CHAPITRE XL
Réflexions sUr ce qui précède ^ et sur la ■ manière dont ' Condillac a analysé la Fmséef"^'^
IVIes jeunes amis, pour âvancer avec siireté clans un« reciierche quelconque, rien n'est plus utile que de jel ér de tem|3s en temps un c'ôup-d'œil en arrière sur le chemin que l^oh a parConru ; cela est d'autant plus à propos en ce moment, que nous; sommes déjà plus avancés daiis notre carrière que peutêtre vous ne le croyez vous-mêmes.
En effet, après vous avoir donné une idée générale de iâ faculté de penser ou sentir, et du but que je me propose eta' l'examinant, je vous ai' fâit remarquer qu'elle consiste à sentir des sensations , des' s6uvenirs, <Jes rapports et des désirs.
Tous avez vu que ces impressions premières suffisent à former toutes nos idées les plus compliquées et les plus abstraites,' et à nous assurer de la réalité de notre existence et de celle de tout ce qui nous entoure.