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l'eau, et il en existe des milliers, on trouve qu'ils ont tous entre eux un rapport analogue; mais aucun de ces
composés ne montre quelque similitude avec les nou-
CARBONE. | 131 velles combinaisons dont on voudrait admettre l'existence. Lorsqu'on ajoute, par exemple, de l'eau à une substance, à une température favorable à la combinaison, celle-ci aura lieu à l'instant, si elle est possible. Mais vous aurez beau mettre l’ether en contact avec l'eau, vous n’obtiendrez jamais de l’alcool. Tout ce que j'ai dit de l'alcool, de l’ether et de l’etherine, s'oppose à cette hypothèse. Il serait d’ailleurs incertain, de quel hydrogène carbone l'alcool et l’ether sont des hydrates, si c’est du gaz olefiant ou de l’éthérine. En traitant de l’uree, je tächerai de prouver combien peu on est fondé à regarder lesucre comme un carbonate d'hydrogène carboné.
Les hydracides, au contraire, par exemple, l’acide hydrochlorique, forment des espèces d’éther en se combinant avec l'hydrogène carboné, comme nous le verrons immédiatement après l'histoire des métaux.
On n'est pas encore parvenu jusqu’à présent à convertir l’etherine en gaz:-oléfiant , en éther ou en alcool, tandis qu'on peut facilement transformer ces substances l'une dans l'autre.
Lorsqu'on chauffe l’éther avec l'acide sulfurique, il se forme de l'acide sulfovinique; si on y ajoute de l’eau et qu’on fasse bouillir la dissolution, elle se décompose et laisse dégager de l'alcool. Lorqu’on fait absorber l'hydrogene carboné par l'acide sulfurique, il se forme egalement de l'acide sulfovinique, dont on peut extraire l'alcool et l’ether.