‹ Élémens de chimie théorique et pratiqueChapitre 12 sur 56 · CD · texte numérisé non relu

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Nitrate d’ammoniaque.

Acide nitrique. Ammoniaque.

Oxyde de cuivre. Acide sulfurique.

Sulfate de cuivre.

co

CO

CS

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CS

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SS

CO

Qu’est-ce que l’attraction d’intermède ?

C’est une opération , au moyen de laquelle on dispose deux corps à s’unir par l’intermède d’un troisième.

peut être qu’un être de même nature ; et si , par cette opération, de nouvelles combinaisons ont lieu, elles dépendent de certaines puissances qui modifient celles de l’affinité : telles sont la solubilité , la cristallisation, etc., etc.

ï6 NOUVEAUX f.LEMENS

Le pouvoir de cette attraction exerce ses effets envers des corps qui n’ont aucune affinité l’un pour l’autre, qui paraissent même se répugner ; c’est ainsi que l’eau et l’huile ne peuvent contracter d’union que par l’intermède d’un alcali , que la térébenthine ne se dissout dans l’eau que par l’addition d’un jaune d’œuf, etc. , etc. (i).

(1) M. Berthollet s’est beaucoup occupé de la théorie des affinités, et a répandu de grandes lumières sur cette partie. D’après ce savant, il faut bien se garder de considérer cette force comme la seule cause qui préside à la composition et à la décomposition des corps; et il ne faut, au contraire, entendre, par l’affinité d’une substance, que la puissance chimique qu’elle exerce dans une circonstance donnée. C’est ainsi que le rapport des masses, la cohésion, la température, l’élasticité, l’efflorescence, la liquidité, et l’état gazeux, influent sensiblement sur les phénomènes de cette opération; ces agens modifiant toujours, ou s’opposant à la force d’affinité.

A l’égard des corps à l’état gazeux, M. Berthollet remarque que la condensation de leurs parties constituantes fait naître une puissance d’attraction nouvelle , ou très différente de celle qui existait auparavant, c’està-dire dans leur état de fluide aériforme.

Les recherches de M. Berthollet , sur les phénomènes que présentent les affinités chimiques, ont jeté un grand jour sur leur théorie, et sont, sans contredit, de la plus grande importance; mais ne pouvant, dans un ouvrage

DE 'CIIÏMIE. irj

L attraction de composition ayant été reconnue constante et invariable dans ses effets , Fourcroy a établi dix lois cpii offrent très exactement l’ensemble de tous les phénomènes chimiques , et qui peuvent être considérées comme les aæiomes fondamentaux de la science. Nous les décrirons ici très suecinctement.

PREMIÈRE LOE

U Attraction de composition na lieu qu’entre les Corps de nature différente .

Cette première proposition est invariable et générale. En effet, on sait que si on combine deux corps semblables, il en résulte un agrégé d’un plus grand volume , sans changement dans les molécules intégrantes j il n’en est pas ainsi , lorsqu’on met en contact deux corps de nature différente , tels , par exemple , qu’un acide avec un alcali, etc.

de la nature de celui-cî , qu’en donner des généralités très vagues, nous renvoyons, pour de plus grands développemens, aux écrits même de ce célèbre professeur, et nommément à sa Statique chimique .

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