‹ Élemens de chimie [electronic resource]Chapitre 59 sur 83 · ET SOLIDES · texte numérisé non relu

ET SOLIDES

Lorsqu’on comprime de l’eau dans un vase, la quantité d’eau qu’on peut y injecter, dépend en partie de la compressibilité de l’eau, en partie de ce que les parois du vase, contre lesquelles la pression ne s’exerce qu’intérieurement, cèdent un peu. Pour rendre la pression égale de tous côtés et empêcher ainsi le relâchement des parois , on place les vases dans lesquels on veut comprimer l’eau , soit dans un vase où il est possible de con-

denser ou de raréfier l’air, soit , ce qui est beaucoup plus ■ simple, dans l’appareil {fig- 83), à l’aide duquel on dé- 1 montre la loi de Mariette. On remplit d’eau un vase de ’ verre CL ^Jig. iSy), muni d’un tube étroit calibré; on a \ déterminé préalablement d’après une méthode, que nous ; avons déjà indiquée ci-dessus (p. 194)5 capacité delà I boule et le rapport de cette capacité à celle du tube. On ) divise le tube en 1000 parties d’égale longueur et on le ; garnit d’une échelle. On assortit la grandeur de la boule I de manière que la capacité du tube soit à celle de la 1 boule à peu près : : i : 1000, ou que chaque partie du I tube équivaille à de la capacité de la boule a ,* on I recouvre supérieurement le tube d’un petit tube de ' verre e, scellé en haut. On verse d’abord du mercure I dans le grand vase , et l’on y place ensuite un tube b \{Jig- i38), divisé exactement eu parties égales, de mainière que l’air qu’il contient soit isolé par le mercure; ( cela fait, on suspend à un crochet le vase a plein d’eau, I dans le grand vase, qu’on remplit d’eau et qu’on ferme ! solidement avec le couvercle B. On procède à l’injecitionde l’eau comme je l’ai déjà indiqué ci-dessus (p. 192).

' Le nombre d’atmosphères, qu’on fait peser ainsi sur l’eau,

: se détermine par l’espace qu’occupe l’air soumis à la I même pression dans le tube b ; et l’abaissement de l’eau I dans le tube calibré montre la quantité dont l’eau s’est I contractée. L’air contenu dans le tube de verre e, sert à i isoler l’eau du tube gradué de celle renfermée dans le vase extérieur. Au lieu de remplir d’eau le petit vase a,

I on peut y introduire d’autres liquides et déterminer de I la même manière leur compressibilité. On a fait monter 1 la pression jusqu’à ya atmosphères , et l’on a trouvé que I tous les liquides sont compressibles , et que sous chaque

atmosphère , aussi loin que le genre d’observation com- ]jorte la vérification, la compressibilité est d’égale valeur pour l’eau comme pour le mercure, mais qu’elle décroît pour l’alcool sous des pressions élevées. On trouve de cette manière que sous la pi'ession d’une atmosphère, le volume de l’eau chimiquement pure se rétrécit de 48 millionièmes, celui de l’eau saturée d’ammoniaque de 34,7 millionièmes, celuidu mercure de 1,78 millionièmes; que les2® et2i®atmosphères comprimentl’alcool respectivement de 92,87 et de 85,86 millionièmes, et que sous la pression de la première atmosphère , l’éther se contracte de i3o millionièmes. Dans cette détermination on n’a cependant pas eu égard à la compressibilité du verre luimême; si l’on en tient compte d’après une hypothèse non invraisemblable, la compressibilité des substances précitées s’élève à 3,3 millionièmes de plus. Lorsqu’on veut examiner la compressibilité de corps solides, avant de sceller en bas le petit vase a, on y introduit une quantité pesée d’un corps solide, ou bien , l’on a fait pratiquer à la partie supérieure du vase une tubulure, dans laquelle s’adapte à l’émeril le tube calibré, et à travers laquelle on introduit le corps solide dans la boule, que l’on remplit ensuite de mercure ou d’eau , dont on détermine la quantité. On observe sur le tube de combien le corps solide et le corps liquide se contractent, et en soustrayant de cette quantité totale ce qui provient de la compressibilité du liquide, on trouve de combien le corps solide s’est rétréci seul.

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