‹ Élémens de la grammaire française [microforme]Chapitre 63 sur 71 · II. DE LA RÉUNION DES PROPOSITIONS · texte numérisé non relu

II. DE LA RÉUNION DES PROPOSITIONS

Il y a souvent dans une phrase plusieurs propositions: et

alors il faut examiner sielles ont quelque rapport entr’elles, et quel rapport.

I. Les ignorants sont sujets à se tromper, et ont coutwne de décider hardiment, G2

Ce sont là deux propositions que l’on peut séparer l’une de l’autre, chacune formant un sens complet. On les appelle propusilions ABSOLUES.

IT. Tout l: monde convient que l'éducation est un trésor.

ire. Proposition. ‘Tout le monde convient. Le sens de cette proposition n’est pas achevé, et la seconde, l'éducation est un trésor (qui lui est unie par la conjonction que ) sert à le compléter. C’est de là qu’on appelle la première incomplète, et la seconde complétive.

Remarque. C’est presque toujours la conjonction que qui unit, en français, une proposition complétive à l’incomplète.

II. La CoNSsIDÉRATION qu’on accorde à la vertu est PR£- FÉRABLE A CELLE qu’on accorde à la naissance.

ire. Proposition. La considération...est préféruble d celle. 2e. Proposition. Qu’on accorde à lu vertu.

3e. Proposition. Qu’on accorde d la naissance.

Ces propositions ont entre elles un rapport facile à saisir. Qu'on accorde d la vertu se rapporte au sujet de la premiére proposition, etle modifie. Qu'on accorde à la naissance retombe sur celle qui appartient à l’attribut de la première proposition. C’est de [à qu’on appelle proposition éncidente toute proposition qui retombe, ou sur le sujet, ou sur l’attribut d’une autre proposition, lagelle, pâr rapport à l’incidente, s’appelle principales

Remarque. Toute proposition commençant par qui, que relatif, dont... est invidente.

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