‹ Élemens de chimie [electronic resource] (volume 2)Chapitre 112 sur 118 · X. GLUCIUM (BERYLLIUM , GLYCIUm · texte numérisé non relu

X. GLUCIUM (BERYLLIUM , GLYCIUm

Le glucium ainsi que le chlorure de glucium, d'où on l'extrait, s'obtiennent de la même manière que l'aluminium et le chlorure d'aluminium. Réduit par ce procédé, le glucium se présente en une poudre très divisée et d'un gris foncé, qui est très difficile à fondre et qui, à la température ordinaire, ne s'altère ni dans l'air, ni dans l'eau. Echauffé au rouge, il s'enflamme et se convertit en glucine. Les acides dilués et une lessive de potasse le dissolvent avec dégagement d'hydrogène.

La glucine s'extrait d'une combinaison d'acide silici- ' que, d'alumine et de glucine, appelée béryl. Ce minéral se rencontre assez fréquemment pour qu'on puisse se procurer la glucine en grande quantité ; on le trouve plus rarement en beaux cristaux. Lorsque ceux-ci ont une couleur verte, on le nomme émeraude; lorsqu'ils sont incolores, on l'appelle aiguë-marine. Le béryl contient i3 »/b pour cent de glucine. Pour en extraire cette terre à l'état de pureté, on le pulvérise exactement et on le lave par suspension afin d'en retirer les parties les plus fines, que l'on fait fondre ensuite avec 3 parties de carbonate de potasse. L'acide silicique se combine alors

avec la potasse , tandis que l'acide carbonique se dégage. La masse calcinée est arrosée d'eau , puis traitée par de l'acide muriatique qu'on y ajoute par petites portions , jusqu'à ce qu'il y en ait un excès. Cet acide se combine avec la potasse, l'alumine et la glucine. On évapore la dissolution dans le bain-marie jusqu'à siccité et on dissout le résidu clans de l'eau aiguisée de quelques gouttes d'acide muriatique : l'acide silicique reste indissous. On ajoute de l'ammoniaque à la liqueur pour en précipiter l'alumine et la glucine. On lave bien le précipité, et, sans le sécher , on le fait macérer avec une grande quantité de carbonate d'ammoniaque dissous, qui s'empare de la glucine sans attaquer l'alumine. On filtre la liqueur, et on chasse le carbonate d'ammoniaque par l'ébullition. Le carbonate de glucine précipité par ce moyen est calciné au rouge pour en dégager l'acide carbonique. La glucine qui reste est une poudre blanche, légère, sans saveur ni odeur, infusible, insoluble dans l'eau et dans l'ammoniaque, mais soluble dans la potasse et dans la soude. Sa pesanteur spécifique est approchant 3. Sa composition a été déterminée d'après celle de son sulfate; on a trouvé ainsi qu'elle contient 3 1,17 pour cent d'oxigène.

On obtient le sulfure ou le phosphure de glucium en faisant chauffer le métal dans la vapeur du soufre ou dans celle du phosphore.

La glucine surpasse l'alumine en affinité pour les acides. Ses sels donnent une saveur douce ; c'est cette propriété qui lui a valu le nom de glucine (yXoKÛs , doux).

L'hydrate de glucine s'obtient en précipitantle chlorure de glucium par l'ammoniaque.

On obtient du bisulfate de glucine en dissolvant de la

glucine dans un excès d'acide sulfurique, évaporant la dissolution jusqu'à cë.qu'il se dégage de l'acide sulfurique, et y ajoutant alors de l'alcool qui dissout l'excès d'acide. Une dissolution concentrée de la combinaison qui reste fournit le sel en cristaux.

La nature nous offre trois combinaisons de la glucine, savoir le béryl (2 Be 3 O 4 Si 1 2 O + 2. 2 Al 3 O 2 Si 6 O), l'euklase (2 Be 3 O 2 Si 6 O + 2. 2 Al 3 O Si 3 O) et le chrysobérill (12 Ab 18 O 2 Be 3 0) ^le béril et le chrysobérill sont des pierres précieuses bien connues.

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