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XLII. acide oléoriciniqué(acide élaiodique).XLIII

ACIDE RICINTQUE.

Ces acides se forment par la réaction des bases énergiques, par exemple de la potasse, de la soude, de l'oxide de plomb, sur des huiles et des graisses saponifiables. Ceiles-ci consistent principalement en deux substances dont l'une appelée oléine, reste encore liquide à la température ordinaire de l'atmosphère, mais dont l'autre nommée stéarine, est solide à cette température

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et n'entre en fusion qu'à 4o° environ. Outre ces deux substances il y en a d'autres dans différentes espèces de graisse, par exemple, la phocênine dans celle du marsouin, la batyrine dans le beurre, X hircine dans celle de mouton. Par la saponification résultant de la réaction de bases énergiques sur les huiles et les graisses, ces substances sont transformées en acides et en corps indifférens qui se combinent en même temps avec une proportion d'eau : ces substances nouvelles ditfèrenten raison de la composition des huiles et des graisses. La formation des acides dontil s'agit est mêmedansun rapporttéllement intime avec la composition des huiles et des graisses qu'on peut conclure celle-ci au moyen des acides qu'elles produisent. Ainsi, par exemple, il est très vraisemblable, que dans la saponification de la stéarine par la potasse il ne se forme que de l'acide margarique et de la glycérine, et que dans celle de l'oléine par le même moyen il ne se produise que de l'acide oléique avec la glycérine ; la saponification du beurre ou d'autres graisses animales donne au contraire lieu à la formation d'acide margarique, d'acide oléique, d'un peu d'acide stéarique, d'acide butyrique, d'acide caproïque, d'acide caprique et de glycérine. Il est très probable que chacun de ces acides résulte d'une graisse particulière : on peut facilement démontrer dans le beurre l'existence de la butyrine qui produit l'acide butyrique. En saponifiant de l'huile de marsouin on obtient de la glycérine, de lacide oléique et de l'acide phocénique, qui très vraisemblablement se forme au moyen d'une graisse particulière contenue avec de l'oléine dans l'huile en question. Ces acides, ainsi que je le rapporterai plus loin , consistent probablement en différentes combinaisons d'hydrogène

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carboné et d'acide carbonique, peut être aussi d'acide oxalique.

Ces acides se rattachent par conséquent intimement à la composition des graisses et des huiles. Considérés

- seuls , ils n'offrent que peu d'intérêt; étudiés avec les huiles et les graisses et avec les savons , dans lesquels la base constitue en outre la partie la plus importante, ils deviennent au contraire très remarquables. Aussi j'aime mieux ne pas séparer ces sujets et traiter des

i acides dont il s'agit immédiatement après les huiles et les graisses.

(b). CARBONE, AZOTE ET OXIGENE.

(c). CARBONE , AZOTE, HYDROGENE ET OXIGENE.

Cyanogène et Oxigene.

i. L'Acide fulminique = a volumes cyanogène -|- 1 volume gaz oxigène. a. L'acide cyanique =2 » î »

Ce qui donne au cyanogène un intérêt particulier, c'est, ainsi que je l'ai dit à propos de ce corps, sa propriété de se combiner avec l'oxigène , avec l'hydrogène et avec les métaux absolument comme le soufre et d'autres corps simples et déformer des composés tout-à-fait semblables à ceux que produisent ces derniers. L'oxigène ne se combine qu'en une proportion avec le cyanogène, • savoir en celle de un volume de gaz oxigène sur deux volumes de gaz cyanogène. On ne peut produire ces combinaisons d'une manière directe; on obtient indirectement deux acides différens, qui ont absolument la même composition, mais qui, dans leurs propriétés, offrent une discordance encore plus saillante que les acides

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phosphorique et paraphosphorique, ou les acides tartrique et racémique. On a donné à l'un de ces acides le i nom d'acide fulminique et à l'autre celui d'acide cyanique. Les combinaisons et décompositions nombreuses qu'éprouve et qu'occasione celui-ci , le placent parmi les substances les plus importantes pour la théorie chimique. Pour ne pas isoler ces combinaisons de l'acide cyanurique, je traiterai un peu plus loin des acides carbazotique et indigotique qui ne contiennent non plus que du carbone, de l'azote et de l'oxigène.

i. Acide fulminique.

