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DÉTERMINATION DE LA PESANTEUR SPÉCIFIQUE DES VAPEURS

On détermine la pesanteur spécifique du gaz d’un corps liquide ou solide à la température ordinaire, en remplissant de ce gaz un vase en verre d’une capacité connue, et observant la température et la pression barométrique. On se sert à cet effet d’un vase gradué, ou bien l’on détermine la capacité du vase de verre, en pesant le mercure ou l’eau qu’il peut contenir, et calculant la quantité d’air qui y entre à o° et sous une pression de de mercure, à l’aide de cette donnée et de la

connaissance que l’on a acquise par la méthode développée ci-dessus (p. 184)5 fiu’un centimètre cube d’air à 0° et sous uue pression de o“,y6 pèse 0,001299070 gr. J’ai déjà observé précédemment que ce poids change avec l’état du baromètre. Lorsque les substances, que l’on examine, entrent en ébullition au-dessous de ioo“, on chauffe le vase, en l’entourant d’eau bouillante, dont on détermine la température par l'état du baromètre

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sous lequel 1 ébullition a lieu, ainsi que nous le verrons tantôt. Si la clialoui' dont on a besoin est comprise entre 200 et 3oo° on place le vase dans une dissolution aqueuse de chlorure de zinc ou dans un alliage fusible, qu’on échauffe et dont on détermine la température avec un thermomètre à mercure; dans cette détermination il faut néanmoins considérer que le meixure ne se dilate pas uniformément pour chaque degré au-dessus de loo", et que le vase se dilate aussi, de sorte qu’il faut tenir compte de la dilatation de l’air comme elle a lieu dans les vases de verre, c’est-à-dire de o,oo3y2 pour chaque degré. Lorsqu’on doit dépasser 3oo°, on échauffe le vase avec de l’air chaud , dont on détermine la température à l’aide du thermomètre à air; si l’on en connaît la capacité et qu’on réduise le volume de l’air qu’il contient à ce qu’il serait à o“ et sous une pression de o™,^6, de la même manière qu’on s’y prend pour des températures élevées, on trouve directement le rapport des poids de l’air qui y entre à la haute température employée, et de celui qu’il peut contenir à o°, et sous une pression barométrique de o™,y6.

Le nombre des substances gazeuses à la température ordinaire étant insignifiant en comparaison de celui des corps qui prennent cet état à une température élevée, et la détermination de la pesanteur spécifique des corps dans cet état , étant une des recherches les plus importantes pour le chimiste, comme il résulte de plusieurs observations déjà consignées dans cet ouvrage, l’on a imaginé divers appareils pour surmonter les difficultés que ces investigations peuvent présenter. J’exposerai d’abord la méthode qu’on peut employer pour les substances qui enireut en ébullition au-dessous de iiode-.

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grès, et qui ne sont pas décomposées par le mercure, ensuite celle qu’on suit pour les corps que le mercure décompose, ou dont le point d’ébullition est situé entre iio° et 3ooo, et enfin celle qui concerne les substances dont le point d’ébullition tombe entre 3oo° et 600°.

Pour ce qui regarde les substances qui entrent en ébullition au-dessous de 100°, on en pèse une certaine quantité et on la convertit par la caléfaction dans un vase isolé en vapeur, dont on détermine le volume j on se sert à cet effet d’une petite boule de verre très mince , qu’on pèse d’abord vide et ensuite remplie entièrement du liquide et scellée (p. 21 1). On trouve ainsi le poids du liquide. On fait monter la boule dans une cloche a ( üg. 148), d’un diamètre de i 1/2 à 2 pouces, et d’une hauteur de 12 à 16 pouces, remplie de mercure, et renversée sur un vase en fer c contenant également du mercure. La boule s’élève dans la cloche en raison de sa pesanteur spécifique moindre que celle du mercure. Un

• cylindre de verre creux h, ouvert par les deux bouts est t disposé de manière qu’enveloppant la cloche, ses bords ; inférieurs plongent dans le mercure du vase en fer e ;

• dans l’espace vide compris entre les parois intérieures du ' cylindre et les parois extérieures de la cloche on verse

• de l’eau, si le liquide à examiner bout à une tempéra- I ture plus basse que l’eau, ou de l'huile, s’il exige une I température plus élevée pour bouillir. On échauffe le ’ vase en fer au-dessus d’un petit fourneau, et l’on déter- 1 mine la température du liquide qui baigne la cloche en ; y introduisant un thermomètre. La petite boule de verre t étant très mince, se brise facilement par la force expan- : slve du liquide dont elle est entièrement remplie. On < continue la caléfaction jusqu’à ce qu’on ait atteint une

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températur'e d’au moins i5 — 20" au-dessus du point d’ébullition du liquide à explorer; alors on détermine le volume du liquide devenu gazeux. A cet effet, la capacité de la cloche est divisée en pouces cubes ou autrement. Il ne faut opérer que sur une quantité de liquide telle , que le gaz développé ne remplisse pas la cloche et qu’à la fin de l’expérience le niveau du mercure dans la cloche soit plus haut qu’à l’extérieur. On détermine cette hauteur en plaçant horizontalement sur les bords du vase en fer une règle c [fig. 149)? percée au milieu d’un trou par lequel passe une tige a; on fait descendre celleci jusqu’à ce qu’elle touche exactement le mercure par sa pointe d, et l’on y fait glisser supérieurement le disque b , dont on amène la surface inférieure précisément à la même hauteur que le niveau du mercure dans la cloche. Cela fait, à l’aide d’une mesure exacte on détermine la distance entre la pointe et le disque, et l’on calcule (p. 1 90) le volume que le gaz occuperait, si le niveau du mercure était égal dans la cloche et à l’extérieur. Les gaz susceptibles de prendre la forme liquide à une basse température, se dilatant par la chaleur de la même manière que les gaz permanens, à partir d’une température supérieure de i5° au point d’ébullition du liquide qui les engendre, il est facile de calculer le volume des vapeurs à 0°, et pour un état barométrique déterminé, dans la supposition qu’ils se comportent absolument comme les gaz ordinaires (p. 197). L’expérience que jeviensde développer fait donc connaître combien de centimètres cubes ou de pouces cubes de vapeur engendre, par exemple, un gramme d’eau. Des expériences exactes ont prouvé, que

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1 gramme d’eau fournit

1 « d’alcool U

1 « d’éther «

i « de suif, de carb. <t

1700 c. c. de 66 1 <(

4oa (<

vapeur d’eau à 1 00**

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