IV. OX1DE DE PHOSPHORE
Si l'on fait arriver sur du phosphore tenu en fusion s sous de l'eau chaude un courant de gaz oxigène par un tube étroit en pressant légèrement une vessie remplie de ce gaz et adaptée à ce tube , le phosphore brûle sous I leau et se convertit en acide phosphorique qui se dissout dans ce liquide et en flocons rouges qui y restent
106 OXACIDES ET OXIDES DES METALLOÏDES.
en suspension {jflg. i4). En lavant ceux-ci et les faisan t chauffer dans une cornue au bain métallique(p.3oo„ t. 1), on obtient, après la distillation du phosphore, une masse rouge de cinabre qui ne se décompose pas encore au point d'ébullition du mercure, mais qui, échauffée au rouge et au contact de l'air, ou traitée par l'acide nitrique, s'enflamme et se transforme en acide phosphorique. Chauffée sans lecontact de l'air ellesedécompose en phosphore et en acide phosphorique.Enbroyant l'oxide rouge de phosphore avec du phosphore en fusion et laissant le mélange se refroidir on obtient l'oxide dans un état de division tel, que si l'on vient à en amener une parcelle au contact de l'air, celle-ci s'enflamme à l'instant. C'est d'un tel mélange que se composent les briquets phosphoriques; on les confectionne en mettant dans un petit flacon de verre un peu de phosphore qu'on allume et qu'on remue sans interruption jusqu'à ce qu'il s'éteigne. On a coutume de mêler le phosphore avec un peu de magnésie, sans doute pour réaliser un état de division plus grand encore.