers. Ils p*é' prouvant aucune métamorphose.

Les Ricins, qui composent seuls cet ordre , sont connus s.oiVB le nom de tiques. Ils rivent sur certains mammifères tels que le chien et surtout chez les oiseaux. Ceux du chien (^Riçinju^ canîs Latr. ) s'attachent fortement sur les oreilles et aufres parties du corps de cet animal, et alors s'y gonflent coosidélablement et deyiennent vésiculeux; les autres espèces pi^raissent se nourrir de plumes ou de la matière graisseuse qiii j est déposée.

QUATRIÈME ORDRE

Page 1