IX. LA PARAFFINE ET l'eUPION
surnagé d’huile, et peu de temps après, un corps oléa- ^
CAUBONE.
jj ecueillanL le produit jusqu’à carbonisation complète de
1 1 1 niasse employée, on y découvrira déjà la paraffine en
I sssez grande quantité. On peut répéter plusieurs fois eette opération avec le produit, et l’on obtient à la fin im mélange d’huiles pyrogénées avec la paraffine et eeupion. En ajoutant peu à peu la moitié en volume Vacide sulfurique, et agitant continuellement, on décompose les huiles pyrogénées. Dès que la masse ^St devenue très fluide on la place dans un lieu chauffé I environ 5o«, il se rassemblera alors sur la surface ;ne huile claire et incolore, qu’on pourra enlever à I état liquide, ou, en la laissant refroidir, à l’état solide. Aa paraffine est imprégnée d’une huile liquide, dont nn peut la séparer en grande partie en la comprimant aans du papier brouillard, qui l’absorbe; pour opérer uomplétement cette séparation, il faut dissoudre la paraffine dans l’alcool, dans lequel elle cristallise par le eefroidissement en petites feuilles brillantes. La paraffine ■ond à 44° 1 en une huile claire, et se coagule en refroiiJissant en une masse blanche. Sa pesanteur spécifique 'St 0,98. L’acide sulfurique chauffé avec elle au-delà de 00°, le chlore, l’acide nitrique concentré et chaud, aacide hydrochlorique , le potassium et une dissolution Ide potasse n’ont pas la moindre action sur la paraffine ; (’est ce qui lui a fait donner le nom de paraffine (parum itf finis). Enflammée à l’air à une haute température elle ji>rûle avec une belle flamme. Elle dissout le soufre fondu, ee sélénium et le phosphore, et elle est très soluble dans ' éther. L’alcool froid n’a qu’une faible action sur ce :orps; 100 parties d’alcool bouillant dissolvent il,45 parles de paraffine, que le refroidissement en sépare en 'ristaux. Elle est composée de 2 volumes de gaz hydro-
CARBONE
gène et d’un volume de vapeur de carbone; sa composition est donc parfaitement la même que celles du gaz j| oléfiant et de l’éthérine; elle ne diffère de l’éthérine so- || lide que par son point de fusion et sa densité. f
On obtient l’eupion avec la paraffine, de la manière ^ que nous venons d’indiquer. d3 parties d’eupion sont |ii solubles dans loo parties d’alcool à la température ordinaire ; à chaud , ces deux substances se mêlent en toute proportion. Il est donc facile de le séparer de la paraffine à l’aide de l’alcool. L’acide nitrique concentré et i.
chaud, les acides hydrochlorique et sulfurique, le po- ff tassium et une dissolution de potasse, ne l’attaquent pas i plus que la paraffine. On n’est pas encore parvenu à l’ob- j tenir dégagé de tout corps étranger. Purifié autant que i possible il aune densité de o,65; il entre en ébullition î à 169“, et ne se solidifie pas encore à — 20"; il est trans- î parent, sans couleur , sans odeur et sans saveur; la cha- t leur le dilate plus qu’aucun autre liquide connu. On i n’a pas encore examine sa composition, elle consiste ^ apparemment en hydrogène et en carbone. |