CIRCULATION DU GAZ OXIGÈNE
Le poids de l’air atmosphérique faisant équilibre au poids d’une colonne d’eau d’environ 32 pieds, et loo parties d’air atmosphérique ne contenant que 28,1 d’oxigène en poids, 7,4 pieds seulement de cette colonne balancent l’oxigène; ce qui nous donne une idée de l’exiguité de la quantité d’oxigène qui entoure notre globe. De l’oxigène étant consumé par la combustion, la respiration et la putréfaction des substances organiques, on a calculé combien d’oxigène ces phénomènes font disparaître dans l’espace de 100 années, et l’on a évalué cette quantité de l’oxigène de l’air. Ces calculs offrent
très peu de certitude; cependant on peut faire voir d’une autre manière que l’oxigène de l’air ne fait que
, c circuler sur notre globe. Sur un sol qui ne contient que fpeu de substances organiques, on voit croître un arbre I qui fournit beaucoup de bois. Le bois est composé de c carbone, d’oxigène et d’hydrogène, et ces dernières subsstances s’y trouvent dans les proportions nécessaires pour f former l’eau. Nous verrons par la suite que le carbone (Contenu dans les plantes provient principalement delà (décomposition de l’acide carbonique de l’air, de mainière que l’oxigène qui se combine avec le carbone, (dans la combustion et la putréfaction des substances orjganiques, en est séparé de nouveau par le phénomène c chimique qui s’opère dans les plantes.
Des combinaisons et des décompositions accidentelles {produisent dans l’air encore d’autres substances, qui se I manifestent par leur odeur, et dont l’influence, sur lia santé, est d.’une grande importance. De petites quan- I tités d’huiles volatiles , qui se forment pendant la flo- I raison des plantes, s’annoncent par l’odeur qu’elles (répandent dans l’air; des matières produites par le des- ; sèchement des marais, pendant les chaleurs de l’été, ( donnent naissance à des maladies dans les lieux où elles ! se répandent. Ces substances ne forment qu’une très fai- Ible partie de l’air et échappent à l’analyse; cependant I on peut faire voir que ce sont des matières pondérables 1 nageant dans l’air; car on peut les décomposer, par ' exemple, par le chlore ( p. 64-). Nous parlerons ailleurs (d’autres météores atmosphériques, qui ne laissent pas ( (|ue d’intéresser le chimiste, par exemple, des aéroliithes, mais qui ne dépendent pas des parties consti- 1 tuantes de l’air.
2ÔG AIK
ANAI-YSE DES COMPOSES d’oXIGÈnE , d’iIYDROGÈnE , DAXOTE