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CHAPITRE III, T»ige

D0 la Mesuré ôm l* utilité, eu des Faleun.

Ce qui^est utile pour nous, c'est tout cequicoiK tiibue à augmenier'nos jouissances ou à diminuer nos souffninceb. ^

Nous sommes souvent de «fîtes -inj us tea^ljjlpvciateurs de la yeritable utilité des choses.

Mais la mesdr^ de l'utilité qu'à tort ou à raison nous attribuons à une chose est la quantité des sacriiices que nous sommes disposés à faire pour nous en procurer la possession.

C'est ce qu'on appelle le prix de cette chose 3 c'est sa vraie valeur sous le rapport de la richesse.

Le lâoyen de s'enrichir est donc de se livrer aa travail qui se paie le plus chèrement, quelle que soit sa nature. Cela est vrai d'une nation comme d'un individu.

Obser\TZ toutefois que la valeur conventionnelle, le prix vénal des clioses , étant déterminé par le balancement de la réiistince des vendeurs et des acheteurs, une chose, sans être moins désirée, devient moinç chère quaixl elle est plus facilement produite.

C'est là le grand avantage du progrés des artsj il fait que nous sommes approvisionnés à meilleur marché, parce jj[ue nous le sommes avec moins do peine.

XXTIiAIT RAlSONZfé: ^^î

CHAPITBE IV, page j6.

Dm Changmneni de/brme, ou de tindugirh fa-bricante y ^ compris l'agriculitêre*

Datis tonte industrie quelconque il y a trois eho» ses: théorie, application et exécution.

De là trois espèces de travailleurs: le savant, l'entrepreneur et TouTrier.

Tous sont obligés de dépenser plus ou moins avant de recevoir, surtout l'entrepreneur.

Ces avances sont fournies par des économies an^ tcrieurement faites. C'est ce qu'on appelle des ea-

Le savant et l'ouvrier sont salariés régulièrement par l'entrepreneur; mais lui n'a de bàëfice qu'à proportion da succès de sa fabrication;

Il est indispensable que les travaux les plus nécessaires soient les plus mal payés.

Cela est vrai surloàt de ceux liKfs à l'indastrie agricole.

Elle a de plus l'inconvénient que l'entrepreneur de culture ne peut pas se dédommager de la modicité de ses bénéfices par la grande étendue de ses afiaires.

Aussi cette profession n'a-t-ellle aucun attrait pour les gens riches.

Les propriétaires de terre qui ne cultivent pas sont étrangers à l'industrie agricole. Ce sont de «impies préteurs de fonds.

54^ EXTR-'^IT BAlSOrCNK.

Ils les disposent suivant les ooiivexHnices de oeox qu'ils peuvent trouver pour les ddie valoir.

Quatre sortes d'eiit repreneurs , deux avec plas OQ mmiis de moyens « les grosfirmiers et leêfeUU Jermier^^ et deux presque sans moyens, les métajren et les manoupriers.

. GeU fait quatre espèces de cultures ess^tieUe^ ment différentes.

- lA division en grande et petite culture est insuffisante et sujette à équivoques.

L'^tgriculture est dpnc le premier des arts sous 1« rapport de la nécessité, mais non pas sous le rapport de la richesse.

. C'est que nos moyens de subsistance et nos moyeni d'existence sont deux choses très-différentes, qu9 a tort de confondiez

CfiAPITBE y, p9ge i5a

Du Changement de lieu , ou de Vlndustnê ^eofnmerçante»

L^bomrae isolé fahriqiierait; mais il ne pourrait commercer,

. Cair commence et sociéjtjé spnt une seule ef; iném^ chose.

Lui seul anime l'industrie^

Il unit entre eux d'abord les hommes d'un mém* canton, puis les dîGférens cantons d'un même pays, |>uis enfin les différentes nations entre elles.

Ifi plus jgrstad avantage du commeire «e^ijt^euA

le senf ({tii métitt att«iitiôn, est de âovi^fir un pliii gi*and développement au commerce intérieur.

Les commer<^ns proprement dKs rendent le commerce plus facile; mais il existe avant eux et tant etix.

Us donnent une nouvelle valeur aux choses eni les changeant de lieu> comme les fabricans en les changeant de forme.

C'est sur cet accroissement de valeur cp'ils trou* vent leurs bénéfices^

Xj'industrie commerçante présente les mêmes phénomènes que rindustrie fabricante. U y a de même théorie, application, exécution; savans, entrepre* neiirs et ouvriers. Ces travailleurs sont payés de même: ils ont des fonctions et des intérêts analojgties^etc., etc.

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