SECTION XX Y I
DE L’URANE.
Ce métal fut découvert en 1789 par Klaproth. On l’a ex-
trait de trois substances différentes : le pech-blende , l’ôxide d’uranium et le mica vert appelé glimmer, qui est un carbonate-d’urane. Ce métal est gris noirâtre, pâle à l’intérieur; il est peu brillant ; on peut le rayer avec un canif ; il est trèsinfusible. Sa pesanteur spécifique est de 6.4; il est inaltérable à l’air et au chalumeau. L’oxide jaune natif ne fond pas, mais devient brun quand on le chauffe long-tems avec le contact de l’air. L’oxide jaune se dissout dans les acides, et le nitrate d’urane forme le plus beau de tous les sels métalliques. Il cristallise en prismes à 6 pans ou à 4 pans aplatis. Ce nitrate est jaune quand il est neutre, et d’un jaune verdâtre quand il est acide.
SECTION XX Y II
DU CERIUM.
Une substance minérale, qu’on trouve dans une mine de cuivre de Suède , a été long - tems un sujet de recherches parmi les chimistes. On crut d’abord quelle contenait du tungsthène; elle fut examinée par Klaproth et Yauquelin , qui vérifièrent les analyses des chimistes suédois Berzelius et Hizinger. Son nom lui vient de la planète Cérès. Il est trèsdifficile de réduire l’oxide de cérium , et il est meme probable qu’on n’en peut obtenir qu’un carbure. U paraît former deux oxides; il forme des composés salins avec les acides, et ses deux oxides se combinent avec le soufre. Les solutions des sels de cérium ont un goût douceâtre, et ne précipitent point l’infusion de noix de galle. Ce métal est sans usages.
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