Lorsqu'on dissout du nitrate d'oxide d'argent ou du nitrate de protoxide de mercure dans très peu d'acide nitrique, qu'on ajoute à cette dissolution de l'alcool et ensuite de l'acide nitrique fumant , et qu'on soumet I le tout à une douce chaleur, il se fait une vive effervescence, on observe à l'odeur un dégagement d'éther nitrique, et il se sépare de la liqueur une poudre cristalline. Se fait-il une ébullition trop forte, on y remédie en versant de l'alcool froid dans la liqueur. Le précipité consiste en fulminate d'oxide d'argent ou de protoxide de mercure qui ne sont l'un et l'autre que peu solubles dans l'eau ou dans l'alcool. La préparation de ces combinaisons ne réussit probablement pas avec d'autres sels 1 métalliques par la raison que leurs fulminates sont très 1 solubles; car quand bien même ils se forment, comme i ils restent dans la liqueur, ils sont de nouveau détruits, i Avec deux ou trois grains de nitrate d'oxide d'argent f on peut se procurer une quantité suffisante du fulmi- H minate pour étudier les phénomènes importans quilw

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I produit; la préparation de quantités plus grandes est ac- < conipagnée de tant de danger qu'elle a occasioné maint . accident. C'est avec des mesures de précaution particu- 1 lières que se fait dans les fabriques la préparation du fuli minate d'oxide d'argent, qu'on emploie à la confection i des amorces à percussion , sur lesquelles je reviendrai : spécialement à propos de la poudre à canon. Dès que le I fulminate d'oxide d'argent s'est complètement déposé, i on le réunit sur le filtre qu'on déchire en petits mori ceaux tandis qu'il est encore humide.

Par une température peu élevée, par la pression, i par un frottement léger, par les circonstances les j plus insignifiantes , les fulminates détonnent très violemî ment en se décomposant et en dégageant subitement i deux gaz, savoir, du gaz azote et du gaz oxide de car- I bone , qui y affectaient l'état solide.

L'acide fulminique ne peut pas exister seul; séparé ] par un acide plus fort, il se décompose, en acide I hydrocyanique, en ammoniaque et en acide carbonique, s si l'on se sert d'un oxacide. Eliminé par un hydracide, i il donne au contraire de l'acide hydrocyanique et une c combinaison particulière du radical de l hydracide avec i du carbone, de l'azote et de l'hydrogène; mais ces comï binaisons n'ont pas encore été examinées d'une manière s spéciale. On peut aisément faire passer l'acide fulminique - sur d'autres oxides métalliques , en délayant du fulminate d'oxide d'argent ou de protoxide de mercure dans l'eau, ety introduisant un métal doué d'une affinité plus , grande pour l'oxigène que l'argent ou le mercure, par exemple, du fer, du zinc, du cuivre. Lorsqu'on ajoute i une dissolution de potasse, de soude, de baryte ou de chaux à du fulminate d'oxide d'argent, la moitié de

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loxide d'argent se sépare, et la dissolution contient un sel double très soluble; lorsqu'à cette dissolution, on ajoute un acide, il se précipite du fulminate acided'oxide \ d'argent. Les autres fulminates détonnant comme le fulminate d'argent , il s'ensuit que la faculté fulminante ne réside pas dans la base.

On a analysé le fulminate d'oxide d'argent au moyen j du deutoxide de cuivre; des expériences très précises ont donné la composition que j'ai déjà rapportée. Il résulte du contenu de ce sel en oxide d'argent que l'oxigène de la base est à celui de l'acide comme i : i , dans les fulminates neutres.

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